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Explication de la Danse des morts de la Chaise-Dieu, fresque inédite du XVe siècle, précédée de quelques détails sur les autres monumens de ce genre

n ( I) a beaucoup écrit en France, depuis quelques années, sur les anciennes peintures à fresque tracées dans les cloîtres ou sur les murailles des églises, et connues sous le nom de danses des morts , danses macabrées , danses macabres. Malheureusement, tout en dissertant beaucoup sur l’origine de ces œuvres singulières, on a négligé de reproduire celles qui étaient restées inédites. Nous ne venons pas, à notre tour, apporter une opinion personnelle sur ce point encore obscur de notre archéologie nationale, ni rechercher si la danse macabre était la même chose, comme semble le dire Dom Carpentier dans son dictionnaire, que la danse des Macchabées ( Maccabeorum chorea), ou si son nom vient de Macabre , qui aurait été le poète ou le peintre de cette danse, etc. La question, dans son étal actuel, nous semble infiniment trop compliquée pour que nos recherches pussent aboutir à autre chose qu’à des conjectures ; nous nous bornerons donc à la description du curieux monument que (1) Cette lettre aux armes de la maison de Rosières ou Roger Beauffort Canillac à laquelle appartenait Clément VI, qui fonda l’église actuelle de la Chaise-Dieu, en 1 343; — le portrait de cet illustre pape; — le dessin des trois personnages empruntés à la danse des morts de la Chaise-Dieu , ainsi que la vue du portail de l’église placée à la fin de notre texte, ont pour auteur M. Victor de Sansonelti, auquel nous devons également les nombreuses illustrations qui ornent notre édition de la Galerie royale des armes anciennes de Madrid. (Paris , 2 vol. in-fol , chez Challamel et Cie., éditeurs de la France littéraire.)

nous donnons pour la première fois au public, en le faisant précéder seulement de quelques détails généraux qui nous ont paru rigoureusement nécessaires.

Et d’abord, les anciens ont-ils connu les danses des morts, telles du moins que le moyen âge nous les a transmises? On peut répondre que non. 11 y a bien, il est vrai, sur quelques monuments antiques, des représentations de squelettes (1) ; mais l’idée qui préside à ces œuvres du paganisme semble entièrement opposée à celle qui inspira les danses des morts chez les chrétiens modernes. En effet, dans la société païenne, toute composée de sensualisme et de licence , on se gardait bien de représenter la mort comme quelque chose de hideux; il ne paraît même point que le squelette ait été alors le symbole de l’impitoyable divinité; mais quand le christianisme eut conquis le monde, quand une éternité malheureuse dut être la punition des fautes commises ici-bas, la mort, qui avait semblé si indifférente aux anciens , devint une chose dont les conséquences furent si terribles pour le chrétien qu’il fallut les lui rappeler à chaque instant en frappant ses yeux par des images funèbres.

Plus tard, au moyen âge, quand de grandes calamités publiques vinrent fondre sur les nations , le sentiment de la mort s’exalta. On ne se borna pas à représenter la terrible déesse seule et pour chacun : on la peignit , on la sculpta pour tous et avec tout son cortège; c’est-à-dire qu’on la montra s’attaquant successivement au roi, au pape, à l’empereur, emportant dans sa ronde fantastique aussi bien le joyeux ménétrier que le moine saintement enfermé dans sa cellule. Telle est du moins l’origine qu’on assigne généralement aux danses des morts.

