CHAPITRE IV
ANALYSE
Saint Paul, passant des dogmes à la morale , conjure les Ephésiens , par les liens qu'il porte pour la gloire de Jésus-Christ et pour leur salut, de mener une vie digne de leur vocation ; et il les exhorte principalement à une parfaite union. ^^„ j,^
Toute notre religion nous persuade cette union : nous ne sommes tous qu'un corps , nous n'avons qu'un même esprit, qu'une même espérance, un même Seigneur, une foi, un Dieu; n'ayons donc tous qu'un même coeur. '*'«^
Et de peur que la variété des dons ne soil un obstacle à cette union, il en dit deux choses.
La première, que Dieu les distribue , non selon la mesure du mérite , mais selon la volonté de Jésus-Christ , ce qu'ii prouve au ver- ;, set 8 par le psaume 67 , d'où il prend occasion de prouver en passant la divinité de Jésus-Christ contre les hérétiques. 9-i*
La seconde, que la variété des dons a pour fin l'unité de la foi, et doit par conséquent nous porter à l'union.
Pour le prouver, il fait, 1.° l'énumération des dons : il en marque la fin, savoir, l*u- «i» nit/- de la foi , et la parfaite formation de Jésns-(.hrist dans le cœur des fidèles. Ce qu'il explique encore plus clairement aux versets
l62 ÉPÎTRE AUX ÉPHÉSIENS.
Vert. 12-1 5. i4 f»| i5, afin que nous ne soyons pas conme des enfans, et ne tournions pas atout vent de doctrine , mais que , suivant la vérité, nous croissions de toutes manières en Jésus-Christ. Accroissement spirituel qu'il explique par la comparaison de l'accroissement i6. du corps humain.
Au verset 17, il retourne à l'exhortalion qu'il a commencée au verset i , et s'expliquant, il dit aux Ephésiens de ne plus vivre de la vie des païens, qu'il dépeint par l'inté- 18. rieur et par l'extérieur.