RÉSUMÉ du Tableau pre'ee'dtnt
DÉSIGNATION
LA ROUTE
TOITUM
employée.
DIAMiTBB
des roues
Route départementale n. 438, aUant de > Goarberoie à Colombes, en empierrem. I Portede gravier ailiceui , très sèche , offrant ,1 corps sur qnelqaes parties de sa longoeor, des\ d'artillerie, débns de matériaux non agglomérés « et I présentant un frayé très léger. v
Même route très humide, sans boue , Portelégèrement humectée par une pluie fine, corps qm sTait abattu la poussière. d'artillerie.
Route départementale n. 31 , en face Q^g^ desKœ de la caserne de Gourberoie, en empier- J ^TT rement, très sèche , offrant un flrayé lé- J ger, dans lequel il y avait de la poussière, v 'd* n. mod.
SS
Roule départem. n. 131, de Gourbevoie à Colombes, très sèche , couverte d*un peu de poussière, sans frayé.
Gh.de siège nouv. mod.
Portecorps d'artillerie.
P.-corps ^artillerie.
Route départem. n* 8, de Goorhevoie ( ^oltare A Rezons , irés sèche* i x •' viLl
articulés.
l' Ch. desitee nouv. mod.
Portecorps d'artUIerie.
SGh.de8léffe anc.mod.
dartillerie.
Portecorps d'artiUerie.
Route royale n. 199. pavée, en état ordinaire d'entretien , séelie.
Héme route, avec un peu de boue.
Véme route, couverte de boue liquide.
lGb.de roui.
Voiture
à trains
articulés.
Camion des Messager.
Camion de roulage.
P.-corps d'artiUerie.
Charrette.
de devant
de
derrière
LAftCEUn
des bandes.
moyenne.
VAunns KOTiini des coefficicois.
k-jX^
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
pas.
paè.
pcf.
pas.
pas.
pas.
«,«8 1,25 1,40 1,52 1,48 1,18 1,15 Moyenne
pas. I 1,05
INFLUENCE DES DUMËTRES. 98
41$. Examen des résultats contenus dans le tableau précédent. — Le tableau précédent contient les vingt-huit séries comprenant cent soixante-dix expériences Taites en 1839 et 18i0 sur des routes difTérentes d'état et de nature : vingt de ces séries ont été exécutées avec dés voilures à quatre roues , de diamètres différents, six avec des charrettes à deux roues, et deux avec une voiture à six roues. -. '
La comparaison des résultats obtenus dans dès circonstances semblables montre que la résistance au tirage, sur des routes ordinaires, en eropierreinent solide, et sur le pavé, est indépendante dii nombre des roues; ce qui prouve que des expériences faites avec des voilures à quatre roues , pour rélude de l'influence des roues sur le tirage, méritent au moins autant de confiance que celles qui sont relatives à des charrettes, et comme les premières sont plus Taclles à exécuter et donnent des résultats plus précis, je pense qu'il convient de donner la préférence à l'emploi des voitures à quatre roues égales pour ce genre de recherches.
Si l'on jette un coup d'œil sur les deux colonnes qui donnent la valeur du coefficient
qui doit èlre constant si la résistance est inversement proportionnelle au rayon de la roue , et l'autre la valeur du coefficient
Ar Rk7
qui devrait l'élre si la résistance était inversement proportionnelle à la racine carrée du rayon , on voit de suite que , pour presque toutes les séries , les valeurs du coefficient A correspondant à la première loi sont sen« siblement constantes ou ne diffèrent entre elles que de i\ à ^, elle plus souvent moins, tandis que les valeurs du coefficient A varient souvent dans le rapport de 2 à 3 ou de 3 à 4 , et sur le pavé dans celui de 1 à 2.
Les séries d'expériences qui manifestent le mieux cette conséquence sont les première, deuxième et troisième, exécutées, la première et la troisième, le même jour, et immédiatement l'une après l'autre, et la deuxième, le lendemain malin , sur la même route , aussi exactement que possible au même état , en suivant les mêmes traces, avec le même instrument et des voitures pareilles, sauf le diamètre des roues ; et celles des vingtième, vingt-et-unièmCi vingt-deuxième , vingl-lroisième , vingt-quatrième, vingt-cinquième et vingtsixième séries, qui ont été exécutées sur le pavé , avec une charrette à deux roues , un porte-corps à quatre roues, une voiture à trains articulés, montées successivement sur six et sur quatre roues , et avec deux camions.
