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Puisqu’il résulte des données que nous venons de rapporter que le traitement local des parties contaminées par le virus syphilitique empêche l’éclosion de la maladie, il est très important d'établir l'espace de temps pendant lequel le virus reste localisé à l'endroit de son introduction. Dans le but de répondre à cette question, nous avons inoculé à la pointe de l'oreille d’un macaqué (M. eynomolgus), du virus de chancre induré de la verge d’un syphilitique. Le lendemain, 2% heures après l’inoculation, nous avons fait l’ablation de la partie de l'oreille inoculée. Le singe n’a présenté aucun symptôme syphilitique ; mais lorsque, 60 jours après l’inoculation à l'oreille, nous en avons fait une autre aux arcades sourcilières, le même animal présenta, des deux côtés, des chancres syphilitiques des plus typiques. Il résulte donc que le virus de la première inoculation n’avait point dépassé la pointe de l'oreille où il avait été inséré, et que le virus syphilitique était resté localisé au moins pendant 24 heures.
Un chimpanzé et un cynocéphale, inoculés également à l'oreille pour établir la limite du temps pendant lequel le virus ne se généralise pas, sont morts avant la fin de l'expérience.
Ce n’est donc que plus tard que nous pourrons régler définitivement cette question.
Après celle communication, les études ont été continuées, et MM. Roux et Metchnikoff ont multiplié les expériences de prophylaxie de la syphilis des singes par les pommades mercurielles. 3 d
Le 8 mai 1906, M. Metchnikoff rendait compte à l’Académie de Médecine des résultats obtenus :
Une femelle de chimpanzé a été inoculée sur les petites lèvres . et le clitoris, et un gros papion a reçu un grande quantité de virus des deux côtés de la verge. Une heure après l’inoculation, les parties inoculées ont été frictionnées avec de la pommade au calomel.
Un autre chimpanzé et plusieurs macaques et cynocéphales ont