‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 2)Chapitre 133 sur 276 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

celte partie, nous voyons raccomplissemenl futur de l'autre : Fous lui avez tout soumisf ce (jui sera réellement exécuté après le jugement dernier.

Dans ces versets remarquez trois difTérens états de Jésus-Christ : le premier d'humiliation, quand il a souffert; le second de gloire, qu'il a reçue dans sa résin-rection et dans son ascension; le troisième d'une gloire achevée, qu'il recevra après le jugement dernier, et qu'il possédera durant toute l'éternité.

Dans le premier état , durant sa passion, il a été fait pour nous, non-seulement moindre que les anges, mais le dernier de tous les hommes : Novîssimus virorum.

Dans le second état, il est à la vérité entré dans sa gloire , toute puissance iui a été don?^ée au Cieiet en ta terre; mais il n'exerceia p.einemen' celte puissance qu'après le jugement universel ; toutes choses sans exception lui seront alors parfaitement soumises, et c'est le troisième état, l'état permanent de toute l'éternité.

Divin Jésus, souverain Seigneur du Ciel et de la terre, je reconnais, je révère, j'adore dès à présent votre souveraine puissance , je m'y .soumets aujourd'hui tout entier, mon esprit, ma volonté, mon cœur, mon corps, tout ce que je suis; que votre vo'onté se fasse parfaitement en moi; et puisqu'il n'y a que le péché qui s'y oppose, ah ! détruisez, anéantissiez en moi tout ce qui vous est contraire, vaincjuez, domptez, réduisez à votre obéissance ma \olonté rebelle : RtbeUati etiam compellc votuntatem.

212 ÉPÎTRE At'\ IIÉBRLUX.

lo.Deceijate- I o. Au lestc, quc la moit et passion t"ei" quem ' onv ^^^^ ^^^^ ^^ Dieu Rc VOUS scaiiclalisG pas: nia.etpeiquem cette manière de nous sauver par les los fiiios in glu- soutfrances a ete tres-digne de la saauctoieinsalutis g^sse de JJieu ; car il était convenable eonim per pas- q^g Dicu, le principe et la fin de toutes

sioiiem consum- ^ ' i i i • ^ i

mare. choscs , ayant résolu de conduire a la

gloire plusieurs enfans adoptifs, parles mérites de son Fils unique et consubs tantiel; il était, dis-je, convenable qu'il glorifiât et consommât par les souffrances ce Fils unique, Tauleur du salut des autres ;

sanctiS "'" I \ • Pai'Çe qu^l était à propos que le qui sanntifican. poutifc qui sanctific , ct quc ceux qui omnes. Proptei soiit sanctifiés par lui , sortissent d'un 2on'"con'fundi^ "^cme pèrc et fussent d'une même natur fraires eos turc; par conséquentque le Fils dc Dicu,

vo( aie, dicens :.*,.,« -r />a

qui a daigne être notre pontde , lut d'une nature passible , mortelle et sujette aux misères; et en effet il a été tel : de là vient qu'il ne rougit point d'appeler les hommes ses frères, en disant par la bouche de David , psaume 2 1 :

n. nfuniiai)o 1 2 . Tannoucerai votre nom à mes

nomen tuiini /• \ > . •}• i

frairibiis nieis Jr^res , ye K^ous louevai au milieu de

in niedio F.ccle- l'E^Use.

i\x laiidabo te. <^

ClIAl'lTnE H. 2l5

i5. El clans Isaïe , chap. 8. v, 17 : i3. 1:1 ite Dans mes rnistres je mettrai ma con- pjj'^^," ^J'1.^^^°^ ïmceeu lui : ctdansle même prophète, Et iterunKEae

T . , ^n'o ) el |iueri

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