Mais parce que les exemples sont
- . '^ ^ , ' , bus leipsum
plus puissans pour persuader que les pr.i?t)e exemparoles , donnez vous-même en toutes o^lrJ;;,';:;;;'; choses Texemple des bonnes œuvres "■'"^' '" ">'«'
, . . . ,, grilate , in ^ra-
que les autres puissent imiter ; 1 cxcm- vitaîi. pic de la bonne doctrine et de la bonne manière d'instruire ; l'exemple de
l56 ÉPItRE a TIT£.
la pureté des mœurs et de la sainteté de la vie ; Tcxemple de la gravité qu'il faut avoir dans la conduite.
8. Veibiim ^' Q.^^ ^^ parole que vous annoncez janum iirepie- soit pure ct irrépréhensible, afin que
iensibile : ut is, * , * , \ ■»
qui ex adverio uos adversau'cs roiigissent, n'ayant au-
est , vereatur, i » T i
nihil habens ^^^^ ^^^^^ ^ <ill'6 ^^^ UOUS. malum dicire Après avoir exhorlé Tite, et tous les évêe no )is. ques en sa personne, à se rendre les modèles
de louis troupeaux, il revient à l'instruction.
9. Serves do- Q. Exhortcz Ics scrvitcurs à être soudiio^esTe!tn mis h leurs maîtres, à s'étudiera leur
omnibus pia- plaire en toutes choses , à ne les pas
ceiiles, non con- ^ *
tiadicenies, contredu'e,
10. Non fraii- 1 o. A uc Icur faire aucun tort ; mais omnibùs'odem ^ Icur témoigner en toutes rencontres bonam osien- m^Q parfaite fidélité , afin que , par
d6nt6s r ut doc- • .
rinam Saivato- Icur obéissaucc et par leur fidélité, ils ornent' ii o^^n- ^^sscut révérera tout le monde la doc- "''^"s- trinc de Dieu notre Sauveur,
Les païens négligeaient leurs esclaves qui étaient très-vicieux; la foi chrétienne les instruit et les rend vertueux : les serviteurs sages sont doue un ornement de la foi ct de la religion.
ir. Apparuit ^ I • Eusciguez tous Ics honimcs libres eniragraiiaDei çj escIavcs de la manière que je viens
Salvatoris nos- r>\ '
tri omnibus lio- dc VOUS marquer ; car Jesiis-Llirisl, no-
m.nik.s, j^,^ Sauveur , la source de la grâce, et
la grâce même de Dieu, a paru par Tin-
ClIAPITRlî II. 167
arnation et a éclairé tous les hommes, oit libres , soit esclaves.
I 2. Et comme notre maître , il nous 12. Eiudiens appris à renoncera l'impiété et aux ;'°^,;^';;„^';';^^:
ésirS du siècle, '^"i. et secula-
La premitre leçon de Jésus- Clinst nous jprend à renoncer à toute impiété de docine; c'est-à-dire à toute docirine contraire la véritable religion et à toute impiété de lœurs, c'est-à-dire, à la vie crimiiïelle, au ^ché , aux désirs déréglés des biens de ce londe, des richesses, des plaisirs, des Iionîurs.
Pour vivre en ce monde sobrement, sobriè.etjusiè, istement et religieusement , ^ ,^;t :^lj
Religieusement à l'égard de Dieu; jusleent à l'égard du prochain ; sobrement à l'éird de nous-mêmes.
En trois mots, saint Paul fait un abrégé de ute la morale chrétienne.
La seconde leçon de Jésus -Christ, et qui * une suite de la première , nous apprend I que nous devons à Dieu, au prochain et à )us-mèmes.
I 3. Attendant la béatitude éternelle i^.Experian-
, tes bealam
Lie nous espérons, spem,
Et que Jésus-Christ a promise pour récominse de la vie sobre, juste et religieuse. Voici comme une troisième leçon de Jésushrist , qui nous enseigne qtie ce n'est pas i le lieu de noire béatitude; mais qu'il nous faut attendre dans le Ciel et la mériter par piété, par la justice, par la sobriété.
l58 Él'ÎTRE A TITE.
et advenuim Et attendant ravéïiement glorieux Jf! De'r^'e.Tahi Jësus-Christ , noIre grand Dieu et no
loris nostri Je- Ij.q SauVCUr.
su Chrisli ;
Parce que nous sommes composés de deux
parties, d'un corps et d'une ame. nous attendons deux béatitudes, l'une pour l'ame après *a mort , l'autre pour le corps après l'avénement glorieux de Jésus-Christ.
