V. 18, il appelle ses disciples ses en- mei , quos d
t» 71 7" •/ ' • i /■ dit niilii Deus.
[ans : JUe voila moi et m,es enjans que Dieu jïCa donnés.
\l\. Ses frères et ses enfans étant u.Quiacrgo
, * 1 1 • 1 pueri commu-
:lonc revêtus de chair et de sang, et „jcaveiunt cmjarconsc'qucnt passibles et mortels, Je- "' ^.' ^^"S"'";.'
lit 'et ip.se simili-
îus-Clirist , leur père, leur frère, leur ter paiticipavit
. r. 1 A 1 A eisdem : ut per
pontiip, a voulu être de même nature, monem desïfin de détruire par sa mort celui qui "■uereteumcim
r T. tiabebat moi lis
6lait le prince de la mort, c'est-à-dire , imperium , id
I ,. , , est , diabolum •
le aiaJ)lc.
Le démon excitant les hommes au péché, es rendait coupables de la mort temporelle ;t éternelle : il était donc par le péché le prince de la mort, soit du corps, soit de l'aaie : Jésus-Christ, la vie et la source de la ^ic, par sa mort a détruit le péché et a vaincu le déjuon ; il a donc triomphé tout à la fois ;l du prince de la mort et de la mort même.
i5. Et afin de rendre libres ceux ,5. Etiibera- □ ue la crainte de la mort , comme un "^^^ ^°' 'iV' ^''
'■ . 111 more mollis per
tyran , tenait comme des esclaves dans toiam viiamo!>. une continuelle servitude pendant leur ""(u,';^^"'"^^'^" vie.
Jésus-CIn-ist nous a délivrés de ce tyran par les assurances qu'il nous donne de la vie iternoUe. La mort aux chrétiens e.st la fin
2 (.4 iPÎTUE AIX HÉBRi: UX.
des misères, le coinmencemenl du bonbeui éternel : pourquoi donc la craindre, el pourquoi au contraire ne pas dire avec les sa nls Cupio dissolvi, etc. ?
16. Niisquam 16. Car le Fils de Dieu n'a pas fait enim angeios ^^^^ ances l'iioiineur de prendre leur
a|iprebendit , ° . . .
sed semen A- nature ; mais il lui a plu de prendre la hendTt. ^' ' "^ nôtre dans la race d^Abraham , et de naître Juif des Juifs.
17. Unde de- iQ- S'étaut donc revêtu de notre na- Srs°ri.t'"-<=-> pour être notre ponlifc , il a lari,ut niisen- fallu qu'il fiit en tout Semblable à ses
cors 116I*6t et
fideiis poiit'ifex fi'ères, mortel, infirme et passible comliî^SpUia'rerme eux , afin qu'il fut d^autant plus deiicia populi. sensible à leurs misères, qu'il en avait fait l'essai , et que , dans un esprit de compassion , il s'acquittât plus fidèlement de tous les devoirs d'un vcrilable pontife auprès de Dieu , le glorifiant autant qu'il le peut être , et satisfaisant en toute rigueur à sa justice pour les péchés de son peuple.
8. lu eo e- 18. En effet , en cela même que Jé- Bim , in quo sys-Clirist a soufîcrt et qu'il a été ten-
passus est ipse ^ *■
eifeniaiiis, po- té /)ar Ics affiictious , il en est plus dis-
tens esl eis qui * . , , . ce . %
tenianiur, au- posc a sccounr ceux qui soutirent , ri xiharu clont la patience est tentée par les souf-
frances.
CllAl'lTI.E .II. 2 l5
COROLLAIRE Ûli PIÉTÉ.
En premier lieu.
Apprenons tout à la fois deux choses des quatre premiers versets : TexcelJcnce de la loi cvangclique donnée par Je'gus-Clirist, Ja ve'rité e'ternelle ; piêche'e par les apôtres , les disciples de la vérité; confirmée par les miracles de la puissance du Père éternel , la source de la vérité, et par les dons du Saint-Esprit, I Esprit de >éritc.
La seconde , l'énormité des péchés Jun chrétien , et par conséquent la tii^ueur de son supplice.
Son péché est d'autant plus énorme :|ue le législateur de la loi qu'il viole îst plus noble, c'est le Fils de Dieu, c'est la vérité même •; que cette loi est plus >aintc et plus divine dans ses préceptes ît dans ses promesses; qu'elle a étéconirmée par plus de miracles de la puissance de Dieu, la source de toute vérité , ît fortifiée par une plus abondante effusion de tous les dons du Saint-Esprit.
Tout cela augmente l'ingratitude, le iiépris et la malice d'un chrétien qui :ransgrcssc la loi de Jésus-Christ , te
^i6 icPirnE aix hébreux.
augmente par conséquent sa condamrjation.
En secojid lie'' .
Apprenons du verset 9 que la passion et la mort de Je'sus-Christpour nos péchés est l'effet d'une souveraine mi séricorde et d''une charité excessive de Dieu pour nous ; et des verse Is suivans, qu'elle est aussi l'effet d'une infinie sagesse.
// était digne de la sagesse de Dieu
que son Fils, l"* auteur de notre salut ,
souJJ'rît , cjiCil fût consommé par la
passion, et qiCil nous sauvât par cette
Veii. xo. voie.
De la part de Dieu .
Pour nous faire mieux connaître sa sainteté, el poumons rendre plus sen sible la haine qu'il a du péché. Jésus- Christest le Saint des saints, il ne connaît pas le péché , il n'a jamais péché, et même il n'a pu pécher ; il était impeccable, parce qu'il était Dieu ; mais il s'est chargé de nos péchés, il s'en est fait la victime; c'est assez pour être traité avec toute rigueur par la justice de son Père : Or, si cela se fait au bois i'ert , que fera-t'07i au bois sec?