‹ Expériences sur le remou et sur la propagation des ondesChapitre 30 sur 34 · VI. TABLEAU · texte numérisé non relu

VI. TABLEAU

Dimensions du segment cylindrique :

Longueur 28 pouces ;

Largeur ou corde 11 pouces 8 lignes 5 Flèche d’enfoncement 6 lignes.

Profondeur de l’eau dans le canal.

Distance du point d’observation au centre de l’ébranlement.

Élévation au-dessus du niveau.

Temps

observé.

ft. <5

.Sd

Ainsi dans les ondes produites avec les circonstances qu’on vient de rapporter, la surface de l’eau, à 12 pieds de distance du centre de l’ébranlement , était, après 4" depuis l’instant de la production des ondes, à au-dessus de

son niveau primitif, et c’était la première fois, depuis la production des ondes , qu’elle avait atteint cette hauteur à cet endroit. Pareillement la surface de l’eau était au même endroit, et pour la première fois depuis la production des ondes , de 2 lignes au-dessus de son niveau primitif, à l'instant de 6" depuis l’origine du mouvement.

Pour calculer d’après la théorie et dans les circoijstances

des expériences qu’on vient de rapporter , le temps pour une élévation donnée de la surface à une distance donnée ; ou bien l’élévation de la surface à une distance et après un temps donné il faudrait employer la formule Z = KT ; ( mémoire de M. Poisson n.22 ) mais la fonction T , ainsi que l’observe M. Poisson, varie très-rapidement, et passe dans un temps très-court de son maximum positif à son maximum négatif: la formule précédente ne peut donc, par sa nature, comporter la moindre erreur du côté de l’expérience , ni aucune expérience ne pourrait soutenir l’épreuve d’une pareille formule. Ainsi , par exemple , dans la i. ere expérience, où le temps observé est de 4", la fonction T est négative, et elle devient positive pour 4 ^ 33 . Pareillement dans la a.® expérience où le temps observé est de 6", la fonction T est négative, et en prenant 1 = 6 "^ la même fonction devient positive. On voit par-là que la formule dont il s’agit ne peut aucunement servir à comparer les résultats de l’expérience avec ceux de la théorie relativement à la hauteur du liquide dans un endroit donné par rapport au niveau primitif de sa surface: aussi M. Poisson s’est-il servi de la formule dont il s’agit pour déterminer les loix du mouvement des nœuds de ces groupes d’ondes qu’il appelle dentelées .

Expériences sur la propagation du mouvement dans le sens de la profondeur du canal ,

i 3 . Pour ces expériences je me suis servi du même canal et les ondes ont été produites de la même manière que pour les expériences précédentes. La profondeur que je pouvais donner à l’eau dans ce canal, n’était pas, à la vérité, trèsgrande par rapport a la largeur de la section à fleur d’eau des segmens que j’employais : car voulant rendre très-visibles les premières ondes, je ne pouvais obtenir ce but, qu’en produisant les ondes avec des segmens d’une certaine largeur. Cependant les expériences que je vais rapporter, ne laissent, ce me semble , aucun doute sur la propagation du mouvement à de grandes profondeurs. Voici la manière dont j’ai fait ces expériences.

Le canal aboutit par une de ses extrémités à un réservoir ou , plus exactement, à une tour qu’on peut remplir d’eau au moyen du même canal, le fond B de cette tour ( fig. 3 . e ) étant de beaucoup plus bas que celui du canal. Près de cette extrémité du canal il y a dans son fond et dans ses parois une rainure CD dans laquelle on peut introduire et arrêter une vanne ou une cloison, à telle hauteur que l’on veut, au-dessus du fond du canal. Au moyen de cette cloison lorsqu’il y a de l’eau d une part et de l’autre de la cloison, la communication entre les deux eaux ne peut se faire que par l’ouverture plus ou moins haute qu’on laisse sous la cloison près du fond au point Z>, cette ouverture ayant d'ailleurs toute la largeur du canal.

Ainsi le niveau de Peau stagnante étant SCAE , la profondeur de Peau CD , et la hauteur de Pouverture en D étant connue, je produisais les ondes en 5 , et j'observais si elles parvenaient à se manifester à la surface AE placée de Pautre côté de la cloison. Je variais à volonté la distance du centre S de Pébranlement à la cloison , ainsi que la hauteur de Pouverture D. Ici je ne rapporterai que les expériences faites avec la moindre hauteur de cette ouverture. La propagation des ondes au-delà de la cloison était toujours plus sensible et plus rapide , et avait lieu pour de plus grandes •distances du centre de l'ébranlement, à mesure que Pouverture SOUS la cloison avait plus de hauteur.

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