A RUE
La peau du corps ne montre que quelques éléments d’acné.en activité et quelques cicatrices d’acné antérieure.
Les ganglions de toutes régions sont indemnes et normaux.
La muqueuse buccale, la muqueuse anale ne pipntent aucune lésion.
Sur le dos du gland on observe un petit bouquet de lésions dr. pétiques typiques, trois vésicules d’une part et deux plus loin identiques à celles que le sujet présente périodiquement et que
nous avons déjà contrôlées une fois chez lui avant son essai d'inoculation de syphilis.
6 mai 1906.
Signé : SABOURAUD, SALMON.
Le 8 mai 1906, nous sommes allés trouver le D' Queyrat qui nous a examiné à son tour.
Voici également le résultat de cet examen :
Examen de M. Queyrat. — À la demande de M. Metchnikoff, j'ai assisté le 1° février 1906 avec M. le D' Sabouraud, à l’inoculation de virus syphilitique à M. Paul Maisonneuve, indemne de syphilis. Les points d'inoculation ont été traités une heure après avec dé la pommade au calomel à 1 pour 3.
M. Maisonneuve est venu aujourd'hui, 8 mai, se soumettre à mon examen. Îl n’a eu aucun accident et si bien, si minutieusement que je l'ai examiné je n'ai trouvé nulle part le moindre indice d'infection syphilitique.
Rien sur le tronc, sauf un peu d’acné; aucune syphilide; la muqueuse de la bouche, de la langue et de la gorge sont indemnes et tout à fait normales, comme aussi celle de l’anus.
Les ganglions inguinaux, cervicaux, épitrochléens sont normaux.
Les cheveux sont solidement implantés et résistent aux tractions, même fortes, que l’on exerce sur eux.
Rien du côté de la paume des mains.
Les inoculations faites dans le sillon balano-préputial, n’ont laissé aucune trace, aucune induration.
Je constate sur la face muqueuse du prépuce (ligne médiane) et aussi à gauche deux petites érosions en voie de réparation, mais il s’agit manifestement d'érosions d’herpès auquel d’ailleurs M. Maisonneuve est sujet. Elles ont succédé à des vésicules qui existaient il y a trois ou quatre jours.
En résumé, je considère à l’heure actuelle M. Paul Maisonneuve comme indemne de syphilis. |
Paris, le 8 mai 1906.
Signé : QUEYRAT.
Fort de ces deux examens négatifs, M. Metchnikoff fait; le 8 mai 1904, une communication à l’Académie de Médecine.