Toutefois, il y eut avant cette époque quelques compositions littéraires qui purent diriger les esprits vers la réalisation matérielle de la danse macabre. Ainsi, par exemple , il nous est parvenu de Gautier de Mapes, trouvère du 12e siècle, une pièce de vers latins qui ressemble assez aux légendes des danses des morts, et qui est intitulée : Lamentatio et deploralio pro morte et concilium de vivente Deo. Dans cette pièce un grand nombre de personnages se plaignent successivement d’être soumis à la mort et de ne pouvoir échapper à son empire ; mais est-ce à dire pour cela, comme l’a écrit un auteur anglais, M. Francis Douce, qu’il faille croire que des peintures delà danse macabre étaient contemporaines de Gautier de Mapes? Je ne le pense pas, d’abord parce qu’il ne nous en est parvenu aucun fragment, ensuite parce qu’il faut qu’une idée grandisse avant d’arriver à son développement. Or, ici l’idée dont nous parlons venait à peine de naître. Je dirai la même chose pour le fabliau des trois morts et des trois vifs, qui appartient ausiècle suivant. En y voyant, si nous voulons, le germe de la danse des morts, il faut bien convenir qu’il y a loin de là encore à la sculpture et à la peinture, et que nulle part, dansles monuments de cette époque, on ne rencontre , tracé par la main des jmaigiers en miniature, un de ces bals d’outre-tombe que le 15e siècle étala fréquemment, avec tant de luxe et de grandeur, autour des cloîtres et des églises (2).

(1) Voy. Millin (Magasin encyclopédique de janvier 1 SI 3), analyse d'un mémoire du chanoine André de Joriosur l’explication des squelettes de Cumes.

(2) C’est une histoire assez curieuse que celle des Trois morts et des trois vifs. Il y en a plusieurs leçons. Le manuscrit coté n° 273G, fonds La Vallière ( bibliothèque Koyale), en contient trois .1 lui seul. Voici quelques vers de

Je n’appliquerai pas le même raisonnement à une pièce de vers qui se trouve dans la collection des poètes espagnols antérieurs à l’année 1400, publiée par Sanchez. Cette pièce a en effet pour auteur un juif qui vivait vers 1360, époque à laquelle il pouvait exister déjà des danses des morts, aujourd’hui détruites, en France, en Allemagne, et même en Espagne. Je dis même en Espagne, parce que, bien qu’on ne rencontre aucun monument de ce genre dans la Péninsule, il est difficile de croire que, dans un pays aussi sévèrement religieux, où la peinture s’est toujours complue en des sujets terribles, il n’ait pas existé de danses des morts. M. Douce dit d’ailleurs avoir connu une personne qui avait retrouvé sur une muraille de la cathédrale de Burgos quelques fragments de squelettes , malheureusement défigurés par une couche de badigeon. Quoi qu’il en soit, la première grande peinture publique qu’on connaisse de la danse des morts est celle de Minden en Westphalie. Elle date de 1383, et, soit qu’on la fasse remonter au souvenir de la peste noire, qui, de 1346 à 1348 fit périr, tant en Europe qu’en Asie, la cinquième partie de l’espèce humaine (1), soit qu’on rapporte seulement son origine à l’épidémie de 1373, qui faisait en quelque sorte danser les malades , en leur donnant une grande agitation, toujours est-il que ce fut à dater de celte époque qu’en Italie, en France, mais surtout en Allemagne et en Suisse, on vit se dérouler autour des cimetières ces bandes de cadavres osseux entraînant après eux l’humanité. Dans la plupart de ces singuliers monuments la mort tient souvent en main un violon , une flûte, un haut-bois, et elle appelle tous les vivans à son bal avec un rire moqueur.

La plus ancienne danse des morts connue, après la fresque de Minden, fut celle qui exista jadis au charnier des Innocents, à Paris, et qui datait de 1424. Diverses opinions se sont produites à propos de cette danse. Quelques écrivains ont pensé (MM. de Barante et Dulaure) qu’elle avait pu être une représentation théâtrale en action, et non une peinture; M. de Villeneuve-Bargemont, dans son histoire de René d Anjou , en a fait une procession ; M. Paul Lacroix, dans son curieux roman historique intitulé la Danse macabre , l’a transformée en un lugubre spectacle exécuté à l’aide de quelques squelettes par un certain Macabre, e. te; mais cesont là, à coup sûr, autant d’inexactitudes. La danse des morts du

chacune d’elles. La première, qui n’a pas de nom d’auteur, commence ainsi :

Diex por trois péccours relraire ’• l

. . . Monstra un signe dont relraire

Vous vocl le voir sans mesconter, etc.

