‹ Explication de l'epitre de Saint Paul aux EphésiensChapitre 64 sur 64 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Ghap. \I,v. 21-24.

21 . Or, pour que vous atissi sachiez ce qui me con^ cerne, et comment je me trouve, Tychique, h bienraimé frère et fidèle ministre dans le Seigneur, vous fera tout connaître: 22. Je l'ai envoyé vers vous pour cela même, afin que vous sachiez ce qui nous regarde et qu'il console vos coBurs. 23. Paix aux frères, et amour, avec la fai^ de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jisus^Christ! 24. La grâce soit avec tous ceux qui aiment notre 5etgneur Jésus-Christ en incorruptibilité! Amen.

Tychique y le bien-aimé frère, etc. Voyez, sur Tychique, Actes XX, 4, etc. ; 2 Tim. IV, 12 ; Tite III, 12. Bien que l'envoi de Tychique exphque, jusqu'à un certain point, que TÂpôtre ait omis ici les détails personnels par lesquels il a coutume de terminer ses épîtres, on comprendrait avec peine qu'il n'ait pas du moins salué nominalement certains membres de l'Église d'Éphèse, qui devait lui être si bien connue, si

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cette lettre n'avait le caractère d'une épître circulaire, comme nous l'avons montré dans l'Introduction.

Vous auui : Il est difficile de déterminer à quoi se rapporte l'adverbe aussi. Selon Harless, c'est auxColossiens : saint Paul veut que les Èphésiens, et les Églises voisines d'Ëphèse, soient instruits de ce qui le concerne, aussi bien que les Colossiens^ auxquels il envoyait une épître par la même occasion. Peut-être l'Apôtre fait-il allusion à des nouvelles qu'il avait, de son côté, reçues de ces Églises; le sens serait alors : Afin que vous aussi soyez instruits de mon étaty ainsi que je l'ai été du vôtre. Les informations nous manquent pour trancher cette petite question ; et j'avoue que ni mon explication ni celle deHarless ne me satisfont.

Dans le Seigneur; à expliquer comme dans lY, 1 (voir la note). Tychique est frère dans le Seigneur, et ministre dans le Seigneur, comme Paul est prisonnier dans le Seigneur, c'est-à-dire, en tant qu'établi par la foi dans le Seigneur et appartenant au Seigneur.

Paix — et amour y avec la foi. La paix est la paix de Dieu, et non, comme le croit Calvin, la concorde ejitre les frères (Éph. I^ 2^ etc.). L'amour est l'amour du chrétien, pour le Seigneur d'abord et puis pour les hommes. La grâce engendre la paix, et la paix l'amour (Jude 2). Le complément avec la foi caractérise la paix et V amour, ou seulement l'amour; ce n'est

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pas Uu amour quelconque, mais cet amour qui accompagne la foi et qui procède de la foi.

En incorruptibiUti. On a coutume de réunir ces mots au verbe qui aimM. Aimer Jésus-Christ en incarrup" tibilUéy c'est l'aimer m pureté (sans mélange d'affections terrestres), selon les uns, qui s'appuient de la Sapience de Salomon YI, 18, 19, où les Septante ont employé le même mot dans cette signification ; et, selon les autres, en perpétuité (sans que rien puisse altérer cet amour). A choisir entre ces deui explica-^ tioiis, nous préférerions la seconde, qui est seule en harmonie avec le sens que ce mot a constamment chez notre Apôtre (Rom, II, 7 ; 1 Cor. XV, 42, 52 ; 1 Tim. I, 17; 2 Tim. 1, 10). Mais cette expression, aimer m incorruptibilité^ n'offrant pas un sens net, nous aimons rtiieui, avec Harless, réubir les mots en «ncomi^^îbii^ au mot grâce. € Que la grâce soit avec vous en incorruptibilité, > c'est-à-dire dans son caractère permanent et inaltérable. Nous préférons cette «xpti^ cation à celle d'Olshausen, selon lequel il fitudmit admettre ici une ellipse, et le ^ens serait : (afin qu'ils aient k vie) «n perpétuité.

Que la paix, l'amour et la foi que l'Apôtre sou*haitait laux £^ésiens, deiûeurent avec nous aussi, âiin que nous puissions chaque jour « croître dans 9 la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur < et Sauv<eiir Jésufi-^Ghri^t» A lui soit gloire et main- « tenant et jusqu'a^u jour d'éternité I Amen. >

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