CHAPITRE V
Mon Dieu ! faites-nous la grâce de nous souvenir toujours du clief dont nous sommes les membres , afin que , par respect pour cet adorable chef , nous ayons horreur de toute sorte d'impureté de corps et d'esprit , nous nous étudiions sans cesse à nous purifier de plus en plus , et qu'enfin nous soyons purs desprit , de cœur, de parole et d'effet.
En troisième lieu.
Apprenons du verset 4j que c'est un grand mal dans un chrétien , encore plus grand dans un religieux et dans un prêtre, de dire des paroles sottes, ridicules et bouffonnes : ce qui ne convient pas à notre vocation, dit saint Paul.
Vous êtes chrétien, et par conséquent consacré à Dieu et scellé du sceau du Saint-Esprit par le baptême.
Vous êtes religieux, vous êtes prêtre, et par conséquent encore plus spécialement consacré à Dieu par les vœux dt la religion et par les ordres sacrés , et vous proférez des paroles libres et bouffonnes !
Âh ! comme un autre Balthazar, vous
igO ÙPÎTRE AUX ÉPHÉSIENS.
employez des vases sacrés à des usages profanes; vous commettez une espèce de sacrilège.
Combien commet-on de ces sortes de sacrilèges ! Seigneur , pardonnezmoi les péchés de ma jeunesse et mes ignorances , et donnez-moi la grâce de vivre et de parler saintement.
Eîi quatrième lieu.
Apprenons trois choses qui regardent tous les chrétiens : notre nom , notre règle , notre devoir.
Le chrétien est , par son nom , une lumière en Jésus-Christ, ou un enfant delà lumière, c'est-à-dire de Jésus- K«r/.8. Christ, qui est la lumière du monde.
La règle du chrétien , c^est le bon jc^ plaisir de Dieu, la volonté de Dieu.
Le devoir du chrétien, comme enfant de la lumière , c'est de luire , et , par sa lueur , créciairer, d'instruire et ii-i3. de corriger.
Faites réflexion et voyez comment vous remplissez le nom que saint Paul vous donne. Etes-vous véritablement lumière par votre doctrine , par vos exemples ? N'êtes- vous pas un tison fumant ou un flambeau éteint ?