CHAPITRE II
ANALYSE
It les fait souvenir de la manière dont il est venvi à eux , et comment , après avoir beaucoup souffert pour l'Evangile à Pliilippes , il le leur a néanmoins prêché sans crainte , quoique parmi de très-grands dan-, i-a. gers.
Il n'a rien appréhendé , parce que sa doctrine est saine , sainte et toute divine , et qu'il l'a prèchée uniquement pour plaire à Dieu, sans flatterie pour les hommes, sans 3-6. aucune vue d'intérêt pour lui-même.
Bien loin de cela , pouvant exigev d'eux les choses nécessaires à la vie , il n'a pas voulu leur être à charge : il a mieux aimé travailler nuit et jour et vivre du travail de ses mains ; il s'est comporté à leur égard comme une nourrice avec ses propres enfans , toujours ^.y. disposé à donner sa vie pour eux.
Il les prend , et Dieu même , à témoin de la manière juste et irrépréhensible dont il a vécu parmi eux, les exhortant, les conso- [0.12. lant , les conjurant.
Il loue leur piété à recevoir la parole de Dieu, leur constance à la conserver, et il en 3-14. bénit Dieu.
En passant , et par occasion , il blâme l'envie des juifs , qui empêchent le salut du I5-.6, "»o"de