‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 3)Chapitre 55 sur 329 · Mais que nous apprend l'Ecri- 3o. Sedquid · texte numérisé non relu

Mais que nous apprend l'Ecri- 3o. Sedquid

r ■ -. r\ 1 dicit scii|)tura ?

ure sur ce lait r Que, par le comman- Ejice anciUam , lement de Dieu , Aear la servante, et ^' ^''"':" fj"' •

' o ' non enim haeres

smaël son fils, furent chassés de la erii films ancii-

1, 4 1 1 ,r ..1 -, lae cum filio li-

naison d Abraham , et qu Ismael n eut bei;n. )oint de part à Théritage promis à saac.

Ce qui signifiait que Id synagogue , et les uifsses enfans, seraient chassés de l'Eglise, [iii est la maison de Jésus-Christ et de Dieu.

Et voilà la principale application de la figure.

3 1 . Souvenons-nous donc , mes iVè- 3i. itaque,

1 ,• fratres , uon su-

'es , que nous autres chrétiens , nous mus anciiiœ file sommes pas les enfans de la svna- '"' ^^'*,.''^^'*'

r J qua liberiale

ogue , esclaves et assujettis aux céré- christus nos linonies de la loi , mais que nous somïics les enfans de l'Eglise , qui est ibre ; et c'est Jésus-Christ, qui, par sa nort et sa passion, nous a acquis cette iberté.

Conclusion de toute cette allégoi-ie, et qui ipprend aux Calâtes à persévérer constamnent dans cette liberté chrétienne , comme 1 dit au premier verset du chapitre suivant.

COROLLilKE DE PIETÉ,

Eii premier lieu.

n*".s versets 3, 4j 5 et 6 , apprei.- on$.

70 ÉPÎTRE AUX CALATES.

nous autres gentils, la grâce que Dieu nous a faite, par préférence aux juifs : ceux-ci n'ont été faits enfans majeurs qu'après une longue minorité, pendant^ laquelle ils ont été traités comme des esclaves; et nous, parle baptême, nous avons été faits enfans de Dieu , enfans, dis-je , libres et héritiers de Dieu , affranchis de tout esclavage.

Pour mieux reconnaître cette grâce, remarquez la religion en trois différons états : d'enfance , dans les juifs , de jeunesse, dans les chrétiens voyageurs, de perfection consommée , dans les bienheureux.

Cest une même religion en ces trois différens états. Elle commence dans le premier , elle est parfaite dans le second , elle est très -parfaite dans le troisième.

Nous tenons donc le milieu entre les juifs et les bienheureux ; avec cet avantage pour nous sur les juifs , que, sans| avoir passé par lenfance comme eux, nous avons été faits d'abord, par la régénération , enfans majeurs; nous a vons été revêtus de Jésus-Christ , animés de son Esprit , et nous pouvons

CHAPITRB IV. 71

dire confidemment à Dieu , comme lui :

^bba , Pater ^ mon Père • mon Père,

Quelle reconnaissance demande de nous cet honneur ineffable ?

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