‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 2)Chapitre 72 sur 276 · El sermo 1 7 . Eli effet , Ics discoiirs de ces no · texte numérisé non relu

El sermo 1 7 . Eli effet , Ics discoiirs de ces no

cer"rerpi'i/Ex ^^^^"^'^ ^*^"* commc la gangrène qui quibus est Hy- pâte et corronipt peu à peu ce cru'il v a

menaeuï, et Phi- ° . - . 1 i i

letus , de sani dans le corps ;du nombre de cesf

novateurs sont Hyménée et Philète ,

18. Qui à ve- iB. Qui sc sout détoumés de la véiiiate excide- j,jj^ ^^ disant cfuc la résurrection est

riint , diceiites ' 1

lesurredionem déjà faite ; et , par la communication

esse jarn fac- , ., ' 1 r '

tam : et subver- de cette erreur , lis ont renverse la roi

terunt quorum- J quelquCS-uns.

dam (idem. ^ 1

Ces hérétiques niaient la résurrection des

corps , et n'admettaient que la résurrection

mystique et spirituelle des âmes, ici-bas par

le baptême, par la pénitence; et dans le Ciel,

par la gloire. C'était renverser le fondement

de la foi , et c'est pourquoi saint Paul prouve

fort du long la vérité de la résurrection des

corps, chap. i5 de la première épître aux

Corinthiens.

19. Sed fir- 19. J'î^i dit, de quelques-ims ^ et il mum funda- £• j. ^g craindre qu'ils renversent

mentnm Dei r 1

stat , haiiens la foi de tous , pai'cc que les véritables Cognovit Domi^ fidèlcs , qui sout Ic foiidcment de la mainus qui snnt e- | Y)\e\\ SOUt Ct SCFOUt fcrmCS Ct

jus : ct discedal '

ab iniquiiate , inébranlables en la foi , portant en leurs

omnis qui no- . ,

minât nomen csprits , commc un sccau , CCS parolcs

Douiini. ^ç TEcriture qu'ils expriment aussi par

leurs actions : Le Seigneur connaît ceux

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qui sont à Tiii , et quiconque invoque le nom du Seigneur doit s'éloigner de l'îniquitc.

Saint Faul ayant dit que le discours des hérétiques , comme la gangrène , corrompt petit à petit le corps , ayant ajouté que par leurs discours ils en ont perverti quelquesuns , il semble qu'il s'ensuivait de là qu'il y avait à craindre pour tout le corps de l'Eglise.

Pour remédier à cette crainte , l'apôtro oppose la fermeté de la plupart des fidèles à la chute de quelques particuliers ; quelquesuns sont tombés , mais la plupart sont demeurés fermes.

Il appelle ces fidèles restés inébraidables dans la foi , les fondemei^s de la maison de pieu ; parce qu'en effet c'étaient les premiers chrétiens , fondés sur le fondement des apôtres et des prophètes ; et parce que, comme de véritables fondemens , ils sont restés fermes et inébranlables.

Ensviite , continuant cette métaphore , et faisant allusion à ce qu'on fait aux fondemens des grands édifices , qui est d'y graver certains caractères , il dit que ces véritables fidèles , ces fondemens de la maison de Dieu, ont de '.IX caractères, l'un gravé dans leurs esprits; l'autre exprimé par leurs actions.

Le premier , c'est une sentence de 'Ecriture , tirée du livre des nombres , xvi , 5 : Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui. Tl çn voit l'esprit et le cœur. On ne saurait tromper Dieu.

Ces fidèles , persuadés de cette véri«é qu'ils

ont toujours présente à l'esprit , s'étudient à la pratiquer , et à l'exprimer par leurs actions : ils croient sincèrement , de cœur et d'effet.

Le second, c'est une autre sentenCiS tirée aussi du livre des nombres, xvi, 26 : Quiconque invogue te Seigneur, s'éloigne de l'injustice. Il ne suffit pas de croire en lui, de l'invoquer ; il faut lui obéir, fuir le mal et faire le bien

Ces mêmes fidèles , persuadés aussi de celte vérité, évitent soigneusement le mal, pratiquent continuellement le bien.

Saint Paul , par tout ce discours figuré , nous représente donc les deux caractères do, tout véritable fidèle

Le premier , c'est la sincérité de la foi

La seconde , c'est la pureté de la vie.

