LA VIE DOMBSTIOCJS. GH. VI
temmt Si elles étaiefnt bien fondées, pourquoi TApôtren^a^t-il pas dit : ce qui est le$eul commandement avec promisse, ce qui serait à la fois plus naturel et plus fort? A tout prendre, nous notis déciderions plus volontiers, avec Gerlach, pour la seconde des interprétations que nous avons indiquées, tout en reconnaissant qu'elle n'est pas sans difficulté, surtout en ce qai concerne l'expression m promesse.
Quoi qu'il en soit, le fond de la pensée de l'Apôtre n'est pas équivoque. L'obéissance filiale est prescrite par un commandement exprès de Dieu, par un commandement qui fait partie du Décalogue , enfin par un commandement qui est distingué, même entre ceux du Décalogue, par une promesse particulière. On pourrait ajouter que la loi de Dieu a aussi des menacés singulièrement effrayantes pour ceux qui transgressent ce commandement : Deut. XXVH, 16; Prov. XX, 20; XXX, 17.
Afin que Uen te soii et que tu vives longtemps sur la terre. Cette promesse est citée d'après la version des Septante, avec des changements insignifiants, c Conformément au point de vue de l'Ancien Testament, dit Olshausen, la bénédiction divine est particularisée dans la possession terrestre du pays de Canaan, qui est promise au peuple d'Israël (car c'est au peuple tout entier que la loi est donnée), sous la condition qu'il aura observé fidèlement les commandements, et plus spécialement le quatrième. Saint 'Paul,
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se plaçant au point de vue du Nouveau TesUtmeiity prend la promesse dans son acception typique^ et de la terre il s'élève au royaume des cieux. Voyez des applications analogues du même type, Matth. V, 5, et Hébr. IV, 1. » Cette explication, qui est confirmée par la suppression des derniers mots de la promesse (c que TÉternel ton Dieu te donne ») dans la citation de TApôtre, nous parait préférable à celle de Harless, qui ne voit ici qu'une promesse temporelle. Ce n'est pas que le Nouveau Testament n'ait des promesses temporelles (Matth. VI, 33; XIX, 29, etc.); ni que nous prétendions exclure l'application temporelle de la promesse même que nous avons sous 1^ yeux; mais nous pensons qu'elle a tout ensemble un sens propre et un sens typique^ l'un temporel, l'autre spirituel (1 Tim. IV, 8).
Pires. Si l'on doit admettre, avec Harless et Olshausen, que l'Apôtre ait voulu désigner par ce terme les pères seuls, à l'exclusion des mères, il faudra dire qu'il a voulu rappeler en passant que c'est au père à diriger l'éducation des enfants, c Là où l'éducation, et le gouvernement de ki maison en général, est entre les mains de la femme, dit Harless, le mariage est mal organisé et l'ordre de Dieu renversé. L'obéissance de la femme doit laisser au mari la première place. C'est Itiî qui élève leurs enfants par $11$ ; et s'il est doué de sagesse, il n'a })emn que de l'affection obéîasai^te de sa femme
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pour les bien conduire. Les anciens eux-ménoes ont reconnu que la tendresse naturelle de la femme, qui peut dégénérer aisément en faiblesse, fait un devoir à l'homme de garder la haute main, même dans Téducation des enfants. La mère, dit Sénèque, voudrait les tenir toujours près d'elle, les élever en serre chaude, leur épargner tout sujet de pleurs, toute contrariété, tout travail. » Cette remarque est intéressante; mais le mot pires étant employé une fois ailleurs dans le Nouveau Testament pour désigner le père et la mère (Hébr. XI, 23) (littéralement « par ses pères >), nous pensons qu'il est plus naturel de lui donner ici le même sens (voyez v. 1 et 2), tout en reconnaissant que cet emploi même du mot rappelle implicitement que l'autorité du père l'emporte sur celle de la mère. On