La seconde, qui est intitulée : chi commenche li iij mors et li iij vis ke maistre Nicholes de Marginal Jist, s’ouvre par ces vers :

Trois damoisel furent jadis.

Mais qui partout querroit jà dis N’en trouveroit à eux pareus, etc.

La troisième a pour titre : Ce sont li iij mors et li iij vis ke Bauduins de Condêfist. Elle commence de celte façon . , . Ensi com li malère conte,

Il furent si com duc et conte Troi noble homme degranl arroi, etc.

Le manuscrit Ui8 Notre-Dame (bib. Roy.) contient le dit des trois mors et des trois vifs, plus un dit des trois mortes et des trois vives. Ces diverses pièces furent fréquemment imprimées aux quinzième et seizième siècles. On grava les trois mors et les trois vifs sur les marges des livres d’heures, imprimés et manuscrits. Mais ce qui a reudu surtout celte moralité célèbre, c’estqu’elle fut peinte par Orgagna, dans le Campo-santo de Pise. Elle le futaussi sur le portail de l’église des Innocents, à Paris, en 1408, par ordre du duc de Berry, et il en est question dans toutes les éditions imprimées de la danse des morts.

(1) L’Italie surtout et les bords du Rhin furent cruellement décimés par ce fléau. Strasbourg seul perdit 16,000personnes; et un témoin oculaire, Boccace, a laissé de ses ravages à Florence une terrible description. (Voy. le commencement du Decameron.)

charnier des Innocents était tout simplement, non pas une sculpture, comme on l’a écrit encore par erreur, mais bien une peinture que l’on mit six mois à achever. On lit en effet , dans le Journal de Paris , sous Charles VI et sous Charles VII : « L’an 1424 , fut faite la danse maratre (1) aux Innocens, et fut commencée environ le moys d’aoust , et achevée au karesme suivant. » Plus loin on lit également: « En l’f n 1429 , le cordelier Pûchart, preschant aux Innocens, estoit monté sur un hault eschaffault qui estoit près de toise et demie de hault, le dos tourné vers les charniers encontre la charonnerie, à l’endroit de la danse macabre. »' Ces textes tranchent, selon nous, la question d’une manière certaine. Une représentation scénique n’aurait pas duré six mois, et une sculpture contenant autant de personnages qu’en offrait la danse des Innocents aurait demandé beaucoup plus de temps pour être menée à fin.

Selon M. Peignot, la troisième danse des morts serait celle qui fut exécutée à Dijon, en 1436, sur les murs du cloître de la Sainte-Chapelle, par un certain Masoncelle; « mais, ajoute le savant bibliographe , elle ne subsiste plus depuis très-longtemps, et le souvenir en était entièrement effacé lorsque dernièrement un amateur de recherches sur l'histoire, les mœurs et usages du moyen âge, M. Boudot, a découvert ce renseignement dans les archives du département. (2) »

(1) On trouvera de curieuses recherches sur ce mol dans un travail encore inédit, de M. Leber, sur les danses des morts. Ce savant antiquaire m’a communiqué également uu passage que je ne connaissais pas de Noël du Fail ( contes d’Eutrapel ) , où cet écrivain parle de la danse des morts du charnier des Innocents , comme ayant été une peinture-, mais une autre conjecture récente et ingénieuse, bientqu’elle ne soit pas fondée , selon nous, est celle que M. Francis Douce a énoncée dans son ouvrage sur la danse macabre. Après avoir combattu l’opinion qui fait du mot macabre le nom d’un poëte français ou allemand (il aurait dû ajouter aussi celui d’un peintre) , l’érudit anglais démontre fort bien la fausseté de quelques-unes des autres étymologies d’où l’on fail venir cette expression. Parlant ensuite de la peinture dans laquelle , au Campo-Sanlo de Pise, Orgagna a représenté les trois morts et les trois vifs, il remarque que les trois vivants arrivent, (voyez Vasari dans sa vie d’Orgagna, — Baldinucci dans son examen sur Orgagna, — Morona, daus sa Pise illustrée) à la cellule de saint Macarius, anachorète égyptien, qui leur donne, eu leur montrant les trois morts, une leçon morale. Rapprochant ensuite cette circonstance de ce que l’histoire des trois morts et des trois vifs était rappelée dans la danse des morts des Innocents , à Paris ; de ce quelle avait été peinte sur le portail de l’église du même nom, en 1408 ; de ce qu’enfin toutes les éditions imprimées de la danse macabre contiennent cette légende, M. Douce s’exprime à peu près ainsi :

