‹ Experiences sur les roues hydrauliques a axe vertical appelees turbinesChapitre 16 sur 19 · SO · texte numérisé non relu

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Kota. On n’a pas compris dans ce tableau les coefficiens relatifs à la levée de vanne de o",o5o, parce que sous le rapport cherché ils ne permettent pas de reconnaître la diminution dont il est ici question.

Cette diminution du coefficient de la dépense, à mesure que la levée de vanne augmente , tient évidemment à la disposition de l'orifice , et nous semble facile à expliquer d'après les faits connus sur l’écoulement de l’eau par des ajutages de diverses formes.

En effet, d’après la manière dont l'orifice est disposé, les deux courbes contiguës formant ses parois verticales , lui donnent , c* ce sens , une forme analogue à celle des buses ou ajutages convcrgens, le côté inférieur se trouve dans le prolongement du fond , et le côté supérieur est le dessous du coussinet en bois qui s'élève avec la vanne. Il suit de là que , pour les petites levées de vanne, l’eau sort par un véritable ajutage, conique latéralement et à faces parallèles, dans le sens vertical, et pour lequel la contraction à l’entrée est à peu près nulle. Il n’est donc pas étonnant qu’alors le coefficient de la dépenso atteigne des valeurs égales et même supérieures à 0,90, puisque l’on sait (Traité d'Hydraulique de M. d’Àubuisson , page 54 ) que pour les ajutages coniques convergens ce nombre acquiert , selon l'inclinaison des arêtes du cône , des valeurs semblables.

A mesure que la levée augmente , l’influence du coussinet, pour diminuer la contraction à l’entrée de cet ajutage , devient moindre ; parce que , malgré l’arrondissement de son bord inférieur, il n'a pas la forme exacte r de la veine fluide , et que , le volume d'eau dépensé augmentant , la vitesse dans le tuyau intérieur, devient de plus en plus grande , ainsi que la convergence des filets vers l’ôrifice. Ce coussinet n’a d’ailleurs que o",i7 , moyennement dans le sens de la longueur de l’ajutage, et dès que la levée de vanne atteint ou dépasse o", 1 5 , on voit que cet ajutage se rapproche davantage de ceux où il y a contraction à l’entrée , ou des orifices avec contraction sur le côté supérieur seulement. Le changement de direction qu’éprouve l’eau , en descendant du tuyau vertical, pour sortir parallèlement au fond, occasionne aussi une perte de force vive, qui doit croître avec la levée de la vanne.

Toutes ces circonstances qui concourent au même résultat, expliquent suffisamment, je pense, la diminution graduelle du coefficient à mesure que la levée de la vanne augmente , et comme nous avons vu précédemment que ce nombre augmente au contraire avec la vitesse de rotation , et que ces deux variations en sens contraire dépendent des proportions de la roue, on voit que, dans toutes les expériences ou observations sur

les roues de ce genre, il est indispensable d'établir pour le jaugeage de l’eau dépensée un barrage en amont , ou mieux encore en aval de la roue. 11 sera d'ailleurs toujours préférable de l'établir en aval , parce que d’une part les variations du niveau occasionneront beaucoup moins d’erreurs et surtout de perte de temps pour le réglement du niveau, et qu'on pourra apprécier, comme nous l’avons fait à Müllbach , le volume d'eau produit par les fuites plus ou moins grandes des réservoirs et des vannages.

Nous devons faire remarquer que les expériences sur la turbine du Moussay ont aussi montré que le coefficient de la dépense diminuait à mesure que la levée de vanne augmentait, mais que l’accroissement produit par la force centrifuge lors des grandes vitesses, ne s’y est pas manifesté d’une manière notable ; ce qui tient peut-être à ce que la roue n'ayant qu'une largeur excessivement petite , l’action de cette force y était beaucoup moins sensible.

EXPÉmEXCES SCR LA TURBIXE ÉTABLIE AD MOCL1N DE LÉPIXE, C AUTOS d’aRPAJOI».

28. Le compte rendu de la séance de l’académie des sciences du 5 février i838, contient une série d’expériences faites par M. Dieu, chef d’escadron d’artillerie, inspecteur de la poudrerie du Bouchet. Nous en insérons ici les résultats.

Le jaugeage de la dépense d'eau a été exécuté an moyen d'un barrage placé en amont de la roue sur le canal d’arrivée , et formant un déversoir, et on a calculé le volume d’eau écoulé par la formule

Q = o,4o6LH ŸsgÛ.

Des flotteurs placés en amont de ce déversoir, en amont et en aval de la turbine , servaient à mesurer la charge d’eau sur le seuil du déversoir et la chute totale.

Le frein , formé d’un manchon en fonte , embrassé par deux pièces de bois , était placé sur l’arbre de la roue et continuellement arrosé par un filet d’eau , qui empêchait l'échaulTcmcnt des surfaces , et les maintenait à un état constant d’humidité. Les autres dispositions étaient aussi tout à fait analogues à celles que nous avons détaillées précédemment.

EXPÉRIENCES SUR LES TURBINES. *t

Le bras de levier du frein avait une longueur de 4“> et sa charge constante était de o k ,6a5.

Les résultats des expériences sont consignés dans le tableau suivant.

Expériences sur la turbine de Lépine, près Arpnjon (Département de Seine-et-Oise).

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VOLUME d*»au dqitnié «■ I".

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