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iS.prianly par toutes sortes de prières et de supplicaium, en toute occasion y dans VEsprit, et veillant à cela en toute persévérance el supplication pour tous les saints, \9, et pour moi, afin que la parole me soit donnée^ ma bouche étant ouverte^ pour faire connaître en liberté k mystère de l'Évangile, 20. pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes^ afin que je parle librement en lui, comme il faut que je parle.
Après avoir exposé la doctrine du salut dans la première partie de son épître, T Apôtre a terminé en priant Dieu de révéler aux Éphésiens la grandeur de l'amour que Dieu y a fait paraître (III, 14-fin); et après avoir, dans la seconde, exposé les obligations de la morale chrétienne, il conclut en exhortant les Éphésiens à se fortifier, pour les accomplir, de la force toute-puissante du Seigneur. Cette exhortation est d'autant mieux à sa place que la vie nouvelle, décrite dans les chapitres IV, V et VI, 1-9, est plus sainte et plus excellente, c Qui est suffisant pour ces t choses? » Dieu seul est celui « qui opère en nous « le vouloir et le faire, selon son bon plaisir, i»
Au reste^ c'est-à-dire pour ce qui me reste à vous dire, enfin ; formule de conclusion, dont notre Apôtre se sert également dans Philip. III, 1 et 1 Thess. IV, 1 . L'expression grecque employée dans Gai. VI, 17, et que Lachmann substitue ici sans raison suffisante à la version reçue, a un sens un peu différent : au surplufj d^ailleurs.
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Nous supprimons, avec les meilleurs critiques, les mots mes frères^ qui ne se lisent pas dans les manuscrits les plus considérables, et qui ne se trouvent d'ailleurs nulle autre part dans notre épître ; ce qui semble confirmer ce que nous avons dit en commençant sur le caractère de généralité qu'il faut lui reconnaître.
.. FortifieZ''Vous dans le Seigneur et dans le pouvoir de sa force. Pour ces derniers mots, voyez la note sur I, 19. L'impératif grec est au passif, littéralement a soyez fortifiés ; » le même terme est employé dans Rom. IV, 20^ et Actes IX, 22. La force qui peut nous faire vaincre est toute en Dieu seul ; et comme on n'v a recours qu'en se dépouillant de la force propre, il faut commencer par sentir notre faiblesse pour parvenir à la véritable force. De là ce mot profond de l'Apôtre, et si exactement confirmé par l'expérience : < Quand je suis faible, alors je suis fort » (2 Cor. XII, 10). Cette doctrine est fondamentale dans la vie chrétienne. Il arrive assez communément que le nouveau converti éprouve d'abord une certaine force dans laquelle il accomplit bien des œuvres utiles, mais qui est mêlée de confiance propre et de complaisance en soi-même. Plus tard, venant à se mieux connaître, il perd cette première ardeur de zèle et de joie, et le sentiment de sa corruption et de son impuissance s'empare peu à peu de son cœur et menace de Taccabler. Que ceux qui se trouvent dans cette situation
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d'tsprit ne 8€ hâtent pas dé conclure^ comme ils pourmexït le faire aisément» que tout est perdu, ni même qu'ils ont reculé. Peut-être n'estHje qu'une transition salutaire par laquelle Dieu les conduit, par Texpérience de leur faiblesse propre ^ à la possession d'une force plus réelle et plus pure^ dont le principe est en Dieu seul. .C'est une époque de crise qui sépare deux périodes de la yie chi'étieAne : la pi^émière, qu'on pourrait appeler la période de la jeunesse» marquée par la joie et la ferveur du nouvel amour i la seconde, qu'on pourrait appeler la période de l'âge mûr, qui substitue à ce premier feu le dépouil* lexnent plus complet de soi et l'établissement plus tranquille et plus humble dans la force du Seigneur. Sans doute, on a perdu quelque chose au change i mais où a plus gagné que.perdu^ Ge qdi arrive à Tin* dividu se reproduit en quelque manière dans l'histoire de l'Église à une époque de réveil comme la nôt^e. Le réveil est suivi d'une première période de ferveur et d'activités Mais bientôt^ l'ennemi se réveille à son tout*, et suscite^ au dehors, des embarras croissants^ en même temps que l'Église est humiliée, au dedans, par la vue de ses infirmités et des écarts du réveih Telle est notre situation actuelle* Alors, on est tenté de perdre courage ; on n'entend que gémissements et que plaintes ; mais on oublie que c'est une drise inen^ faisante destinée^ dans les voies du Seigneur, à pFé« pafer au réyail une seconde période^ moins brillante
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peut-être que la première» mais plus sainte^ plus mûre et plus réellement fructueuse.
Rei)éié>i)(mB d$ Tarmure complète de DieUé L'image dont l'Apôtre se sert, d'abord pour montrer que le chrétien a besoin de la force de Dieu (11*13), ensuite pour expliquer les moyens par lesquels il peut se l'approprier (14-18), se présente naturellement à l'esprit; elle a été employée dans toutes leâ langues^ et elle l'est souvent dans les Écritures. Voyez* en particulier, 2 Tim. II, 3, 4; 2 Cor. X, 4 ri Thesô* V, 8, et surtout Es* LIX, 16^ 17, qui a servi de base au développement de notre Apôtre dans 1 ThesSi V et dans notre texte (1). Mais cette image est ici plus développée qu'elle n'est ailleurs ; Olshausen fait ob*server que saint Paul écrivait cette épitre à Rome^ environné des soldats du prétoire (c'est-à-dire de la garde impériale), avec lesquels il était aisément cori'duit à se servir de cette comparaison (Phil. FV, 32)* Quoi qu'il en soit de ce rapprochement, qui déplaît vivement à Harless, nous avons sous les yeux ce qu'on peut appeler le passage central des Écritures sur « les armes de notre guerre, • c'est-à-dire sur les moyens de grâce ^ht lesquels nous devons tious fortifier en Dieu» Il n'y a guère de point capital de la doctrine et dé la inor&le biblique, qui n'ait quelque part dans les Écritures son passage central^ je veux dire un endroit où éll6 est présentée plus dii^ectement
< Voyea le livre apodrtphe de là Sat^feniSef v^ ID.