« D’après ce qui précède , il y a donc toute raison de croire que ce nom de Macabre si fréquemment et sans autorité appliqué à un poëte allemand inconnu, se rapporte en réalité au saint, et que son nom a subi une faible et évidente altération. Le mot Macabre est fondé seulement sur des autorités françaises, et le nom du saint qui, dans l’orthographe moderne decettelangue est Macaire, aurait été, dans beaucoup d’anciens manuscrits, écrit Macabre aulieu de Macaure, la lettre b étant substituée à la lettre u par le caprice, l’ignorance ou l'inattention des copistes, etc. «Tout attrayante que soit celte supposition, nous ne pouvons l’adopter. La vie de saint Macarius, hermite égyptien, rapportée par les Bollandisles avec toutes les légendes qui y ont trait , ne contient pas l’histoire des trois jeunes gens, et il est vraisemblable que saint Macaire a été placé dans la peinture d’Orgagna comme le fut plus tard le docteur ou coryphée dans nos premières pièces de théâtre, et même dans la danse des morts de la Chaise-Dieu, pour faire la leçon et tirer la moralité. S’il y eût été à titre d’origine, nous le saurions. D’ailleurs dans aucune des représentations du fabliau des Trois morts(et elles sont nombreuses ), qui se trouvent sur les livres d’heures, non plus que dans le texte d’aucun des manuscrits qui rapportent ce fabliau, saint Macaire n’est nommé. C’est donc à tort , je crois, que M. Douce a établi son rapprochement. J’aimerais autant ajouter foi à l’origine que Chorier donne à nos danses, en disant, dans ses recherches sur les antiquités de Vienne en Dauphiné(I650, p. 15), qu’un bourgeois, appelé Marc Apvril, fit présent au chapitre de Saint-Maurice d’une pièce de terre et des moulins dits de Macabray , et que de là est venu lenom de danse macabre , par corruption. Celte étymologie ne serait pas plus singulière que l’autre.

(2) M. Peignot nous apprend aussi que dans l’église Notre-Dame de Dijon il existait, avant la révolution, une danse des morts brodée et découpée en blanc sur uue pièce d’étoffe noire qui avait à peu près deux pieds de haut sur une très grande longueur. Les personnages avaient 18 à 20 pouces de hauteur. Elle a disparu avec le mobilier de l’église.

( il )

La quatrième danse des morts, et la plus célèbre de toutes parce qu’on l’a, à tort, attribuée à Iiolbein, est celle qui fut peinte à Bâle, dans le cimetière des Dominicains, «en mémoire perpétuelle de la mortalité ou de la peste qui y régnoil en 1439, pendant le grand concile, et qui emporta beaucoup de monde, entre lesquels il y avoit plusieurs personnes de qualité, et même des cardinaux et des prélats. » (1)

Or cette danse des morts ne peut point être de Holtein, car elle fut peinte en 1441, et Holbein ne naquit qu’en 149S (2). On la fit retoucher , en 1568, par un certain Hugues Klauber, qui se peignit lui -même au haut avec sa femme et ses enfants. Elle fut détruite en 1805, en même temps que le cimetière des Dominicains, sur les murs duquel elle existait; seulement, différentes personnes en sauvèrent des fragments dont quelquesuns sont aujourd’hui à la bibliothèque de Bâle, où ils me furent montrés en 1837 par M. Gerlach, conservateur de cet établissement, ainsi que deux poignards dont les fourreaux, richement ciselés , représentent, l’un une danse des morts attribuée (quant au dessin) à Holbein, l’autre un sujet plus joyeux. (3)