Les deux séries qui offrent la plus grande différence dans les valeurs de
Rr '*
A=: p sont les sixième et septième, exécutées sur une route en empierrement avec deux charrettes d'artillerie ayant des diamètres respectivement égaux à 2,029 et 0<»,872. La différence des valeurs de A ne s'élève néanmoins qu'à 2~ de la plus petite des deux valeurs, tandis que celles de A^ pour les mêmes séries , s'élèvent à { de la plus petite. Il est d'ailleurs facile d'expliquer comment ces expériences sont moins d'accord entre elles que les autres: cela tient à ce qu'elles ont été faites sur une route qui offrait un frayé sensible, et que la voiture à roues de 2*^,029 avait 0«',10 de voie de plus que l'autre , qui avait exactement la voie du frayé.
C'est cette différence qui m'a empêché de faire, avec la voiture à grandes roues, des expériences semblables à celles des séries 15^, I6« et 17«, dans des ornières pleines de boue. Mais les résultats obtenus sur des diamètres de
Rr 0"',872 etdel"',463 sont assez marquants, car le nombre A=-p n'a varié de
l'une à l'autre série que de \ au plus, tandis que le nombre A.'= p — a
varié de ^ environ ; on sait d'ailleurs combien il est difficile d'obtenir des résultats offrant un accord satisfaisant , quand on opère seulement à un jour de distance sur des routes à ornières, quoique l'on prenne soin , comme on l'avait fait, de les mettre aussi exactement que possible au même état d'humidité. Les expériences sur l'accotement en terre de la route royale n^ 192 , sec ,
Rr couvert de poussière (séries IS^' et 19«), donnent pour le nombre A=— des
valeurs qui ne diffèrent d'une voiture à l'autre que ^^ tandis que celles de
A=-p— diffèrent de |.
On voit donc que les cent soixante-dix expériences contenues dans le tableau précédent confirment les résultats des expériences de 1838, quant à l'influence, des diamètres avec une exactitude bien suffisante pourles applications.
Nous ferons remarquer que les neuvième et dixième séries ont été exécutées l'une a\ec le dynamomètre à styles de 300^, et l'autre avec le dynamomètre à compteur de 600^, dans des circonstances identiques et avec la même voiture, et qu'elles ont fojurni des résultats qui s'accordent à -n près, ce qui montre l'exactitude du dynamomètre à compteur.
46. Valeurs moyennes du coefficient A pour divers états des routes. — On
Rr remarquera aussi que ces expériences indiquent pour le coefficient A zz:—;
relatif aux routes en empierrement, les valeurs suivantes pour toutes les voitures allant au pas :
Route très sèche, unie, avec un peu de poussière. Â=0,0100 à 0,0110 Route très peu humide ou recouverte d'une couche
notable de poussière. A=:0,0120 à 0,0130
Route humide sans boue. A= 0,0140 à 0,0150 Route très solide, mouillée, avec un peu de boue
très liquide, ou sèche, oiïrant un frayé sensible, avec
poussière et débris de matériaux. A= 0,0160 à 0,0180
Route un peu fatiguée, couverte de boue épaisse. A= 0,0200 à 0,0270
Pavé de grès de Fontainebleau en état ordinaire. A=0,0090
Pavé de même nature couvert de boue. A= 0,0100 à 0,0110
47. Accord des résultats obtenus en 1838 et 1839. — Ces chiffres , qui donnent les valeurs moyennes relatives à divers élats des routes, sont à très peu près les mêmes que nous avons obtenus à Metz en 1838, sur les routes en empierrement de gravier de la. Moselle , à des états de sécheresse ou d'humidité analogues, avec des voitures à deux ou à quatre roues de différents diamètres. Nous choisissons , pour le constater, le cas où l'état des routes peut être le plus exactement apprécié : c*est celui où elles sont très sèches et où Ton opère par un temps chaud, et nous rapporterons par anticipation quelques résultats consignés dans les tableaux relatifs à d'autres expériences dont il sera parlé plus loin.
DÉSIGNATION'
de
la route.