a pu dire quelquefois les pères, pour le père et la mère; mais qui aurait jamais songé à dire, dans ce sens, les mêresî " N'irritez point vos enfants [Co\. III, 21) : t Ne pro- € voquez pas vos enfants, de peur qu'ils ne perdent € courage. > L'Apôtre dit d'abord ce qu'il faut éviter, .ensuite ce qu'il faut faire. Ce qu'il faut éviter, c'est une rigueur injuste ou excessive, qui irriterait \es,en&Xil&, c'est-à-dire qui, au lieu de les former à l'obéissance, développerait chez eux un esprit de ressentiment et de résistance. C'est encore une direction impatiente, capricieuse, taquine (c'est le sens propre du mot qu« nous traduisons prooogtier, d'après Lausanne 1839),
qui démoralise un enfant et lui donne Tinnpression décourageante qu'il ne saurait, quoi qu'il fasse, satisfaire ses parents. Remarquons que c'est par là que l'Apôtre commence, soit parce que c'est le côté négatif de l'éducation, soit parce que rien n'est plus naturel ni plus funeste à la fois en éducation que l'impatience. Évitons -la surtout en appliquant un châtiment ; on connaît ce mot d'un sage païen à son esclave : « Je te frapperais, si je n'étais en colère. » Avant tout, l'amour^ dans l'éducation, comme dans tout le reste de la vie chrétienne : c Que tout ce que <K vous faites se fasse avec amour. » L'indulgence extrême, toute fâcheuse qu'elle est, le serait moins ' que l'excès de la sévérité. Ce n'est pas qu'une juste sévérité ne soit nécessaire : l'Âpôtre se hâte de l'expliquer, en présentant le côté positif de l'éducation.
Élevez-les dans la correction et l'enseignement du Seigneur. Ce sont les deux grands moyens de l'éduca* tion; l'un sévère, l'autre doux : corriger, pour répri* mer le péché, et enseigner, pour le prévenir. Le mot que nous traduisons correction est susceptible d'une signification plus étendue 2 Tim. III, 16 (où on l'a rendu par c instruire dans la justice »), et Harless y voit l'éducation en général ; mais nous pensons, avec Olshausen, qu'il vaut mieux le prendre dans son acception plus restreinte, qui est en même temps son acception ordinaire dans le Nouveau Testament
fMB Ul vis DOKESTIOm. €H. Ylj 14.
(Hébr. Xil, 5, 7, 8, il) et dans la verâon des Sef* tante (ProT. m, 11; XXII, 15). Le même esprit, q«, de nos jours, relâche Tobéissance filiale^ ramollit aussi la puissance paternelle; Tabus de rindépen^ dance chez les inférieurs, et Toubli de Tautorité chez les supérieurs, marchent ensemble. Les parents qui ont su se garder d'une rigueur excessive, soit prin^ cipe, soit tempérament, tombent d'ordinaire dans l'excès contraire ; le châtiment est banni de leur maison, et quant au châtiment corporel en particulier, il est tenu le plus souvent pour la marque d'un cœur dur ou d'un esprit mal né. Opposons à ces préjugés Prov. XIII, 24; XXII, 15; XXIII, 13, 14; XXIX, 17. Par la verge, nous n'entendons pas le châtiment cor- ' porel seul; nous disons seulement qu'on ne doit pas l'exclure (voyez Prov. XXIII, 14), et qu'il y a des cas où rien n'y supplée. Au reste, voici le principe qui doit diriger les parents chrétiens en pareille matière : employer les châtiments les plus doux possibles, mais des châtiments suffisants pour réprimer le péché *. Mais prévenir vaut mieux encore que r^imer, e4 le moyen le plus efficace d'éducation, c'es^ V enseigner ment. Il faut instruire les enfants sans relâche par la Parole de Dieu (Deut. VI, 7), et lors même que ee soin paraîtrait perdu sur Theure, le fruit s'en retrour
*■ V«ir mt VoMisaukoe des enfonte et l'emitoi dut chàUmeati m «r*cellent opascnle d'Abbott, traduit de l'anglais, soas ce titre :. La mère
dH. YI^ 5-9. LA VIE DOMESTIOUB. 409
vera plus tard (Prov. XXII, 6). R faut poser ow bwft fondement, et laisser faire à Dieu, qui seul clian^e les cœurs.
