Conclusion de ces expériences. En résumé on voit
i° Que la turbine du tissage mécanique de MüUbach, qui n’a que deux mètres environ de diamètre et o ”,333 de hauteur , peut , sous la chute de 3 “, 5 o à 3“,75 , débiter un volume d’eau de a"*, 5 oo , qu’elle transmet alors un effet utile ou une force disponible de 91 chevaux , de 75 kilogrammes élevés & 1“ en 1";
2* Qu’à la vitesse de 5 o à 60 tours en 1' et avec une une forte levée
de vanne, elle rend en effet utile ou en travail disponible 0,7.8 du travail absolu dépensé par le moteur;
3° Que la vitesse de la roue peut varier dans des limites très-étendues, sans que l’effet utile s’éloigne- de plus de ~i à de sa valeur maximum ;
4° Que le rapport -de l’effet utile au travail dépensé par le moteur ne diminue pas quand la roue -est noyée d’un mètre environ , et marche à une vitesse qui n’excède pas de beaucoup celle qui convient au maximum d’effet lorsqu’elle n’est pas noyée ;
5° Que la dépense d’eau ayant varié de i5oo à 25oo litres en 1", c’està-dire dans le rapport de 3 à 5 , le rapport de l’effet utile au travail dépensé est Testé sensiblement le même.
23. Observations sur récoulement de Veau par les orifices de la turbine. 11 nous reste à faire connaître quelques résultats d’observations spéciales que le mode de jaugeage adopté à Milllbach , pour estimer la dépense d’eau faite pendant les expériences , nous a permis de recueillir sur l'écoulement de feau par les orifices de la turbine.
Notre but, en réunissant ces résultats, était de reconnaître s’il était possible de déterminer, pour chaque levée de vanne , la valeur du coefficient de la dépense faite par les orifices de la turbine, afin de pouvoir calculer directement le volume d’eau débité par ces orifices dans des cas où il ne serait pas possible d’établir des modes de jaugeage direct. Mais nous devons . cependant prévenir que n’ayant pas pu donner aux moyens d’observation une précision suffisante , nous n’avons pas eu la prétention de parvenir à des résultats comparables pour l'exactitude à ceux qui ont été obtenus soit à Metz soit à Toulouse , et que nous nous sommes seulement proposé d’établir des valeurs approximatives et d’examiner l'inQuence de la vitesse de la roue et de la grandeur des orifices.
Connaissant pour chaque expérience le volume d’eau dépensé , la levée de la vanne, la somme des largeurs horizontales des orifices ou des plus courtes distances des courbes directrices du vannage, égale à i",56, nous avons comparé la dépense théorique faite sous la différence connue des niveaux d'amont et d'aval à la dépense effective , et nous en avons déduit la valeur correspondante du coefficient de la dépense.
Les résultats de cette comparaison sont consignés dans le tableau suivant , qui montre d’abord que ce coefficient augmente avec la vitesse de la roue, ce qui tient à ce que l’action de la force centrifuge diminue
la pression exercée en aval aux orifices, et tend par conséquent à augmenter la dépense. Mais comme les résultats immédiats des expériences ne pouvaient offrir toute la régularité désirable pour des observations sur l’écoulement de l’eau , on a cherché en outre à les lier et à en déduire une sorte de loi continue, en les représentant par des courbes (PL II,
Fig. 9, io, il, 12 et i3), dont les de la roue en i', et les ordonnées du calcul.
abscisses sont les nombres de tours les coefficicns de la dépense déduits
Obskrvatioks sur F écoulement de l’eau par le vannage de la turbine.
irait'»