‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 3)Chapitre 329 sur 329 · saiiitatio PI ji^cris de ma propre main , et c'est · texte numérisé non relu

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mea manu Pau- I r r '

CHAPITHF. m. 4' 5

mon seing dans toutes mes lettres, pour li : qnod est dmarquer qu elles sont de moi , savon : epistoia : io

scribo.

i8. Que la ^râce de notre Seieneur i^. omiia

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Jesus-Christ soit avec vous tous. Amen, jes» cinisU

ciim omnibus COROLLAIRE DE PIÉTÉ. '*""'S- -*"^*"-

En premier lieu.

Apprenons du verset 5 avec combien de sagesse la sainte Eglise, toujours conduite par le Saint-Esprit , prie durant le cours de l'année , et, par son exemple , nous apprend à prier avec elle , par ces paroles de saint Paul.

Domiiius autem dirigat corda nosira in charitateDeiet patientia Christi : Que le Seigneur conduise nos cœurs et les fasse marcher droit dans l'amour de Dieu et dans la patience de Jésus- Christ.

La charité et la patience sont le droit chemin du Ciel : par la charité nous allons droit à Dieu , qui est la charité même ; par la patience nous sommes conformes à Jésus-Christ souffrant, qui est la source du salut.

Nous devons donc toute notre vie nous appliquer à la pratique de ces dem

tiïG II. ÉPÎTRE AUX THESSALONICIEN?.

vertus ; notre prière et notre demaude continuelle doit être celle-ci : Dominas autem dirigat corda nostra in charitate Dei et patientiâ Christi,

Il faut demander la charité.

Nous devons aimer Dieu sur toutes choses; c'est notre obligation perpétuelle : or les biens trompeurs de ce monde, les richesses, les honneurs, les plaisirs nous détournent continuellement de cet amour, et par conséquent nous retirent du chemin du salut.

Prions donc sans cesse , Dominiis autem dirigat corda nostra in charitate Dei. Que le Seigneur conduise tellement mon cœur , que , méprisant les richesses , les plaisirs et les vanités du monde , il tende droit à Dieu et se repose en Dieu seul , souverain bien, centre de gloire , océan immense de bonheur.

Que je vous aime , ô ïe Dieu de mon cœur, et que je vous aime de toute mon affection ! ne souffrez pas que la moindre se répande hors de vous sur les biens périssables

CHAPITRI III. 417

Il faut demander la patience de Jésus -Christ.

Les maux sont inévitables en cellt»

vie ; nécessairement il faut souffrir. De là vient une autre nécessité de prier.

Dominus dirigat corda nostra in charitate Dei et patientia Christi.

Faites-moi la grâce , ô mon Dieu ! de souffrir comme Jésus-Christ votre Fils , dans le même esprit que lui; que je souffre pour votre gloire , pour l'expiation de mes péchés , pour le mérite de la vie éternelle , comme Jésus-Christ a souffert pour votre gloire , pour l'expiation de nos péchés , pour nous mériter la gloire éternelle. Exp. '

En second lieu.

Ministres de Jésus-Christ , admirons et imitons , selon notre petit pouvoir, la conduite admirable de saint Paul, qui convertissait les âmes , fondait les Egli ses , et préparait aux fidèles les tabernacles éternels; et, nonobstant tous ccl travaux apostoliques , gagnait sa vie à la sueur de son front, travaillait nuif et jour à faire des tentes pour les soldais,

4l8 II, èPlTRE AUX TnESSALONIClENS.

de peur de manger son pain aux dépens de personne .

Et instruits par cet admirable exemple, fuyons l'oisiveté, la vie molle, délicieuse , inutile ; que noire vie , au contraire , soit laborieuse, pénitente, nuit et jour employée à la gloire de Dieu, à chanter ses louanges , à lire et méditer sa parole , à la prêcher , à administrer les sacremens sans vue d'intérêt , refusant même les dons, cherchant les âmes de nos frères et non leurs présens.

En troisième lieu.

t^ue tout chrétien apprenne du verset I o qu'il faut travailler , c"'est une nécessité : Ukomme est né pour le trawdl M. C, 7. comme V oiseau pour voler.

Le travail nous a été imposé par le commandement de Dieu , comme une pénitence nécessaire et commune à tous les hommes , en la personne d'Adam.

f^ous mangerez'^^Mre pain à la sueur de votre visage.

Le pain n'est accordé au pécheur que sous la condition du travail , soit corporel , soit spirituel.

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