Voyez en la Triple Exposition latine une plus ample explication de tout cela

Mais que cela suffise ici pour vous faire connaître par ces deux caractères si vous êtes véritablement cbrétien. Croyez-vous sincèrement et de cœur ? Vivez-vous saintement et selon la foi ?

20. In magna 20. Et ne VOUS étonncz pas qu''entre aiiiem domo |gg chrétiens il Y en ait quelcriies- uns

non solum sunt ^ ^ . v

vasa aiirea , et qui ne croicnt pas sincèrement et qui

drsentea , sed . . -, , il

cl lignea , et ne Vivent pas saintement; car, dans ia ficiiiia et qune- jjiaison de Dlcu , comme dans les palais ,

dam (iiiidem in ^ •

lionorem , qu.x- il v a non-seulcment des vases d'or et

dam auleni in ,. . > i- 1 1 c

contumeliam. d argent , c est-a-dire des hommes termes et éclalans par leur foi et par la

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sainteté de leur vie , mais il y a aussi des vases de bois et d'argile, des hommes faibles et fragiles dans la foi et dans leç mœurs; et quelques-uns sont destinés i des usages honorables , d'autres à des usages vils et honteux.

Il ne fuut donc pas s'étonner que quelques-uns se salissent et même se cassent.

Dans cette similitude , il y a celte trèsgrande difTérence , que ces vases métaphoriques , ou ces chrétiens , sont tels ou tels par lenr volonté , et non , comme sont les vases [les grandes maisons , nécessairement et pa\ leur nature : car , qu'un véritable vase soit d'or ou de bois , d'argent ou de ferre , c'est lin effet de la nature , et il n'y a rien contribué de sa part : il n'en est pas de même des hommes ; ils contribuent par leur liberté à se rendre ce qu'ils sont , soit en consentant à la grâce de Dieu , soit en y résistant. De là vient.

2 1 . Que si quelqu'un de ceux qui se 21. si qu»

,. . I * 1 T\' eigo emunda-

sont sans veut, avec la grâce de Dieu, verit se ab isse nettoyer soit de la saleté de ses cr- !'^' ^"^ "^^ '"

J lionorem sanc

reurs , soit de la saleté de ses péchés , tificatum , et u

,., -r» ' tile Domino, ad

il sera un vase cl honneur, sanclme par omne opus bw la grâce et consacré au service de Jésus- '""" P»''"""»- Christ , propre à toute sorte de bons

usages.

t Autre difTérence entre les vases métaphoriques et les véritables : dès qu'un vase est une fois ou d'or ou de bois , d'argent ou de

îerre, il est toujours de nièuie; le vase d'oi ne devient pas de bois , et le vase de bois ue devient pas d'or : il en est autrement des hommes; Judas a été un vase d'or , et il est devenu par sa faute un vase de terre ; Paul a été un vase d'argile, et par la grâce de Dieu il est deveim un vase d'or.

Si un vase sali se nettoie, H deviendra un vase d'honneur.

Saint Paul attribue ici la purification , la conversion à l'honime; ailleurs elle est attribuée à Dieu, parce qu'en effet elle appartient à l'un et à l'autre : elle est de Dieu , comme cause principale , et elle est de l'homme comme cause seconde : Dieu nous purifie par sa grâce , et nous nous purifions par la grâce de Dieu.

12. jtivenilia 22. Continuons de vous donner les ria fuge: secta- moyens de VOUS rendre un ouvrier di- [fam '^'^°fiiem'" S'^^ ^^ Tapprobatlon de Dieu : pour cet charitatem , et effct , fuvez les désirs des jeunes cens ,

pacem cum iis . , , , , . , , . ?

qui invocant j eutcnds les desu's de glou'e et de vaco^dTpuro. ^^ "'^<^' t^'op ordinaires à la jeunesse ; que toute votre ambition se termine donc à la sainteté de la vie, à la bonne foi dans vos paroles , à la charité pour tous , et à la paix avec tous ceux qui sont véritablement chrétiens.

23. siultasau- 23. Evitez les questions frivoles et lem, ei sine dis- q^^j n''appartiennent pas à la véritable

ciplina quœslio- J ^ ii >■

nés devita , scicucc , parcc qu'cllcs sont des sources

sciens «nia ce- , ^ . . •

neiaiit lias. de contcstalions.

CUAPITRE II. 111

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