Du Sngneur. La correction et renseignement doivent procéder du Seigneur et être dirigés par TEsp^t du Seigneur, de telle sorte que ce soit moins le përe qui corrige ses enfants et les enseigne, que le Seigneur qui le fait par lui. C'est ici le point capital du développement de l'Apôtre (V, 21). C'est dans le Seigneur que l'enfant doit obéir, et au nom du Seigneur que le père doit commander. Car le père est auprèfe de soa enfant le- représentant de Dieu, qui, dans l|i pelatioM où il a daigné entrer avec nous par Jésus- Christ, a pris le titref de Père et nous a donné celui d'en&nts. L'enfant doit obéir à son Père, comme les enfants de Dieu obéissent à leur Père céleste; et le père doit gouverner son enfant comme le Père céleste gouverne les siens. Amour patient, sé?érîté Bécessaire, instruction fidèle, ee sont bien* là les trois moyens que Dieu emploie avecr nous; ce>soirt donc aussi ceux que nous devons employer avec nos enfants*
3« Devoirs récipro(lues des esclaves et dés maîtres. VI, 5-9^
S. EsclaveSj €béi8t$z à vos maires sêhn la chair^ mm anxinU et trefnblemenij dans la $i\(nplieiiê de votte cœur^ eùmmêà Ckriit: &• m servantpas^sous leurs yem wmm «Amr&OTi à plaire aux hommes, mais éùrnu»
410 LA VIS BOMBSTIOUS. GH. YI^ 5-0.
49elMe$ de Christ^ faisant la voUmli de Dieu du cœWj T. servant avec bienveillanee^ comme (servani) le Seigneur ei non les hommes^ 8. saxihant que tout le Ue» que chacun aura fait, il le rececra du Seigneur, sait esclave ou libre. 9. Et vous^ maîtres, faites la même chose à leur égard, renonçant à la menace; sachant que votre Maître, à vous aussi, est dans les cieux, et qu'auprès de lui il n'y a point acception de personnes.
Esclaves. C'est la traduction littérale du grec. En la remplaçant par celle de serviteurs^ nos versions ont pris une liberté interdite à des traducteurs, et surtout à des traducteurs de rÉcrlture sainte. A Tépoque à laquelle saint Paul écrivait notre épitre, le service était fait presque uniquement par des esclaves, tant chez les Hébreux (Winer Realwœrt, art. Sklave), que chez les païens ; et c'est à la relation réciproque des esclaves et des maîtres que s'applique Pexhortation de l'Apôtre en cet endroit. Cela est également vrai de celle de saint Pierre dans sa première épître (II, 18), bien qu'il s'y soit servi du mot de serviteur, au lieu de celui d'esclave, car là la traduction suivie par nos versions est exacte ; les serviteurs auxquels s'adresse saint Pierre sont encore des esclaves. On peut cependant, et; l'on doit, étendre ces exhortations à la relation des serviteurs et des maîtres, telk qu'elle existe de nos jours dans nos mœurs, pourvu vqu'on ait égard à la différence essentielle qui séfmre
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le serviteur libre de Tesclave. Tandis que le second est la propriété de son maître, le premier s'appartient à lui-même; it ne vend pas sa personne, mais ses services, et il en peut fixer comme il l'entend le commencement et le terme. Mais, tandis que son engagement dure, il est tenu d'observer les obligations de son état, qui sont les mêmes, pour le fond et pour l'esprit, que celles des esclaves, en sorte qu'il n'est rien dans notre texte dont ils ne puissent profiter. On peut ajouter qu'un principe de reconnaissance envers Jésus-Christ doit les rendre doublement attentifs à leurs devoirs; car c'est à lui qu'ils doivent d'être libres ; sans l'Évangile, plus de la moitié de la société, et notamment la classe pauvre, serait en-core dans l'esclavage.
