‹ Expériences sur le tirage des voitures et sur les effets destructeurs quChapitre 84 sur 143 · Partie libre · texte numérisé non relu

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Pisle Porte-corps J<lelatoitureD.l.

d'artillerie no 2. .

Idem n. 2.

Idem n. 3.

YALBUR

POIDS

HAPPOtT

delà

^totsl

du tirage

constante

transporté.

i la charge

OBSERVATIONS

Après et par une grande

sécheresse, route

balayée, peu aomiéres,

san» poussière.

Ornières mouillées avec boue épaisse.

Mouillées , très peu de boue.

Humide.

Ornière arec boue molle.

Idem.

Frayé peu sensible , un peu de boue.

Humide.

Ornière avec boue très liquide et t^ucoup d'eau.

Frayé peu sensible, un peu mouillée.

57* Conséquences de ces résultats. — L'examen des résultats montre que, par un temps sec, les dégradations produites par la fréquentation des voitures ont un effet très peu sensible pour l'augmentation du tirage; que, quand les routes sont balayées de manière à enlever la poussière, l'intensité du tirage se maintient la même sur des parties très fréquentées que sur celles qui le sont peu, quoiqu'il y ait sur les premières un commencement notable de désagrégation.

On voit aussi que, sur des roules ainsi balayées, la constante A acquiert la valeur A =0,0103, qui est à peu près un minimum pour les routes en empierrement : ce qui montre que cette opération est avantageuse pour le tirage des voitures. Lorsque les routes sont mouillées et constamment boueuses , on voit que la dégradation, et Taugmentation du tirage qui en est la conséquence, ont été plus considérables avec la voilure n<> 1, à roues de 0°',872 de diamètre, qu'avecla voiture n<» 2, à roues de l'^yiSS, et avec la voiture n^ 3, à roues de 2«,029.

La différence entre le tirage sur les pistes des voitures n» 1 et n» 2 n'est pas

très considérable, puisqu'elle ne s'élève guère qu'à- environ; mais la piste

de la voiture n^ 1 offrait un peu plus d'ondulations.

Quanta la piste de la voiture n» 3, à roues de 2"" ,029, elfô ne présentait, pour ainsi dire, aucune trace de désagrégation : un frayé à peine sensible, indiquait seulement le passage de la voiture, et l'intensité du tirage ne s'y était pas accrue, puisque sur cette route mouillée on a trouvé A = 0,01390.

L'examen de l'état de la route a été fait le 15 juin, avec MM. Emmery, Saint- Venant et Baude, et les résultats précédents de l'observation et de l'expérience sur le tirage ont été obtenus en leur présence.

38. Relèvement des profils. — On a fait ensuite le relèvement des profils transversaux des pistes. Leur examen a montré que la piste de la voiture no 3, à roues de 2<°,029, ne présentait, après les expériences, qu'un frayé très léger, peu différent de celui qui existait avant ; qu'au contraire, les pistes des voitures n^ 2 et n^ 1, et surtout la dernière, offraient des ornières larges et profondes.

Ainsi, soit par l'observation directe de l'état delà route, soit par la mesure dd tirage, soit par le relèvement des profils, il résulte de cette série d'expériences que les roues de 2<^,t)29 n'ont produit que des dégradations insensi^ blés sur la route, tandis que les roues de 1°',463 et 0°>,872 en ont produit de beaucoup plus grandes.

Pour rendre plus tranchée la différence peu notable observée entre les pistes des voitures n<> 2 et n<> 1, j'aurais désiré faire continuer les passages de ces

deux voilures. Cela eût élé facile pour la voiture n^ 2; mais la première, à roues de 0"',872 de diamètre, avait rendu sa piste si dure et si calioleuse que le limon battait sans cesse les jambes des conducteurs et des chevaux, et que j'ai craint les accidents qui pouvaient en résulter J'ai donc dû mécontenter des résultats déjà obtenus: ils suffisent pour faire voir qu'il y a pour la conservation des routes, comme pour la diminution du tirage, un avantage notable à employer des roues d'un grand diamètre.

On remarquera que la voilure n» 3, à roues de 2"° ,029, qui a produit si peu de dégradations , était chargée de 4930 kil. sur quatre roues , ou de 2465 kil. par train, ce qui montre que sur des charrettes à grandes roues , de 0"',10 à 0"',12 de largeur de bande, on peut dépasser considérablement le chargement de 2S00 kil. sans crainte de fatiguer les routes.

SUR tA COHPABAISOII DK8 EFFETS DBSTBCCTBDK8 PE0DUIT8 SCB DR8 BOUTES EN EMFrBBBEKBIVT

FAB DES TOITDBEfl SUSFEKDCES ALLANT A€ TBOT ET FAB DBS TOITUBES MON SUSPENDUES ALLANT AU PAS.

50. Presque tous les ingénieurs qui ont écrit sur l'action destructive que les voilures exercent sur les roules, et tous les projets de lot et de tarifs de chargements présentés aux chambres jusqu'en 1838, ont admis comme chose évidente que les voitures suspendues allant au trot causaient plus de mal aux routes que les voilures non suspendues allant au pas, et ce motif a toujours été allégué pour ne pas accorder aux diligences des poids aussi considérables qu'au roulage ordinaire.

Pour éclairer cette importante question , j'avais exécuté en 1838 des expériences spéciales et comparatives sur les eflets destructeurs produits par des voilures suspendues allant au trot et des voilures non suspendues allant au pas , et leur résultat m'avait conduit à une conclusion tout opposée à l'opinion généralement admise. Depuis, en 1839, ces expériences ont élé répétées dans des circonstances tout à fait comparables , et la môme conséquence en est encore découlée. Pour meltre à même d'en apprécier Texaclitude, je rapporterai dans ce chapitre les expériences faites à Helz en 1838, et à Courbevoie en 1839.

40. Expériences comparatives faites à Metz^ en 1838, avec une diligence et un chariot d'artillerie. — Ayant obtenu la libre disposition d'une diligence, nous avons fait marcher celle voiture concurremment avec un chariot à munitions sur l'un des accotements de la route de Metz à Thionville, entre les S« et 6« ki-

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