‹ Expériences sur le tirage des voitures et sur les effets destructeurs quChapitre 3 sur 143 · DIMENSIONS DES ROUES · texte numérisé non relu

DIMENSIONS DES ROUES

Diimèlre àm roaef

Îde deTinl.

de derri

derrière.

Lirgear des cercles.

l de defant.. . • . .

Poids des roues }

(de derrière

Poids des coves.

1res rooes.

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4 9 3 i 9 lirres.

t*« roues.

pi o U

livres.

5«« roues.

pi 1!

liTres.

La voiture avec son chargement a toujours pesé 21 21 livres.

Les expériences ont été faites avec un peson à ressort et à aiguilles. à différentes allures et sur diverses routes , les résultats en sont réunis dans le tableau suivant.

AVÀNT-^PROPOS.

xm

EXPÉRIENCES du comte de Rumford sur Vinfluenoe de la largeur des jantes.

DÉSIGNATION de la roate.

Grande route pavée de Yersaillei eotre le pont de SèTrea, à Parif .

Sar l'accotement , en un endroit oà le chemin était bon et pea sablonneox.

Sar le même accotement, en on endroit nu peu fablonneux.

Sur le même accotement, en un endroit plus Mblonoeox.

Sur le même accotement, on nn endroit trèf sablonneux.

Beau cbemin de Saint-Clood.

Même route sur des cailloux noutellement placés.

Sables profonds du bois de Boulogne.

En montant la route payée d'Auteuîl.

LARGEUR des Jantes.

po U 4 »

ALLURES auiquelles les fésistanoes ont été obserrées.

Petit pas.

Uv.

iOO à 240

Grand pas.

Petit trot.

lir.

160 à 180 IFO à 200

Grand trot.

llr.

Ces expériences indiquent que , sur le pavé , la résistance diminue à mesure que la largeur de la jante augmente. Mais il faut observer qu^elles ont été faites avec des jantes dont les plus larges n^avaient que 4 pouces ou O'^ji 1 , et les plus étroites 1 pouce 9 lignes ou O^'^OAS , et sur le pavé arrondi des environs de Paris , dont les grandes dimensions et les intervalles forment autant de petites ornières dans lesquelles les roues étroites glissent dans le sens de la longueur des essieux, outre qu^elIes en choquent les bords dans le sens du mouvement. Cet effet est tout différent de celui que produisent les jantes larges sur les routes compressibles, et Faugmentation de résistance

XIV AVAîST-PftOPOS.

éprouvée par les jantes étroites provient ici seulement des chocs plitâ fréquents et plus intenses qu^elIes éprouvent, ainsi que le montrent les résultats mêmes des expériences, où Ton voit Tavantage des jan-* les larges s'accroître avec la vitesse.

Les dimensions, la forme et le mode de pose du pavé, exerçant ici une influence immédiate sur les résultats, on ne peut en appliquer les conséquences à des pavés qui seraient beaucoup plus serrés ou plus unis.

Quant aux expériences faites sur des terrains compressibles, elles semblent montrer que Tavantage des jantes larges sur les petites nVst pas très grand quand le fond est solide.

Ce que ces expériences offrent de plus remarquable c'est qu'elles mettent en évidence Taccroissement de la résistance avec la vitesse sur les routes dures et sa constance sur les routes compressibles. Elles ont servi de base à presque tous les auteurs qui ont écrit sur celte matière ; et, chose singulière, aucun d'eux n'y a vu la véritable loi qu'elles manifestent , parce que tous, préoccupés de certaines idées théoriques adoptées a priori^ en ont torturé les chiffres pour les faire cadrer avec des formules conformes à ces idées. Nous verrons plus loin que les résultats de ces expériences sont parfaitement d'accord avec ceux que j'ai obtenus.

M. de Gertsner, professeur à Tinstitut technique des états de Bohême, a publié en 1813 un mémoire sur les grandes routes, les che-^ mins de fer et les canaux , dont la traduction a été faite par M. Ter-quem , bibliothécaire du dépôt central de Tartillerie, et publiée avec une introduction par M. Girard , membre de l'Institut.

L^auteur, raisonnant d'aptes Fhypothèse que là réaction du terrain augmente proportionnellement à une certaine puissance de la profon-^ deur, établit une théorie dont il conclut :

l"* Que la résistance provenant des ornières augmente dans un rap-^ port plus grand que la charge, et qu'il est plus avantageux de parta^ ger la charge sur plusieurs voitures que d^en charger démesurément une seule ;

2'' Que sur un terrain mou la résistance est plus considérable que sur un terrain dur ;

3"* Que la résistance diminue lorsque le diamètre augmente )

AVANT-PROPOS. xv

A^ Que la résistance diminue par Taugmentation de la largeur des jantes.

Relativement aux routes dures sqr lesquelles il y a des chocs, il déduit de ses formules :

1** Que la partie de la force de traction provenant des chocs est proportionnelle à la charge ;

2** Qu'elle est proportionnelle au carré de la vitesse ;

y Qu'elle augmente en raison inverse de Pécartement du pavé , de milieu en milieu.

L'auteur établit ailleurs que <( les frais de transport sont di- » minués , tant en pays de plaine qu'en pays de montagne , par D des routes bien solides, bien unies ^ et par l'adoptioa de grandes

» roues ;

n Que la tangente de l'angle d'inclinaison du tirage pour les voitur- )> res de roulage ordinaires doit être /, ou /,, et qu'en général de pe- » tites roues et de mauvaises routes exigent des traits plus élevés que )) de bonnes routes, de grandes roues , et des essieux bien tournés et » bien graissés, p

M. de Gerjsner, discutant sous l'influence de ses idées théoriques les résultats des expériences du comte de Riimford, en conclut que , sur les routes dures, la résistance au tirage croit comme le carré de la vitesse ; et que, sur les terres, le sable et le? pierrailles, la résistance est indépendante de la vitesse.

}I. Navier, ce savant illustre à qui l'art de l'ingénieur doit tant et de si utiles recherches, a publié en 1Q35 un mémoire intitulé : Considé^ rations sur les principes de la police du roulage et sur les travaux d^en-^ tretien des routes. Dans ce travail , il aborde la question avec la franchise de son caractère^ et la discute en adoptant pour principe que l'industrie des transports ne doit pas avoir toute liberté dans ses chargements; il prend pour base unique des tarifs qu'on doit lui imposer la largeur de la jante de roue.

Il fait remarquer que , si ce principe est admis , le tarif du décret du 93 juin 1 806 , qui était alors le seul en vigueur, n'est pas exact. En effet, si l'on calcule d'après ce tarif les chargements par centimètre (Jte ]sirgeur de jante , on trouve les résultats suivs^nts ;

AVANT-PROPOS

Tabif des chargemens fixé pour le roulage par le décret du 11 juin 1806, et pour les meuageries par la décision du directeur général des ponts et chaussées du 19 mai 1816.

LÀftCBUR

des Jantes.

' YOlTCREa À DEUX BOCEB.

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