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L’examen de ce tableau , montre que cette turbine dont la chute , lors des expériences , était de 2" environ , réalise un effet utile net , égal à 0,772 du travail absolu du moteur.
29. Résumé général des expériences sur t effet utile des turbines. De l'ensemble des expériences contenues dans ce Mémoire et de celles qui ont été faites précédemment et qui sont relatives
A la turbine de Moussay, où la hauteur de chute a été, pendant les expériences, de 7",5o environ et où la roue a été immergée sous l'eau jusqu’à o”,974,
A la turbine de MQlIbach , où la hauteur de chute a été , pendant les expériences, de 3“*5o environ et qui a été immergée sous l’eau jusqu’à o ,7 5o ,
A la turbine de Lépine, où la hauteur de chute est de 2",
À la turbine d’fnval * où la hauteur de chute disponible a été successivement réduite de 1 1 74 à o m ,293, tandis qu'au contraire la profondeur
à laquelle la roue était immergée a été augmentée depuis 1", i 5 jusqu’à
Enfin des résultats obtenus à la filature de M. d'Eichtal, à S’- Biaise, dans la Forêt-Noire, où l’on a utilisé une chute de 108 mètres avec une turbine de o ”,55 de diamètre, faisant a 3 oo tours à la minute et transmettant une force de 4o chevaux ,
On peut conclure,
1° Que ces roues conviennent aux grandes comme aux petites chutes ;
1 ° Qu’elles transmettent un effet utile net, égal à 0,70, ou 0,78 du travail absolu du moteur ;
3 ° Qu’elles peuvent marcher à des vitesses extrêmement éloignées, en plus ou en moins de celle qui convient au maximum d’effet, sans que l'effet utile diffère notablement de ce maximum;
4 ° Qu'elles peuvent fonctionner sous l’eau à des profondeurs de 1“ à 2", sans que le rapport de l’effet utile au travail absolu du moteur diminue notablement;
5 * Que • par suite de la propriété précédente , elles utilisent en tous temps toute la chute disponible, puisqu’on les place au-dessous du niveau des plus liasses eaux;
6° Qu’elles peuvent recevoir des quantités d’eau très-variables , sans que le rapport de l’effet utile au travail dépensé diminue notablement.
Si l'on joint à ces propriétés précieuses , sous le rapport mécanique , l'avantage qu’elles offrent d’occuper peu de place , et de pouvoir être , sans grands frais , sans embarras et sans inconvéniens , établies dans tel endroit d’une usine qu’on le veut , de marcher généralement à des vitesses bien supérieures à celles des autres roues , ce qui dispense de recourir à des transmissions de mouvement compliquées, on reconnaîtra, sans doute avec nous , que ces roues doivent prendre rang parmi les meilleurs moteurs hydrauliques.
* Voyes les Comptes-Rendus des séances de l'Academie des Sciences ; n° IX (î> fc» rier 1837).
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