‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 2)Chapitre 134 sur 276 · V. 18, il appelle ses disciples ses en- mei , quos d · texte numérisé non relu

V. 18, il appelle ses disciples ses en- mei , quos d

t» 71 7" •/ ' • i /■ dit niilii Deus.

[ans : JUe voila moi et m,es enjans que Dieu jïCa donnés.

\l\. Ses frères et ses enfans étant u.Quiacrgo

, * 1 1 • 1 pueri commu-

:lonc revêtus de chair et de sang, et „jcaveiunt cmjarconsc'qucnt passibles et mortels, Je- "' ^.' ^^"S"'";.'

lit 'et ip.se simili-

îus-Clirist , leur père, leur frère, leur ter paiticipavit

. r. 1 A 1 A eisdem : ut per

pontiip, a voulu être de même nature, monem desïfin de détruire par sa mort celui qui "■uereteumcim

r T. tiabebat moi lis

6lait le prince de la mort, c'est-à-dire , imperium , id

I ,. , , est , diabolum •

le aiaJ)lc.

Le démon excitant les hommes au péché, es rendait coupables de la mort temporelle ;t éternelle : il était donc par le péché le prince de la mort, soit du corps, soit de l'aaie : Jésus-Christ, la vie et la source de la ^ic, par sa mort a détruit le péché et a vaincu le déjuon ; il a donc triomphé tout à la fois ;l du prince de la mort et de la mort même.

i5. Et afin de rendre libres ceux ,5. Etiibera- □ ue la crainte de la mort , comme un "^^^ ^°' 'iV' ^''

'■ . 111 more mollis per

tyran , tenait comme des esclaves dans toiam viiamo!>. une continuelle servitude pendant leur ""(u,';^^"'"^^'^" vie.

Jésus-CIn-ist nous a délivrés de ce tyran par les assurances qu'il nous donne de la vie iternoUe. La mort aux chrétiens e.st la fin

2 (.4 iPÎTUE AIX HÉBRi: UX.

des misères, le coinmencemenl du bonbeui éternel : pourquoi donc la craindre, el pourquoi au contraire ne pas dire avec les sa nls Cupio dissolvi, etc. ?

16. Niisquam 16. Car le Fils de Dieu n'a pas fait enim angeios ^^^^ ances l'iioiineur de prendre leur

a|iprebendit , ° . . .

sed semen A- nature ; mais il lui a plu de prendre la hendTt. ^' ' "^ nôtre dans la race d^Abraham , et de naître Juif des Juifs.

17. Unde de- iQ- S'étaut donc revêtu de notre na- Srs°ri.t'"-<=-> pour être notre ponlifc , il a lari,ut niisen- fallu qu'il fiit en tout Semblable à ses

cors 116I*6t et

fideiis poiit'ifex fi'ères, mortel, infirme et passible comliî^SpUia'rerme eux , afin qu'il fut d^autant plus deiicia populi. sensible à leurs misères, qu'il en avait fait l'essai , et que , dans un esprit de compassion , il s'acquittât plus fidèlement de tous les devoirs d'un vcrilable pontife auprès de Dieu , le glorifiant autant qu'il le peut être , et satisfaisant en toute rigueur à sa justice pour les péchés de son peuple.

8. lu eo e- 18. En effet , en cela même que Jé- Bim , in quo sys-Clirist a soufîcrt et qu'il a été ten-

passus est ipse ^ *■

eifeniaiiis, po- té /)ar Ics affiictious , il en est plus dis-

tens esl eis qui * . , , . ce . %

tenianiur, au- posc a sccounr ceux qui soutirent , ri xiharu clont la patience est tentée par les souf-

frances.

CllAl'lTI.E .II. 2 l5

COROLLAIRE Ûli PIÉTÉ.

En premier lieu.

Apprenons tout à la fois deux choses des quatre premiers versets : TexcelJcnce de la loi cvangclique donnée par Je'gus-Clirist, Ja ve'rité e'ternelle ; piêche'e par les apôtres , les disciples de la vérité; confirmée par les miracles de la puissance du Père éternel , la source de la vérité, et par les dons du Saint-Esprit, I Esprit de >éritc.

La seconde , l'énormité des péchés Jun chrétien , et par conséquent la tii^ueur de son supplice.

Son péché est d'autant plus énorme :|ue le législateur de la loi qu'il viole îst plus noble, c'est le Fils de Dieu, c'est la vérité même •; que cette loi est plus >aintc et plus divine dans ses préceptes ît dans ses promesses; qu'elle a étéconirmée par plus de miracles de la puissance de Dieu, la source de toute vérité , ît fortifiée par une plus abondante effusion de tous les dons du Saint-Esprit.

Tout cela augmente l'ingratitude, le iiépris et la malice d'un chrétien qui :ransgrcssc la loi de Jésus-Christ , te

^i6 icPirnE aix hébreux.

augmente par conséquent sa condamrjation.

En secojid lie'' .

Apprenons du verset 9 que la passion et la mort de Je'sus-Christpour nos péchés est l'effet d'une souveraine mi séricorde et d''une charité excessive de Dieu pour nous ; et des verse Is suivans, qu'elle est aussi l'effet d'une infinie sagesse.

// était digne de la sagesse de Dieu

que son Fils, l"* auteur de notre salut ,

souJJ'rît , cjiCil fût consommé par la

passion, et qiCil nous sauvât par cette

Veii. xo. voie.

De la part de Dieu .

Pour nous faire mieux connaître sa sainteté, el poumons rendre plus sen sible la haine qu'il a du péché. Jésus- Christest le Saint des saints, il ne connaît pas le péché , il n'a jamais péché, et même il n'a pu pécher ; il était impeccable, parce qu'il était Dieu ; mais il s'est chargé de nos péchés, il s'en est fait la victime; c'est assez pour être traité avec toute rigueur par la justice de son Père : Or, si cela se fait au bois i'ert , que fera-t'07i au bois sec?

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