Extrait des Opuscules de S. François de Sales
APPENnjcE III i6q
13. Extrait de S. François de Sales sur l'amour naturel de Dieu et des Vertus: Amour de Dieu, 1. II, c. xviii, 1. VI c. v ctsq., 1. Vin, I. IX, I. I, c. XII.
1 3. Résumé de la seconde partie de l'Amour de Diea.
1/4. Extrait de La Vie de la Vénérable mère de Chantai faite par M. l'Evèque d'Evreux.
i5. Fin de la Préface d'un livre appelé la Théologie da Cœur, i646.
16. Extraits de la Vie de Marie de l'Incarnation [notes de Fénelon postérieures à l'Instruction de Bossuet sur les Etats d'Oraison].
Plusieurs de ces « autorités » se retrouvent dans les Justifications de Mme Guyon. L'Opuscule sur F Autorité de Cassien a été joint aux Justifications, par Polret, qui le donne bien d'ailleurs comme étant de Fénelon.
La Terminologie mystique de Fé.\elo?c.
a II n'est pas question de disputer des noms pourvu qu'on sauve le fond des choses », écrit Fénelon dans son Explication^. Ce qui rendait malaisée une discussion sur les « noms », c'est l'incertitude du vocabulaire mystique : aujourd'hui encore, il est mal fixé, et l'on trouve par exemple en désaccord sur le sens du mot Contemplation deux maîtres de la vie spirituelle, le P. Poulain et l'abbé Saudreau. Néanmoins il importe de préciser dans la mesure du possible le sens que certains termes essentiels du langage mystique employé par Fénelon pouvaient présenter à des lecteurs du xvu* siècle.
Contemplation. Contemplation infuse. — D'après la définition de S. Thomas, la contemplation était une « vue simple do la vérité^ », une intuition de la réalité surnaturelle, un « acte de
2. Ap. Vacant, Dictionnaire de Théologie. III, col. 1616-1617 j S. Thomas, Suffi. Thcol. IJa Ih", q. 180, a. 3 ad i"™.
rinlelligcnce », avant « sa cause et son terme dans l'Amour* ». La définition de S. Bonaventure est très voisine de celle de S. Thomas: La contemplation dit-il, « n'est pas exclusivement un acte de l'intelligence ; elle implique aussi un sentiment savoureux de la vérité perçue^ ».
C'est au xvii^ siècle seulement que s'établit la distinction de la contemplation en contemplation acquise ou naturelle et contemplation infuse ou surnaturelle ^ — Le mot « infus », avait, semble-t-il, l'intention d'exprimer deux idées : celle d'une grâce que Dieu verse dans l'âme, et celle de la conscience que prend l'âme de cette opération divine. — La distinction des deux sortes de contemplation se trouve pour la première fois dans le De Contcmplatione divina de Thomas de Jésus (1620); le cardinal Bona la reprit, vers 16Ô0, dans sa Jia compendii ad Deum, cjue ï'énelon justement a connue, au moins par des extraits ; elle devint classique grâce au livre de Philippe de la Sainte-Trinité, provincial des Carmes de la province d'Aquitaine, la Summa iheologiae myslicae (i656). La Théologie mystique du dominicain Thomas de Vallgornera (1662), le De Oralione chrixtiana du cardinal Brancati (1687) reproduisent la Summa de Philippe de la Sainte-Trinité. Ces auteurs assignent à la contemplation infuse des caractères « ne convenant pour la plupart qu'à des états contemplatifs vraiment extraordinaires » : et cependant ils en recommandent instamment la recherche à tous les fidèles*. 11 y avait là une inconséquence qui contribua sans doute à la préparation et au progrès du Quiétisme ^.