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été inoculés aux arcades sourcilières et frictionnés de une heure à dix-huit heures et demie après l'inoculation, avec des pommades au calomel, au précipité blanc et au salicylarsénite de mercure. Le résultat a été toujours le même, le virus restait sans effet. Et cependant les virus employés dans ces expériences étaient bien virulents, car ils provoquaient chez les singes témoins, non soumis au traitement, l'accident primaire typique.
Plusieurs des singes ayant résisté, grâce à l'emploi de ces pommades, ont été, dans la suite, inoculés de nouveau avec du virus syphilitique. Ils manifestèrent plus tard l'accident primaire typique, ce qui prouve qu’ils ne possédaient point l’immunité naturelle vis-à-vis de la syphilis.
CONCLUSIONS
4° Le mercure se montre encore plus spécifique contre la maladie locale que contre la maladie genéralisée ;
2° Les liquides et solutions à base de mercure sont inefficaces ;
à M el loyés d heure
3° Les corps gras mercuriels employés de une heur à dix-huit heures et demie après l'inoculalion ont empéché toujours l'éclosion de la vérole chez le singe.
2° Expériences sur l’homme.
Au cours de nos études médicales, notre attention avait été attirée par les communications retentissantes de MM. Roux et Metchnikoff sur la réceptvité de l’espèce simiesque. Aussi les pages que nous venons de détacher des Annales de l'Institut Pasteur, en tombant sous nos yeux, nous intéressèrent vivement, comme d’ailleurs tous ceux qui les ont lues. Mais beaucoup faisaient cette objection facile et qui d'ailleurs n’est pas
sans valeur : le singe n’est pas exactement comparable à l'homme, et qui oserait prétendre que ces expériences donneraient les mêmes résultats chez l’homme ? Un doute subsistait.
C'est alors què nous eûmes l'idée d'aller proposer à MM. Roux et Metchnikoff de nous soumettre aux mêmes inoculations puis au même traitement préventif, qui aväient si bien réussi, appliqués à l'espèce simienne.
Après de nombreuses hésitations, les deux grands savants acceptèrent ; il fut décidé qu'on attendrait la fin d’une expérience en cours, celle que nous avons relatée en dernier lieu. Cette expérience terminée avec succès, la nôtre commença :
Examen de M. Maisonneuve pratiqué le 23 janvier 1906 par MM. les D Sabouraud et Salmon.
Examen subjectif. — M. M... affirme n'avoir aucun antécédent de syphills héréditaire et ne pas être lui-même syphilitique.
Examen objectif. — La muqueuse buccale, la langue et les amygdales sont normales.
La recherche des ganglions de la nuque, mastoïdiens et épitrochléens est négative.
Les ganglions de l’aisselle sont volumineux des deux côtés.
Dans l’aine du côté droit un petit ganglion légèrement hypertrophié et douloureux, dù à une éruption d’herpès sur la verge : il existe deux petites vésicules d'herpès sur le fourreau à la partie dorsale d’une part, d'autre part il en existe trois ou quatre con-
fluentes dans le sillon balano-préputial également à la partie dorsale.
Inoculation, le 41‘ février 1906. — M. M... est guéri de son herpès ; il n’y a plus d'hypertrophie des ganglions de l’aine droite.
M. Metchnikoff pratique l’inoculation, en présence de MM. Roux, Queyrat, Sabouraud, Salmon.