C'est donc ici la seconde partie de notre espérance : nous attendons l'avènement de la gloire de Jésus-Christ, qui ressuscitera et glO: rifiera nos corps.
Nous demandons tous les jours cet avènement de Jésus-Christ : Adveniat regnum tuum; mais, hélas ! en le demandant, nous craignons souvent que ce temps n'arrive. '
Saint Paul , pour convertir notre crainte en espérance, ramasse en peu de mots tout ce qui est capable de nous donner confiance en Jésus-Christ.
Premièrement, c'est l'avènement de la gloire : il viendra glorieux pour nous communiquer sa gloire.
En second lieu , c'est Vavénement de Jérsus, notre grand Dieu et notre Sauveur ; parce qu'il est Jèsu^, il est miséricordieux ; parce qu'il est Sauveur, il vetst sauver; parce qu'il est grand Dieu, il est tout- puissant et il fait ce qu'il veut.
Que si cela ne suffit pour vous donner con- . fiance en lui , faites réflexion à ce qui suit.
14. Qui de 1 4- Ce Sauveur , ce grand Dieu s'est dit semetipsu-n livré lui-niêiue à la mort pour nous ,
pro nobis.
CHAPITHI' 11. iSg
lorsque nous étions pécheurs et ses ennemis,
Que ne fera-t-il pas pour nous, ses ami?, ses enfans , ses frères , ses membres ?
Il s'est livré , dis-ie, à la mort pour"' "''s redimfr.
, ,,. , /■ 1 , ret al) omni ini
nous délivrer de tout peclie. quitate,
Oui est le pécheur, racheté au prix du sang adorable d'un Dieu, qui n'espérera pas en lui?
Afin que nous ayant purifiés, il nous et mnndaret si-
yxi 1 1 • • • r* '*' popuhim ac-
lit son peuple choisi, qui lut sa pOSSeS- ceptabilem ,
sion et comme son bien propre , un ^^^'^'^torem bo-
r r " noriirn operuru
peuple zélé pour les bonnes œuvres.
Mon Dieu! qu'est-ce que l'honinie pour que vous vous souveniez de lui ? disait autrefois le Roi prophète. Mais qu'est-ce que l'homme, ô mon Dieu ! pom* que vous ayez daigné naître, vivre sur la terre, y souffrir, y mourir pour lui ?
Pourquoi? pour le racheter, pour le purifier; afin que l'ayant purifié, vous en fassiez votre possession , votre propre bien
O chrétien ! ô enfant de Dieu ! apprenez à mettre votre espérance dans l'infinie et ineffable miséricorde de Dieu
Apprenez à répondre à son amour pour vous, à aimer Jésus-Christ, votre p^-and Dieu et votre aimable Sauveur; apprenez à détester vos péchés poiir lesquels il est mort , à être fervent dans son service , à être tout à lui et mettre en cela toute votre gloire.
Je suis le propre bien de Dieu, l'enfant de Dieu, le bien qu'il chérit.
l6o ÉPÎTHE A TlTIi.
Prenez garde de rien faire qui vous rende indigue de cet honneur.
i5. Hœc lo- i5' Apprenez cela à ceux qui ne le quere, etexhor- savent pas ; cxliortcz ceux qui le savent
tare , et argue ^ , . . ,
cum onini im- a le pratiquer ; reprenez avec autorité
perio. Nemo te • , i- . . •,.
coniemuat. ceux qui y Contredisent , et acquittezvous si bien de vos devoirs , que personne ne vous méprise.
COROLLA.IRE DE PIÉTÉ
En premier lieu.
Que les personnes âgées apprennent de saint Paul , verset 2 , quelle doit être leur pratique de piété , savoir : le fréquent exercice des vertus théologales, delà foi, de l'espérance, de la charité , et dans Tesprit de ces trois vertus souffrir avec patience.
1 .0 N'étant plus capables des travaux et des austérités corporelles à cause de leur âge , ils doivent se sanctifier par le fréquent exercice de ces vertus intérieures : qu'ils croient sincèrement tout ce que la religion les oblige de croire; qu'ils espèrent fermement le bonheur éternel que Dieu leur promet, et qu'ils sont sur le point de posséder; qu'ils aiment Dieu de tout leur cœur , et se dégageant de toutes choses , qu'il»