CHAPITRE Vil
Ips convertit en son corps et en son sang , les offrit à Dieu en sacrifice traction de grâces, ensuite les distribua à ses apôtres, leur commandant de fairf; la même chose en mémoire de lui.
La cérémonie est donc la même ; Tun et l'autre, Melchisédech et Jésus- Clirist, ont offert du pain et du vin. Mais l'effet est bien différent ; car Melchisédech n'a offert que du pain et que du vin; Jésus-Christ, la vérité et la plénitude, accomplissant la figure, a offert son corps et son sang sous les symbules du pain et du vin.
Le sacerdoce de Jésus -Christ l'emporte donc sur celui de JMelchisédech :
autant Jésus-Christ, Homme-Dieu, l'emporte sur Melchisédech, autant le corps et le sang de Jésus-Christ l'emportent <?iu' le pain et le vin.
De là, que tout fidèle infère le respect qu'il doit aux prêtres chrétiens , les vicaires de Jésus-Christ : si Abraham a eu tant de vénération pour celui c[ui n'était que la figure de Jésus-Christ , combien plus en devons - nous avoir pour ceux qui sont ses vicaires et qui ont le ~^Tême sacerdoce que lui !
Mais aussi que tout prêtre infère de
là quelle doit être sa sainteté ; il a le même sacerdoce que Jésus-Christ , il est, en lui et avec lui , prêtre du Dieu très-haut; qu'il soit donc, comme lui, saint, innocent, sans tache, etc.; qu'il cherche en Jésus-Christ même, et non plus dans sa figure , les règles de sa sainteté.
En troisième lieu.
Apprenons du verset 24 que Jésus- Christ est unique souverain pontife de Dieu, qui n*a point eu de prédécesseur, qui n'aura point de successeur, mais qui est prêtre pour toute réternité.
Melchisédech l'a précédé, comme sa figure , non comme son prédécesseur dans le même sacerdoce; celui de Melchisédech, quoicjue semblable , était infiniment inférieur au sien : saint Pierre et les autres souverains pontifes sont ses vicaires et ses ministres , et non pas ses successeurs ; il vit toujours, il exerce toujours son sacerdoce au Ciel et sur la terre, il peut toujours rwi. £5. sauver.
En quatrième lieu.
Apprenons du verset 27 que Jésus-
CHAPITRJ? Vil. 285
Christ esl telleirient prêtre, qu'il est aussi victime ; il s'est offeit lui-même en sacrifice crexpiation pour nos pèches.
Sacrifice, par conséquent, de toutes paris infini ; le prêtre qui l'offre est un Dieu homme , la victime qui est offerte esl un Homme-Dieu : un Dieu victime offerte par un Dieu pontife à la gloire de Dieu pour nos péchés , voilà un sacrifice digne de Dieu, un sacrifice capable d'expier non -seulement tous les péchés d'un monde , mais même d'une infinité de mondes.
Quelle confiance devons-nous donc avoir dans un tel prêtre, dans une telle victime, dans un tel sacrifice ! Agneau de Dieu , qui effacez les pécliés xht vionde, ayez pitié de nous.
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