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5 la certitude et la nature de leur chatiment, " vm, 7-10 j 6 la vraie cause de leur ruine a laquelle ils ne veulent pas croire, vm, 7-14; 7 mais leurs joies insensees vont faire place aux plus grandes douleurs * ix> 1-6 ; 8 car le jour de la visitation est arrive, ix, 7-9. Ainsi dans les^trois premieres strophes, le prophele s'eleve conlre des peches de plus en plus grands ; et dans les suivantes il annonce le chatiraent, qui d'abord se presente a 1'horison et effraie sans convertir , et qui bienl6t eclate. Remarquons que les dernieres paroles de chaque strophe annoncent le sujet de la suivante*
( Lorsque dans mon amour et mon inepuisable misericorde j'ai fait une derniere tentative pour guerir mon peuple et le ramener a moi, la grandeur de la plaie s'est devoilee en plein, I'iniquite d'Ephra'im et les mechancetes de Samarie se sont manifestoes. Ils font le mensonge (1 Jean HI, 9, faire le peche) ; mes ennemis secrets me volent les ames de mes enfans par d'adroites seductions dans rinterieur des maisons, mes ennemis declares me les ravissent aux yeux do tous et en rase campagne. Et ils se disent dans leurs coeurs queje ne me souviens pas de tonte leur mecliancete. Maintenani leurs mefaits les enveloppent de toutes parts comme autant de temoins, ils sont tous devant mes yeux. vn, 1-2 .
i Les inferieurs flattent les honteuses passions du roi et des grands; et tous, les grands et les petits* les pauvres et les riches , tous sont consumes d'une ardeur adultere pour les faux dieux et les voluples. Moins ardent est le feu qvCallume dans son four le boulanger; leurs passions s'en^flamment de plus en plus, et ils s'y complaisent coname en une chose bonne et legitime; ils attendent paisiblement que le moment soit venu de satisfaire leurs desirs, semblables au boulanger qui apres qu'il a petri la pate et tandis que son four se chauffe, dort en paix jusques au moment ou la pate est levee et ou il acheve son travail en mettant les pains au
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four. Le jour de fete de notre roi, du roi d'Israel, est un jour de debauches et de trahison : le vin ajoute a toutes les passions un surcroit d'ardeur, les grands sont malades d'ivresse, et le roi fait signs de la main pour les inviter a boire, a des moqueurs qui se jouent de lui; en s'enivrant a sa table , ils couvent dans leur cceur des pensees de revolte et de meurtre, que rien ne fait pressentir, mais qui bientdt apparaissent au grand jour ; ils tuent le matin le roi avec lequel ils ont bu dans la nuit , ainsi le four chauffe le soir ne trahit point au dehors sa chaleur pendant la nuit, mais au matin il en sort des flammes ardentes. Les passions des Ephraimites ont toute la violence de ces flammes; ils ont consume, devore, comme un incendie, leurs juges (leurs princes) ; tous leurs rois, Zacharie, Scallum, Pekachja, Pekach ont peri par 1'epee de conspirateurs, et au milieu de cette corruption et de celte anarchic, il n'est personne qui crie a moi. t vii, 5-7.
C'est Yers les peuples etrangers , vers les pa'iens , qu'.Eplira'im se tourne dans ses angoisses ; mon dessein avail etc d'isoler mon peuple de tous ses voisins et de le maintenir pur dans cet isolement (Lev. xx , 24) , mais Ephraim s'est mele avec les Assyriens et les Egyptiens. Loin de trouver aupres d'eux force et secours, it est consume par eux, comme Test par le feu un gateau qu'on ne tourne pas (Jer. XLVIII, 11) ; la moitie du royaume a deja ete devastee et detruite par Tiglat Pileser, sans qu' Ephraim ait voulu se tourner vers son Dieu qui seul peut le sauver. Les etr angers, Syriens (2 Rois xm, 7), Philistins (Es. ix, 11), Assyriens (2 Rois xv, 19. 29), ont devore sa force, et il ne le remarque pas; ses cheveux ont blanchi, et il n'en sait rien; tout lui annonce sa mort prochaine, etil ne prend garde a rien. Malade desespere (Amos vi, 6.11), il persevere dans son orgueilleuse confiance a lui-meme , et sa presomption temoigne contre lui (v, 5). Telle qu'une colomoe slupide qui