Ce qui a pu donner lieu à l’erreur si généralement répandue qu’IIolbein était l’auteur de la danse des morts de Bâle, c’est que ce célèbre peintre a laissé en dessins de portefeuille, qui font aujourd’hui partie du cabinet de l’empereur de Russie, une danse des morts, gravée depuis, mais qu’il ne faut pas confondre, comme on le fait trop souvent, avec celle du cimetière de Bâle, que publia Mérian (4).

Parmi les autres monuments de ce genre dont le souvenir est resté , il faut ranger la danse des morts de Lubeck, exécutée, à ce qu’on croit, en 1463, sous le porche de l’église Sainte-Marie (5 )(Foy. Fabricius, Ve vol. p. 2);

Celle du château de Dresde, exécutée en 1534 (6) ;

(1) Préface de l’édit, de la Danse des morts de Bâle gravée par Mérian, Francfort, 1640 , in-4o. Notre citation française est tirée de l’édit, de Bâle, Im-Hoff, 1744, iu-4n.

(2) II y eut encore à Bâle, dans ce qu’on appelait le Petit Bâle, sur le côté du Rhin opposé au Grand-Bâle, un couvent de religieuses appelé Khingenthal, bâti vers la fin du xine siècle. Dans une galerie qui eu dépendait ou voyait les restes d’une danse des morts peinte sur les murs, et qu’on dit avoir été exécutée avec beaucoup moins d’art que celle du cimetière de Dominicains. On y lisait la date de 1312. En 1 706, Emmanuel Buchel, boulanger de profession, mais admirateur enthousiaste des beaux-arts, fit uue copie à la détrempe de tout ce qui restait de celte peinture; elle est encore conservée dans la bibliothèque publique de Bâle.

(3) Voyez mon rapport au ministre de l’instruction publique sur les bibliothèques suisses, Paris, 1838, in 8°. L’un de ces poignards, celui qui représente la danse des morts, est gravé en tête de l’ouvrage de M. Francis Douce.

(4) Le gravures de Mérian ont eu plusieurs éditions, et lui-même, après avoir vendu, vers 1018 son premier travail, qui fut probablement publié par les acheteurs 'ce qui aurait produit l'édition de 1621 aujourd’hui introuvable), racheta plus tard ces planches vers 1646 ou 47, les fit réduire et graver de nouveau, et en publia en 1640, d’après ces nouvelles gravures, une première édiliou â Francfort. Quant aux dessins de Holbein, gravés par Jean Lulzelburger, ils furent publiés â Bâle eu 1530; il y en eut plusieurs éditions successives. Ils furent également gravés par nollar, par Mêchel, par les frères Meyer.

(5) Selon quelques écrivains, celle danse aurait été au contraire dans la chapelle des orgues Le docteur Nugent en a donné une description dans laquelle il dit que les figures de la danse avaient été retouchées en 1588, en 1642 et en 1701. Les vers qui l’accompagnaient étaient en bas allemand, mais à la dernière réparation on jugea convenable de les remplacer par des vers allemands dus â Nathaniel Schlot de Dantzick. Cette danse est fort célèbre en Allemagne.

(6) Cette danse fut décrite par Paul Christian Ililscher dans un ouvrage général publié sur ce sujet à Dresde , en 1705 (8 vol ), et plus tard â Baulzen, en 1724 (8 vol.). Elle n’était pas peinte, mais sculptée en pierre sur la façade du château du duc George. Elle contenait 27 personnages. Elle est gravée dans la chronique de Dresde, d’Anlhony Wecker (Dresde 1680, in-fol.), et elle fut transportée, en 1721, au cimetière du vieux Dresde.

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