OI
Moyenne.
9. Conséquences des résultats contenus dans le tableau précédent. On roit par ce tableau que le coefficient de la dépense qui , pour la levée de vanne de o“,o 5 o, est moyennement égal à 0,910, s'abaisse à 0,88 quand elle devient égale à o“,07i ou o",o73. Cette diminution est une suite de la disposition des orifices de sortie, pour lesquels il n’y a de contraction ni sur le fond ni sur les côtés verticaux, et dont le côté supérieur est garni d’un coussinet en bois arrondi à ses angles intérieurs , et qui dirige convenablement la veine fluide avant qu’elle n’atteigne l’orifice. Pour les faibles levées de vanne bien inférieures à la largeur de ce coussinet , les filets sortent horizontalement et n’éprouvent sur les côtés d’autre contraction que efile qui peut provenir de la convergence des courbes directrices; ce qui met l’orifice dans des circonstances tout à fait analogues à celles des buses coniques ou pyramidales et explique comment le coefficient de la dépense peut s’élever à 0,91.
A mesure que la vanne s’élève davantage, le coussinet n’ayant plus autant d'influence sur la direction des filets fluides , la contraction sur le côté supérieur de l’orifice n’est pas aussi complètement annulée, le coefficient de la dépense doit diminuer, et cette diminution doit augmenter avec la levée de la vanne, jusqu'à ce que cette levée soit égale à la hauteur de la turbine.
On verra plus loin, par les observations faites sur la turbine du Müllbach, que ccttc induction est complètement vérifiée.
Ces observations, qui rendent, à ce qu’il nous semble, bien compte des variations du coefficient de la dépense convenable à ces orifices , nous ont permis de calculer par interpolation la valeur du coefficient de la dépense convenable aux cas où la levée de la vanne était de o”,o86 et de o“,i07, pour lesquels nous n’avons opéré qu'en supprimant le déversoir de jauge. A cct effet nous avons admis que dans une étendue aussi limitée que celle de nos expériences, le décroissement du coefficient était proportionnel à la différence des levées de vanne , ce qui ne peut évidemment conduire à aucune erreur notable. C’est d’après celte base que nous avons adopté i pour le coefficient de la dépense correspondant à la levée de vanne de o”,o86, la valeur 0,86, et pour la levée de vanne de o ra ,i07, la valeur o, 83 .
10 . Observation des données des expériences. La grande vitesse de la roue empêchant de compter à la vue les tours qu’elle faisait , on a disposé
près d’une clef de calage une lame de ressort qu’elle venait choquer à chaque tour, et deux observateurs guidés par le bruit comptaient en même temps et à plusieurs reprises le nombre de tours faits en i'.
La chute totale a été mesurée pour chaque expérience par l’observation simultanée de deux flotteurs placés l’un en amont dans la huche , et l’autre en aval dans le bassin inférieur. Ces flotteurs gradués et repérés à des points fixes , avaient été placés dans de petites caisses et dans des lieux convenables pour mettre leurs indications à l’abri de l’influenee des ondulations du niveau. Le flotteur d’aval servait aussi à déterminer la hauteur dont la couronne inférieure de la turbine était noyée. 1
Toutes ces dispositions étant prises, on a procédé à l’exécution des expériences dont les résultats sont consignés dans le tableau suivant.
Expériences faites en mai 1837 sur la turbine du tissage
dcl
LEVEE
CHARGE
d'eau «ur U aanîl
POIDS
CUITE