‹ Expériences sur le tirage des voitures et sur les effets destructeurs quChapitre 67 sur 143 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

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1 . But de ces nouvelles expériences, r- Avant de rapporter et de discuter les résultats des expériences dont je me propose de rendre compte dans cette deuxième partie, il est bon de rappeler et d'indiquer sommairement le but et l'esprit dans lesquels elles ont été entreprises, afin qu'ils ne soient pas perdus de vue dans leur appréciation.

Lors de l'exécution des premières expériences sur le tirage des voitures, publiées en 1838, le but principal était de rechercher les conditions mécaniques qui lient l'effort de traction que le moteur doit exercer aux charges, aux diamètres, aux largeurs des roues, aux vitesses de transports, etc. Ces expériences étaient, en effet, entreprises par ordre du ministre de la guerre pour fournir des bases à la théorie pratique du tirage des voitures , si nécessaire à Tartillerie^ et j'en avais été chargé en qualité de professeur de mé- <

canique à l'Ecole d'application' de l'arliilere et du génie à Metz. Cependant la tiaison qui existe entre l'intensité du irage et l'état des roules me conduisit ù quelques observations sur les dégradations que les voitures produisent sur les routes , et la discussion de ces premières séries d'expériences m'amena a diverses conclusions que je vais rappeler en peu de mots.

lo La résistance opposée au mouvemenides voitures de tout genre parles terrains solides , tels que les routes pavées ou en empierrement , rapportée i t'axe de l'essieu dans une direction parallèle au terrain est sensiblement

Proportionnelle à la pression ,

Et inversement proportionnelle au rayon des roues*

29 Les dégradations produites par les voilures sur les routes sont d'autant plus grandes que les roues sont plus petites.

3^ Sur les chaussées pavées, ou en empierrement, la résistance est à très peu près indépendante de la largeur de bande de roue.

io Sur les terrains compressibles, tels que les terres, les sables, le gravier, les rechargements de matériaux mobiles et les routes neuves en empierrement 2* Partie. i

î EFFETS DESTRUCTEURS PRODUITS

la résistance au roulement décroît au furet à mesure de raccroissement de la largeur des bandes dans un rapport qui dépend de la nature du terrain.

Il en résulte que, sur les chaussées pavées, il n'y a aucun avantage, ni pour l'industrie ni pour Tétat, à employer de très larges jantes : il suffit qu'elles aient les dimensions exigées pour la solidité de la voiture, et, sur les routes ordinaires en empierrement, il est inutile d'employer des jantes de plus de 0",10 à 0-,12 de largeur.

6^ Sur les terrains mous, tels que les terres, le sable, les accotements en terre en bon état ou avec ornières, les rechargements épais de gravier sur les sols durs, et les rechargements de 0'°,04 à 0°>,06 d'épaisseur sur les accotements des routes, la résistance esta peu près indépendante de la vitesse pour les voitures suspendues et non suspendues.

6<» Au pas d'un mètre en 1'', sur toutes les routes, et même sur le pavé en bon étidt, la résistance est à très peu près la même pour les voilures suspendues et non suspendues.

70 Sur les routes en empierrement et sur le pavé, la résistance croit avec la vitesse, de manière que ces accroissements sont proportionnels à ceux de la vitesse, à partir de la vitesse d'un mètre en une seconde.

8* L'augmentation est d'autant moindre que la voiture est moins rigide, mieux suspendue, et la route plus unie. Elle estassez faible entre la vitesse du pasetdu grand trot pour les diligences des messageries bien suspendues, sur les routes en empierrement en très bon état , qui n'offrent pas de cailloux à fleur du sol.

9<> Les voitures non suspendues allant au pas fatiguent et détériorent au moins autant les routes que les voitures suspendues allant au trot, et il en serait, à plus forte raison, de même des voitures non suspendues allant au trot. Il suit de laque, sous le rapport de la conservation des routes, les tarifs déchargements peuvent permettre aux voilures bien suspendues allant au trot les mêmcspoidsqu'auxvoiluresderoulage non suspendues allant au pas; mais que, dans Tinlérêl de la conservation des routes, on doit interdire tout service de messagerie et de roulage par voitures non suspendues allant au trot (Ij.

Parmi ces conséquences, les unes, basées sur les résultais immédials de robservalion, étaient établies d'une manière suffisante; mais les autres, déduites des premières par voie de raisonnement, étaient trop imporlanles pour rélablissemenl de la loi sur la police du roulage pour ne pas avoir besoin de la sanction directe d'expériences spéciales.

(() Les expériences sur lesquelles cette conclusion est fondée ont été réunies dans cette édition à celles qui en ont vérifié les résultats en 1839^ et qui seront rapportées plus loin.

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