V. T1BLEA.U
Dimensions du segment cylindrique:
Longueur, 23 pouces.
Largeur ou corde, i 6 j Jouc io. l! s n - Flèche d’enfoncement, i .P ouei i J% n - ~.
Profondeur de l’eau dans le canal.
Distance du point d’observation au centre de l’ébranlement.
Arrivée de h» deuxième onde.
Temps observé.
Temps
calculé.
Différence.
S -SP a- «3
4",ïo
Parmi ces cinq expériences, les deux premières, faites à 3 o pieds de distance , ont été répétées trois fois chacune , dans deux jours dilférens. La première des trois dernières expériences, faites à 4 2 pieds de distance, a été répétée
cinq Fois, et les deux dernières trois fois chacune. Chaque suite d’observations a été faite dans des jours différons.
On voit par ce tableau que les deux premières expériences , faites à 3 o pieds de distance, donnent des résultats, dont les différences avec ceux du calcul peuvent encore être regardées comme comprises dans les limites des erreurs dont ces expériences sont susceptibles. Mais les expériences faites à 42 pieds de distance donnent des résultats trop forts par rapport a ceux du calcul. Ce sont onze observations partagées en trois suites , faites dans des jours dijérens pour chaque suite, qui donnent à très-peu-près le même résultat. Les circonstances du canal étaient les memes à 42 pieds de distance, qu’à 3o, 2,4 elc.
En admettant donc la justesse des résultats obtenus par l’observation , il faut conclure que l’excès du tems observé sur celui donné par les formules, est dû , soit à l’influence de quelque élément dont on a fait abstraction dans la théorie, tel que le frottement et l’imparfaite fluidité de l’eau; soit à l’influence des termes qu’on néglige dans le calcul ; soit , enfin , à l’une et à l’autre de ces deux circonstances. Il faut en outre que cette influence, soit peu sensible à des petites distances et qu’elle augmente à des distances plus considérables.
12. Dans les expériences qui précédent, je me suis servi, pour produire les ondes , de segmens cylindriques d’une grande largeur ou corde, et cela pour observer le mouvement apparent des premières ondes à de grandes distances , et
rendre ainsi peu sensibles les erreurs provenant de la mesure du temps total employé par l’onde à se propager au point où on l’observait. Mais aussi ces segmens, en les retirant subitement , élevaient toujours apres eux, une large et haute colonne liquide , qui retombait bientôt, et excitait, par sa chute , des nouvelles ondes. C’est pour cela que je n’ai pas fait d’expériences sur le mouvement des nœuds des ondes dentelées , considérées par M. Poisson dans son mémoire et dont l’existence est très-réelle et que j’ai eu très-souvent l’occasion d’observer.
Toutefois j’ai fait quelques expériences sur le temps qui passe , depuis T instant de la production des ondes, pour que la surface de l’eau , à une distance donnée du centre de l’ébranlement, s’élève à une hauteur donnée au-dessus de son niveau primitif, auquel on rapporte le mouvement des ondes dans le sens vertical. Ces expériences ont été faites dans le meme canal décrit précédemment, et les résultats qu’elles ont donnés , se trouvent dans le tableau suivant.