Je vous supplie donc pour nion i, ob.eciv
iSa Él'ÎTllE A PIULÉMON.
te pio nieo h- gjg m^iqQg Oiicsime , que j'ai entiendré
lio quem geiiui T .
!iî vincuiis , o- à Jésus-Christ dans mes liens.
nesimo
Ennn il propose sa demande , mais avec
quelle précaution, appelant Onésimeson fils, son fils qu'il a engendré dans ses liens , afin de toucher et d'attendrir par ces deux considérations le cœur de Philémon en faveur d'Onésime.
II. Qui tibi 1 1, Qui vous a été autrefois inutile. tilis fuit. ïï ^" confesse tellement la faute (pi'il la
diminue , appelant seulement inutile celui qui a nui.
uuuc auiem et Mais qui uiainletuint nous est très-
mitii et libi u- ., , ,
tilis, utile a vous et a moi.
Onésimeen grec signifie utile; il est maintenant ce que signifie son nom. Saint Paul propose donc sa demande, et il prouve à Pluïémon qu'il la lui doit accorder, à cause de son utilité. Il vous sera dorénavant utile, parce qu'étant chrétien, il nous servira fidèlement ; il m'a été utile , m'ayant bien servi dans ma prison
li. Quem le- I 2 . Je VOUS Ic rcuvoio , et je vous aiisi iibi. ru pj,jg j^ [q lecevoir conime mes propres
autein jllum ut ^ . ^ '
mea visceia , enUaillcS.
suscipe;
C'est mon fîls, c'est mon cœur et mes entrailles ; recevez-le connue tel ; ce que vous lui ferez, je le tiendrai fait à moi , à mon • cœur , à mes propres entrailles.
Quel exemple de charité et de tendresse pour tous les chrétiens ! mais que de reproches pour tous ceux (jui n'ont que de la In-
ipÎTRE A PillLÉMON. l83
reté pour les domestiques, pour les pauvres, et qui les traitent sans aucune humanité
1 3. J'avais pense à le retenir auprès i3. Quem ego de nioi , afin qu'il me rendît dans ma eumTune"" prison tous les bons offices que vous "' f""° '^ ""i"
, I . A . , . niiuisli-arel in
m y rendriez vous-même , si vous étiez vmcuiis Evanà Rome ; s^^"*
14. Mais je n'ai rien voulu résoudre 14. Sme couen cela sans votre consentement , afin n!l°, ^"'f'" [^^
' uinii voliii la-
que la grâce que je vous propose n'ait '^'^'^' "' "^ ve-
rien de lorce , mais soit entièrement tate bonnm mvolontaire et libre. H ^"".' • '^'^
11 y a clans ces deux versets deux raisons qui pressent Pliilémon de pardonnei* à Onésime; il a rendu à saint Paul, prisonnier de Jésus-Christ, des services que Fhilémon n'aurait pas dédaigné de lui rendre ; c'est une raison de lui faire grâce
Saint Paul, par respect pour Philémon , n'a pas voulu retenir Osénime, quelque utile qu'il lui fût ; autre raison qui oblige Philémon d'avoir égard à la demande de saint Paul.
i5. Peut-être Dieu a-t-il permis iS.Forsitanequ'Onésimc s'éloiLmât de vous pour peu ''-''''f,^ '^'''''':
I o r r sit ad liorani a
de temps, afin de donner par là occa- 'e, utœiermini
, . fl illiim reciiieies,
sion a sa conversion , et arin que vous le reçussiez pour l'éternité ,
1 6. IVon plus comme un esclave, mais ^^- ^àm uou
, . . , , ulseivutn , sed
comme celui qui de votre esclave est 1,10 seno devenu votre frère, |ui m'est très-cher J]
issiniuin iraem , maxime
l84 tl'ÎTRE A^ PIIILÉMON.
milii , quaiiiô à moi en particulier, et qui vous le urerinca'^e^ ^^^it être beaucoup plus e'tant à vous ti «11 Domino ? et selou Ic moiiJe , comme votre escla
vc , et selon le Seigneur, comme votre
frère en Jésus-Christ.
Dans ces deux deniiers versets, saint Paul diminue la faute d'Onésinie ; il parle de sa fuite comme d'un simple voyage , ou d'une absence; il en dimiiuic la durée pour peu de temps ,• ensuite il représente celte absence comme une disposition de la providence de Dieu ])Our la conversion d'Onésime.
Comme s'il lui disait : vous opposerez-vous au desseinde la miséricorde de Dieusm- Onésime ? Refuserez - vous grâce à celui à qui Dieu l'a accordée ? Il est devenu votre frère; il est maintenant tout à vous et quant au corps et quant à l'esprit : son corps est à vous, parce qu'il est votre esclave ; son esprit est à vous parce qu'il est à Jésus-Christ, avec qui vous êtes un même esprit : faites donc grâce à mon iils , que je chéris comme mes entrailles, à votre serviteur, à votre frère, au membre du corps de Jésus-Christ, dont vous f;iitcs gloire d'être aussi le membre.