CHAPITRE VI
dus participans du Sainl-Esprit par la confirmation ,
5. Et qui, par le Saint-Esprit, ont 5. Gusiav» goule la douceiu' spu'ituelle de la grâce ,,,,3 ,,^„„,^ ^^ de Dieu, et dans celle douceur ont eu verbum, vhiu-
A , 1 1 1 .NI tîsque seculi
un avant -goût du bonheur du siècle veutuii, futur,
6. Et ensuite, par un mépris de 6. Eipiolaptous ces dons , sont retombés dans Fin- *' ^""' • '.'"'':
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fidélilé par raposlasie ; il est, dis-je, pœuiieniiam, impossible qu'ils soient renouvelés par la pénitence, c'est-à-dire, qu'ils reçoivent la rémission de leurs péchés par voie de rénovation ou de régénération, comme ils l'ont reçue par le baptême. ^"^' '''"■^^•
L'apôtre ne nie pas que de tels pécheurs ne puissent renti er en grâce , s'ils font sincè- -ement pénitence; mais il nie qu'ils puissent être renouvelés, ou régénérés comme ils l'ont été par le baptême qui remet la coulpe et la peine des péchés . qui fait une créalur'^ nouvelle et toule de grâce, comme parle saint Jean Chrysostôme : lilic lolum est gratia.
Et en cela saint Paul combat l'erreur de quelques-uns qui croyaient que, comme dans le judaïsme , ils avaient été souvent baptisés pour y être purifiés des immondices légales, de même dans le christianisme ils pourrai«^nt être baptisés plusieurs fois, et recouvrer la grâce baptismale.
Saint Paul, pour les détromper et pour leur
S58 ÉPÎTBE AUXHÉBRP.UX.
donner horreur de l'apostasie , leur dit que ceia est impossible.
rnrsum ciucifi- Attentant de crucifier une seconde
centes sibimet- /> • t ' i^i • . *
ipsis Fiii.im lois Jesus-Clirist 611 eux-memes , et Dei , et osien- ^[\y^ renouveler les opprobres.
Un habentes. rr
Le baptême étant notre crucifiement avec Jésus-Christ , la réitération de notre baptême serait la rénovation du crucifiement de Jésus-Christ en nous, et la rénovation de ses opprobres. Or cela , dans l'ordre de Dieu, ne serait pas convenable.
Comme Jésus- Christ n'est mort qu'une fois j le chrétien ne peut être baptisé qu'une fois.
Voilà l'interprétation des anciens Pères grecs et latins, qni paraît la plus naturelle. 11 y a une autre interprétation qui est suivie par plusieurs modernes, sa\oir, qiCil est impossible, c'est-à-dire très-difficile ipie ceux qui retombent après le baptême dans de« crimes énormes et scandaleux, tel qa'ost celui de l'apostasie , retournent à Dieu et soient réconciliés par une véritable et sincèie pénitence, la contrition de tels pécheurs étant très-rare.
Les hérétiques novatiens abusaient trèsmial à propos de ce passage pour refuser la pénitence et l'absolution à ceux qui péchaien» après le baptême, manifestement contre la pensée et la pratique de saint Paul, qui ne l'a pas refusée à l'incestueux de Corinthe, et qui, dans cette épître et toutes les autres, exhorte les fidèles à la pénitence- 7.TeiTaenim '] . Il n'y a donc plus de rénovation
c.«pè veiiientein
CHA.I'ITRE n. 259
OU de regénération à espérer pour de super se bibei>» tels relaps ; mais ils doivent appréhen- ùei^aThenim der la malédiction et la punition de "Ppo""»am ii-
, . '■ . lis à qiiibiis ro-
Dicu; car, comme une terre qui, ayant limr , acripit été arrosée par de fréquentes pluies ^>*^;;f;;'i°"^"^ du ciel , produit des herbes utiles à ceux qui la cultivent, reçoit la béné diction de Dieu ;