Etqu'au contraire celle qui, ayant ^- Prof^eieiu
,,,.,., ,. , anlem spinas as
ete bien cultivée, ne produit que des nibnios, lepioronces et des épines, est en aversion |ji'^,'|,''p';!^^"'^'^^^ à son maître qui la maudit, et enfin y c"j'>s consum
„ ., - ^ ^ matio in com-
met le teu : il en sera de même d une hustionem.
ame chrétienne qui , profitant des grâces du Ciel, fait de bonnes œuvres, et d'une autre qui, abusant des grâces de Dieu, ne produit que de mauvaises actions. La première sera bénie, l'autre sera maudite et punie de Dieu.
Avec quelle fulélilé devons-nous donc recevoir la pluie des grâces de Dieu , y coopérer, et avec elles produire des fruits de bonnes œuvres , pour être bénis de Dieu.
Faites réflexion sur vous-même, et voyez à laquelle des deux terres vous ressemblez : êtes-voiis une terre féconde ? êtes-vous une terre stérile? Jugez- en par les œuvres, et voyez ce que vous devez attendre de l^ieu, ou la bénédiction, ou la malédiction.
Craignez que Jésus - Clhrist ne vous dise
26o ÈPÎTRE AtX IIÉBRIVX.
comme au figuier infructueux: Oue^ainali Matth. 21, 19. il ne sorte de toi aucun fruit.
confidi- 9* '^^ '"^^"^ bien éloigné, mes frères, mus aiiiem de d'avoir la pcnséc que vous soyez une
vol)is,dilectissi- . ^ <■ x 1 1 ' t
mi, meliora et terre ingrate et exposée a la maledic-
tamelsrita''iû- ^^^" ' ^^^^^ Hvons uuc bien meilleure quimur. opiniou de vous et de votre salut, quoi-
que nous parlions de la sorte.
lo.Nonenim lo. Car Dîeu n'est pas injuste poiu' injusius Deus , oublier vos bonnes œuvres , et spécia-
tit obliviscalur ^ ' *
opeiis vestri et lemcut la cliarité que , pour la gloire
dileclionisquam -, , . ,
ostendisiis in «e SOU noui , VOUS avez témoignée par nomme ipsius, jg assistauces que VOUS avez rendues
qui mimstrasUs i
sanciis, et mi- et que VOUS rcndcz tous les jours aux
iiistratis.
saints.
II. cupimiis II. Mais je me suis servi de cette querqu;'"ve":>imilitude, quoique peut-être un peu tiûm eamdem forte , parce que ie désire ardemment
osteniare solli- , , ,
citudinem ad le salut de VOUS tous , et que je vou-
explelidiiem 1 • 1 j * â 1 *
speiiisqiieiiifi- <Ji'^is que chacun de vous eut la même nem, ferveur dans Texercice de la charité
durant toute la vie, afin que Tespérance que vous avez du bonheur éternel s'accomplisse si parfaitement en vous, que pas un n'en soit frustré.
la.utnonse- 12- Je l'ai fait aussi pour vous excinr^ei-ùmlm!' *^'':' ^^^ F*^"^' quc VOUS ne deveniez Iculs laioies eorum et parcsscux , mais afin au contraire
CIIAPITIIE VI. 261
que, prolilanl dans le l)ien, vous imi- qui ndc ei pa liez les saints qui, par leur foi, par la l'^';;'^ ''f ''!''
1 ' r ' r tabunl promis-
pratique des bonnes œuvres et par une siones. longue patienee , sont devenus les héritiers du bonheur éternel.
La foi coininencc le salut éleriiel; l'exercicc des bonnes œuvres, pai* la charité, le continue, la persi-vérance dans le bien, et la patience dans les maux . le consomment.
Et c'est pourquoi saint Paul exhorte les Hébreux à la foi et à l'exercice des actions de charité , à la persévérance dans la pratique du bien, età la patience dans les souffrances.
i5. Je ne vous en donnerai qu'un ,3 Abrah.^ exemple , celui dAbraham, le père des °aniq«'e|'romit-
. / , . • 1 * > lensDens.qno-
ricleles : Uieu liu a promis de ires- mam neminem grandes choses, et non content de les qi,en"'j,nafei\ lui promettre, il jura par lui-même "Î*J°"^'"'J"';^*
..J . . ' * vit jier semetip"
qu il accomplirait ses promesses, sum,
i4- Disant : Je vous bénirai et je i/,. Dicens.-
].• ?• • , j ' -j ' 1 Nisi l)eiiedicetis
m iilti plierai votre postérité comme les ijcedicam te
étoiles du ciel. ^^ multiplicans
multiiilicabo te.
i5. Or, Abraham ayant reçu la pro- 'îi Etsici'o'nmesse de Dieu, assuré de Taccomplis- 5^"'""''", ^^'
r jeiis , adeptiis
sèment, pei'sévéra long- temps dans est repromissio Texercite du bien et dans la patience "^"'' au milieu des maux ; et enfin il a obtenu leffet de celte promesse. 11 en sera de même de vous, si , à Timitation d'A-
2G2 Èl>ÎTLli AUX HÉBREUX.
l)raham, vous persévérez dans les bonnes œuvres et clans la patience.
16 Homines 16. C'cst pour VOUS y cncourager
*iiim per inajo- . , .^A^ 1 i*/r.
lein suîjuraut: que Dicu , parlant a Abraham, lui ht et oiiiuis con- ^^^ jurement. Car, comme les hommes
troversice eo- ) ^'
rum finis , ad ont coutume de jiu'er par celui qui est
confiimatio- , , , £• t> »
iieni , est jura- plus grand qu cux , ann cl assurer la
meutuni. vérité de ce cpi'ils disent , de sorte que
parmi eux le serment est la plus grande
assurance cpi'ils puissent donner pour
terminer leurs difFérens;
17, In quo a- 17. Aussi Dieu, voulant s'accommoijundauiius vo- ^^^ ^^^^ manières des liommes , pour
leiis Deus osleii- ' r
dere poilicila- faire voir avec plus de certitude aux bus immobiiita cnfaus spiritucls d'Abraham la fermeté
lem consilii sui, • 1 1 1 * i ' I
inteiposiiit jus- muiiuable cie sa promesse , a ajoute le juraiidum. serment à sa parole.
18. ui per 18. Afin qu'appuyés sur deux choses ^"^^ '■^^ '"^"J^^" inébranlables , la promesse et le ser-
biles , quibus ' r
impossibiie est mcut de Dlcu , par Icsqucls il est im-
meiitiri Deum , .. , ■,-.. .v /■ •. ^
fortissimum so- possible quc JJicu , première vente,
latmm liabea- j^Qyg IrOllipC, UOUS a VOUS UUC puissautc /Tins , qui con- . ^ . . ^
fugimus ad te- consolatioii chuis Ics afïiictions de cette
iiendam propo- • p i« * i 1
îitain spein : Vie, iious , ciilans cl Abraham , qui, ayant quitté le monde pour embrasser la foi de Jésus-Christ , avons mis tout notre refuge dans la ferme espérance