L'abolition de l'esclavage dans les pays chrétiens s'est faite graduellement. Elle a été introduite par l'esprit de l'Évangile, mais non commandée p&r^ des préceptes directs ; car nous voyons ici, par exemple, saint Paul réglant les obligations des esclaves et des maîtres, sans condamner leur relation mutuelle. On reconnaît ici la sagesse divine de l'Évangile, qui opérait moins par des règlements que par des principes, et qui déracinait certains abus d'autant, plus sûrement qu'il le faisait plus lentement et plus insensiblemen|t. Une marche impatiente eût pu tout compromettre ; et interdire tout à coup l'esclavage, c'eût été vraisemblablement ou arrêter les progrès de l'Évangile,
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OU armer une m^oitié du genre huroaiu contre l'au?tre. Cet exemple ne doit pas être perdu pour nous dans les efforts que nous faisons pour l'abolition de Tesclavage chez le» peuples païens et dans les colonies» Cependant il ne faut pas perdre de vue, lorsqu'il s'agit de l'esclavage dans les colonies, que nous pouvons l'attaquer avec {dUSf de liberté que Jésusr Christ et les apôtres ne s'en sont permis à l'égard de l'esclavage qui existait de leur temps; et cela pour ces deux raisons. Tandis que l'esclavage contemporain de Jésus-Christ et des apôtres datait de toute antiquité, Ifesclavàge de notre époque a une origine cpmparativement récente; et au lieu que le premier fut trouvé par le christianisme naissant tout établi chez les païens, le secon.d a été introduit chez les paï0ns par les chrétiens eux-mêmes ; en sorte que celuinÉi est à la fois moins enraciné dans les moeurs et plus odieux, que celui*li.
Obéisses à ves mutlres sekm la chair. Voyez encore sur les devoirs- des esclaves CoL m, 22; Tite II; 9, etc.; 1 Tim. VI, 1, etc.; l Cor. VII, 21, 22; et 1 Pierre II, 18. Le compléàient seUm la cfmr a pour objet de distinguer les maîtres terrestres d'avec le Maître céleste. Selon l'esprit, les esclaves n'oat qu'un Maître, Jésus-Christ, qui l'est de tous les chrétiens également ; mais selon la chair, c'est-à-diriB ^eLom l'ordre de h vie présente, ils oot des maitriKS liumaînà auxquels ils sont tenus d'obéir.
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Avec craifUe et trembtBment. ISaint Paul emprunte Cfes expressions aux mœurs établies, mais il leur donne un sens nouveau, A cette crainte qu'entretenait chez l'esclave le dégoût de la servitude et la peur du châtiment, doit succéder, chez Tesclave chrétien, une crainte d'amour et de respect (V. 21, 33).
Dans la simplicité de voire cœur^ c'est-à-dire avec cette droiture de cœur qui fait que les discours et les actions sont en parfaite harmonie, et ne font qu'un avec les sentiments intérieurs (2 Cor. I, 12 ; XI, 3, etc.).
Comme à Christ. Voilà le point capital, qui répond de tout le reste. L'esclave doit voir dans son maître, comme la femme dans son mari, comme Tenfant dans son père, un représentant de Christ à son égard, et lui obéir, pour Tamour de Chriftt, comme il obéirait à Christ. Ainsi, le même principe préside à toutes les relations de la vie domestique. On en peut dire autant des autres relations d'inférieurs et de supérieurs que saint Paul n'a pas traitées en cet endroit ; en particulier, de celle des peuples avec les rois et les magistrats (Rom. XIII, 1 et suiv., etc.), de celle des fidèles avec les conducteurs de l'Église (Hëbr. XIII, 47, etc.). Le chrétien voit Christ partout, dans les petites choses comme dans les grandes; une seule pensée préside à sa vie tout entière.
iVe Siervfont pas sous leurs yeux, comme ch&rehant à
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plaire aux hommeêy tnais comme esclaves d$, Christ, ftû- MtU la volanii deDim du cœur; ou, ne servant pas pour être vus des hommes (Matth. VI^ 1), mais pour être approuvés de Jésus*Ghnst, auquel ils appartiennent avant tout et auquel ils rapportent tout le travail de leur vocation. C'est la suite naturelle de la doctrine renfermée dans les mots t comme f à Christ, » qui est reprise et développée dans ceux-ci : comme esclaves de Christ. Ceci n'a pas besoin d'éclaircissement ; mais que l'application en est iaiportante ! C'est cette obéissance rendue en vue de Dieu, et par conséquent dans les choses qui n'ont que Dieu pour témoin, qui constitue le serviteur chrétien, et qui relève devant Dieu son humble, mais utile condition. Plus elle est humble, plus elle est grande, si elle est acceptée dans l'esprit de Jésus- Christ, qui a été le modèle des serviteurs en même temps que celui des maîtres (Jean XIII, 14, 15; Matth. XX, 28).
