LA SALUTATION. CH. I
Apôtre de Jésu^-Christy par la volonté de Dieu. Ces mots servent tout ensemble à toucjEiêr l'attention des Éphésiens sur Jésus-Christ, dont Paul n'est' que TApôtre (l'envoyé — Jean ni, 30), et à imprimer dans leur esprit l'autorité divine de son ministère, puisque c'est au noip (ie Jésus-Christ qu'il leur parltî. En écwrant k certaines Églises, auxquelles on avait inspiré des doutes sur son apostolat, il s'étend sur cet article, qu'il se contente ici d'indiquer. Il y consacre, en particulier, les deux premiers chapitres de son épître aux Galates, qui font le tiers de toute l'épître. Bien qu'entré dans l'apostolat après la mort et l'ascension du Seigneur, sjiint Paul y avait été appelé directement et par le Seigneur lui-même. Jésus lui était apparu tout exprès et l'avait personnellement institué, sans intermédiaire humain, ce qui faisait qu'il était apôtre ^u même titre que l^s douze témoins de la résurrection du Seigneur (Act. l, 22), « non de la € part dps hommes, ni paf un hou^me » (c'çst^a-dire par le ministère d'un homme), « mais par Jésus-Chrîst « et par Dieu Je Père qui le ressuscita des morts » (Ga}. 1, 1), Comme si ce nom (l'apôtre de Jésus-Christ ne suffisait pas encore, ss^int Paul lypute qu'il l'est pqr h volonté de Dm; tant il tient ^ constater qu'il ne s'est pipint inséré de lui-même dans le ministère qu'il exerce, C'est que ce poin^ est également nécessaire pour liiiTméme et pour sçs lecteuri; ; pour lui, afin qu'il p^rte avec foi; pour eux, afin qu'ils
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Técoutent avec foi, Quel est h pasteur chrétien qui puisse lire ces mots, par la wlmté de Dieu, sans une sorte de sainte jalousie? Qu'on est fort quand on peut s'asgurer que ce qu'on feit, ce qu'on (î!t, on le fait et on le dît pour obéir à un commandement d^i Seigneur ! Qu'on se trouverait heureux d'avoir, comme saint Paul, des caractères manifestes pour tout le nionde, d'une vocation divine! Mes chers frères dans le ministère, ne perdons pas courage. Dieu voit c^ besoin que nous 4iprouvons d^ nous sentir fj^isant «4 volonté, et il est fidèle pour y répondre. Il est juste que l'évidence des signes de vocation se proportioane à l'importance de la vocation elle-même ; et cette intervention visible du Seigneur, qui était nécessaire pour les docteurs inspirés de l'Église universelle, nous n'avons pas le droit d'y prétendre^ Maïs, comm^ ces pasteurs d'Éphèse que saint Paul n'hésitait pas k appeler « établis par le Saint-Esprit 2> sur leur trou» peau (Act. XX, 36), bien qu'il n'y eût eu rien de sufw naturel et d'extraordinaire dans leur institution, nous avons aussi nos signes auxquels nous pourrons reoon* naftre si le Seigneur nous appelle ou non aq minî#» tère de la Parole. Cherohons-les, non dans cette prétendue Èucceêsion apostolique que l'imagination des hommes a rêvée et qu'elle substitue imprudemment à la vocation de Dieu; mais dans l'ordre de l'Église., dans les indications des événements, dans les dispo-^ sitions de notre esprit, et surtout dans le secret de l|k