‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 3)Chapitre 164 sur 329 · Persuadés que chacun recevra du 8. scientes · texte numérisé non relu

Persuadés que chacun recevra du 8. scientes

o • 1 ' 11' VI quoniam iinus-

iSeigneur la recompense du men cpi il ^1^,5^^^,^ quo^. aura fait , soit esclave, soit hbre ; Dieu f"™^"^ /^cerit dans son jugement n aura pas d égard cjpiei à Domi-

^ T/Y" no , sive serviis,

a ces dinerences ; 5i^è liber.

Voilà la perfection que saint Paul demandait autrefois à des esclaves; car tels étaient les serviteurs auxquels il parle ici : à combien plus forte raison la demanderait-il aujourd'hui à des serviteurs libres, tels qu'ils sont à présent ? Fid. coroll.

9. Et vous , maîtres, usez-en de me- g. Et vos,dome pour vos serviteurs ; traitez-les avec ^^"V •„. **'^^'"

1 ' laciteillis remit-

douceur et affection ; excusez leurs fau- 'entes minas ,

, , , scientes quia et

tes et ne les épouvantez pas par de con- iioi um et vestinuelles menaces : sachant que vous !s'i^om»""sest

' , ^ ,'Ji Gœlis,et ner-

et eus avez un maître et un juge com- sonamm accep-

, 1 r^- 1 ' 1 • 1.J1' tio non esl apud

mun dans le Liel , qui n aura point de- eum. gard à la condition des personnes.

204 Él'ÎTRE AUX ÉPHÉSIENS.

Que les maîtres apprennent ici la manière de commander chrétiennement , et de regar- Vid. coroll. (jgj. Jésus-Christ dans leurs domestiques.

ro. De caet6. lo. Il est temps quc je finisse malet-

, lralres,con- rr • i

•laminiiiiDo- tre; pouF cct ciiet je vous parle mainl'tu' ^lii'iut*is tenant à tous : je vous conjure donc, 'S- mes frères, d'avoir tous bon courage,

de vous fortifier dans notre Seigneur Jésus-Christ, par le recours à sa grâce, et par la confiance en sa vertu toutepuissante, ir. Induite II. Armcz-vous dc toutes pièces, ;i, ut possitis wit^is armez-vous des armes de Dieu, re adveisiis .^f^j-^ ^^ y^^g Douvoir défendre des em-

iidiasdiaijoli. *

bûches du démon.

n. Quoniaiu J2. Car uous avons à combjttre uou-

n est nobis ^

iiictatio ad- seulement contre des nommes compo- ÏÏn-iifnem"! ^és de chaîr et de sang-, et par conséîd adveisùs Queut faiblcs , mais contre des esprits

ncipes et po- * , . , . . •■ .

taies, adver- très-puissans, coutreles principautés es lenebia- ^^ '^^ puissauccs de 1 enter ; contre les m hanim , (Jî^nfious qui rèfifueut dans les ténèbres

iilra S|)iritua- i v t 1 •

iieciutt:*, in de cc moudc , c''est-a-dn'e , sur les infidèles ; contre les esprits de malice cjui sont répandus dans Vcir tout autour de vous, et cherchent sans cesse à vous surprendre.

Si vous nous demiandez quels sont nos principaux ennemis , ce sont des esprits ma-

r.HAPITRB VI. 205

lins invisibles; si vous en demandez le nom, je m'appelle légion, vous dira un d'entre eux , parce que nous sommes an très-grand nombre. Si vous en voulez connaître l'inclinatrOn, Tartifice, la force, ils sont très-méchans , frès-rusés, très-puissans , en un mot, les maîtres du mond« corrompu ; enfin si , p'assant plus outre, vous voulez savoir quelle est leur haine contre nous, elle est irréconciliable ; et , dans la rage continuelle où notre bonheur les jette, ils s'elForcent partout à le détruire et à nous réduire comme eux dans un état de mort éternelle.

1 5. Ayant de tels ennemis à soutenir, , ^^- Papier.

, , -, . ea accipite ar-

prenez donc toutes les armes de Dieu, maturam Dei, afin qu'au jour périlleux de la tentation, "ereTfdi/ma: vous leur puissiez résister, et qu'étant î»» ^t in omni-

f, . . . -, DUS pcrfecii sta-

pariaitement munis , vous sortiez du le. combat avec avantage.

14. Tenez -vous debout, toujours 14. State erprêts à combattre, fermes dans la foi , fum'bo'"ves"ros' et fidèles à Jésus- Christ , la vérité fn/eniate , et

A f 1 '!• ' • 1 • induti loncam

même ; que cette fidélité soit la ceinture justitiae de vos reins, et comme un baudrier qui vous fasse reconnaître soldats de Jésus- Christ ; revêtez-vous de la justice qu''il a opérée pour vous sur la croix , où il a satisfait en toute rigueur de justice pour nos péchés ; que cette justice soit pour vous une cuirasse qui couvre vo-

treame, comme la cuirasse couvre le corps.

ï5. Et calcea- I ^ . Ayez les pieds chaussés, et soyez il pedes in prae- toujours Drêts à marcher selon la vo-

parationeEvan- ^ ^

geiii pacis : lonté cle Dieu , c^esl-à-dire , à pratiquer et à prêcher rEvangile de la paix.

i6. In omni- i6. Daus loutcs VOS tcntatious , ser-

bus sunientes i i i* • • i II 'l

scuuim fidei.in vez-vous de la 101, mais quelle soit quopossiiisoni- fei^^ie , constaote et solide : avec cette

ma lela nequis- '

simi lignea ex défeuse , commc avcc un bouclier im-

liaguere. ^ r i i i

penetrable, non-seulement vous soutiendrez les attaques , mais encore vous éteindrez les traits enflammés du démon.

i7.Etgaleam ij. Que Tcspérance du salut éternel t?et gTaZmPar Ics mérites de Jésus-Christ, soit spiiitiis,(quod votre casquc , et que la parole de Dieu

est vcrbum , ^ , , t . ,7

Dei. ) soit votre epee spu'ituelle.

L'armure donc d'un homme chrétien est celle-ci : l'espérance en Jésus-Christ est son casqvie ; la justice, la sainteté, les bonnes œuvres faites par la grâce de Jésus-Christ , sont sa cuirasse; 1? vérité, la bonne foi, la fidélité à garder les commandemens de Dieu, sont son baudrier; sa chaussure et ses éperons sont la préparation de son esprit pcj'" pratiquer, pour prêcher et pour défendre l'Evangile. De sa droite il tient la parole de Dieu pour épée ; de sa gauche il tient le bou clier de la foi.

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