Du ccmr. Ces mots, que Harless joint au participe servant (servant avec bienveillance, du cœur), nous paraisj)0nt, ainsi qu'à Olshausen, et à nos versions reçues, devoir être joints au participe faisant : Fai-^ sant du ctmir la volonté de Dieu. La phrase est ainsi plus coulante, les deux expressions synonymes, dt» camr et avec bienveillance étant séparées, et chacune d'elles affectée à l'un des deux participes faisant et servant. Il faudrait traduire pour être tout à faitlitté-
rai : de Vâme. Le mot âme est pris ici dans la même acception que dans cette locution française : c Aimer quelqu'un de toute son âme ; » et il est à peu près synonyme du mot cœur. Du cœur, c'est-à-dire sans contrainte, avec joie. Dans les relations mondaines, l'obéissance va de la personne à la personne ; mais, dans les relations chrétiennes, elle va du cœur au cœur. Le serviteur chrétien s'applique, du cœur, à contenter le cœur de son maître ; comme le cœur du maître, à son tour, se repose sur le cœur de son serviteur.
La volonU de Dieu. Pour l'esclave chrétien, la volonté de son maître est la volonté de Dieu, comme la volonté du père pour l'enfant , du mari pour la femme, par la raison qui a été déjà expliquée à l'oc^ casion des mots comme à Christ (v. 5) ; toujours avec la restriction indispensable de Actes Y, 29.
Avec bienveillance. On a coutume de traduire avec affection. Notre traduction, qui est pour le moins aussi littérale, a l'avantage de faire ressortir une pensée qui nous parait indiquée par le terme que l'Apôtre a choisi : c'est qu'il y a une bienveillyce de l'esclave pour le maître, comme il y en a une du maître pour l'esclave. Cette nuance intéressante relève la dignité de l'esclave chrétien.
Comme servant le Seigneur et non les hommes. Nous avons suivi une leçon différente de celle qui a été traduite par les versions reçues. Ce changement a
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pour lui Taiitorité des meilleurs manuscrits, et il a éèé adopté dans toutes les éditions les plus accréditées. Au surplus, la leçon reçue exprime la même pensée, mais l'exprime dans un langage elliptique. Jottf le bien que chacun aura, fait^ il k reeeora dti Seigneur, soit esclave^ ou libre (Rapprochez 2 Gor. V, 10; Gai. VI, 9, etc., et Col. m, 24). L'attente de cette rétribution future, qui se fera sans aucune acception de personnes (v. 9), égalise les conditions les plus différentes. II ne faut que passer du point de vue du temps à celui de Téternité, et cette différence dis-
Et vous, maUreij faites la même chose à leur égard. La même chose, bien entendu, non quant aux actes à accomplir, mais quant à Tesprit qu'on y doit apporter. C'est la même pensée que notre Apôtre exprime, dans Col. lY, 1, en ces mots : t Maîtres, renc dez à vos serviteurs le droit (littéralement c le juste, » c'est-à-dire ce à quoi ils ont un juste droit), t et Té- « quité^ » (littéralement l'égalité). Nous voulons bien traduire, comme nos versions reçues, équité, d'autant que l%mot latin œquiias, dont nous avons fait équité, signifie égalité. Mais nous pensons que saint Paul a choisi les termes dont il s'est servi, tant dans ce pas-
1 Olshausen l'entend de Tégalité que le maître doit maintenir entre un esclaye et un antre esclave. Mais cette interprétation nous pandt forcée^ et l'id^ qu'elle. exprime peu vraie. Pourquoi au miUtre ne ferait-il pas une dififérence entre ses esclaves^ selon leur capacité^ leurs Conctieos^ le» conduite^ etc.?