‹ Explication de l'epitre de Saint Paul aux EphésiensChapitre 49 sur 64 · CH. VI, 5-9. LA. VIE DOMBSTIOUB · texte numérisé non relu

CH. VI, 5-9. LA. VIE DOMBSTIOUB

sage. que dans celui que notls expliquons, pour que les maîtres, tout en maintenant leur autorité^ ne perdent pas de vue que si les conditions sont inégales, les. hommes sont égaux.. C'est surtout au serviteur qu'il faut rappeler cette inégalité, et au maître cette égalité. Que chacun des deux soit pénétré surtout de son propre devoir et du droit de l'autre, et tout ira bien ; malheureusement, c'est le contraire qui a lieu en général. Rien ne concourt plus à former les bons serviteurs que les bons maîtres; ni les bons maîtres que les bons serviteurs. Saint Jérôme remarque dans une note sur notre verset, que les mots la même cJwse font allusion à la bienveillance nientionnée au v. 7, et qui est également obligatoire des deux côtés. (Rapprochez, au reste, Matth. VII, 12.)

Renonçant à la menace; ou t modérant la menace ; > car on peut traduire des deux manières, le verbe grec signifiant proprement relâcher, laisser aller. Mais, comme l'Apôtre entend parler évidemment de ce genre de menace qu'enfante la dureté ou la rigueur, il est naturel de supposer qu'il doit conseiller de l'abandonner, et non pas de la tempérer seulement. Je m'étonne que cette expression ait donné lieu à des opinions différentes entre les commentateurs; elle me paraît fort aisée à comprendre. Olshausen suppose que par menace il faut entendre, non la menace en soi, mais la disposition qui l'engendre; Bloomfield,

que relâcher la menace signifie relâcher de la sévérité

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des peines dont on a meâacé un esclave coupable, etc. Il me semble que TApôtre a voulu tout simplement exhorter les maîtres à ne pas user avec leurs esclaves d'un ton menaçant, grondeur, et, par une suite naturelle, à s'abstenir de les punir par impatience ou avec une sévérité excessive. (Voir ci-dessus, p. 407.)

Votre Maître^ à vom aussi, est dans les deux. Plusieurs manuscrits, et des plus considérables, lisent : le Maître et d'eux et de vous. Cette leçon, qui ne diffère de la leçon reçue que par un changement très léger, a été adoptée par Lachmann et par Harless ; elle est préférée par Olshausen.

Dans les deux. Ceci indique sa puissance, et rappelle en même temps qu'il doit redescendre des cieux pour exercer le jugement (1 Thess. IV, 16; Matth. XXIV,. 30; XXVI, 64).

Et qu'auprès de lui il n'y a point acception de personnes. Rapprochez Matth. XXII, 16; Rom. II, 11 ; et Col. III, 25, où la même pensée, présentée par son autre face, fait partie de l'exhortation adressée aux esclaves. Dieu ne se laisse ni gagner par la grandeur, ni fléchir par la petitesse; et il veut que les juges de la terre résistent également à Tune et à l'autre influence (Deut. h iT; Lév. XIX, 18; Ex. XXIII, 3).

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