I .° Que nous ne Poubliions jamais
Je suis enfant de Dieu , je suis héritier de Dieu, j'ai droit sur tous les biens de Dieu , le royaume du Ciei m'appartient, il m'est ouvert; ma place yr est marquée et conservée par Jésus- Christ ; pour assurance de quoi j'ai reçu le Saint-Esprit , qui m'a été donné comme gage de mon héritage éternel.
Mon Dieu , que ces pensées demeurent gravées dans mon cœur !
2." Que nous ne dégénérions jamais; c'est-à-dire, qu'étant enfans de Dieu, nous menions une vie digne de Dieu, notre Père ; que nous aimions ce Père infiniment aimable , et qui nous a prévenus par un tel amour ; que , comme Jésus -Christ son Fils , notre frère , nous fassions toujours par amour ce que nous savons lui êlre agréable. Quœ olacita sunt eifacio $empeT .
Qu'étant les héritiers de Dieu, nous vivions d'une manière qui nous rende dignes de posséder son royaume, mi
72 ÉPÎTRE A.UX CALATES.
prisant les biens périssables de la terre, soupirant continuellement après les biens immenses, infinis et éternels de Dieu notre Père.
Abba , Pater Imon Père ! mon Père ! f quand aurai-je le bonheur de ^>ous ( cî-, de vous posséder , de jouir de vous , d'être éternellement uni avec vous ?
En seco^id lieu.
Que les prélats, les pasteurs et tou3 les ministres du salut des âmes appren-j nent dans les versets 12, i3, i4? i^j 16 , 19 et 20 , les saints artifices dont la charité des apôtres se peut servir pour gagner les âmes à Dieu.
Qu'avec saint Paul, ce parfait modèle des pasteurs et de tons les ministres de Dieu , tantôt ils craignent , tantôt ils espèrent, tantôt ils tendent lamain pour retirer du péril ; que tantôt «2. ils prient avec amour et qu'ils caressent; que tantôt ils témoignent de la reconnaissance pour les bienfaits , et qu'ils '3- M. louent les bonnes actions; que tantôt ils exposent ce qu'eux-mêmes ont fait et enduré ; que tantôt ils reprochent avec
ig-»*
eHAPllRE IV. jO
tendresse le refroidissement du cœur
de leurs enfans. ren. 15-1
Qu'ils prennent toutes les formes propres à toucher les cœurs ; qu'ils soient pères, quils soient mères, mais des mères qui souffrent toujours, qui agissent toujours ; qu'ils soient toujours dans le travail de lenfantement , jusqu'à ce que Jésus-Christ soit parfaitement formé dans les âmes qui leur sont commises.
Quand une mère a mis son enfant an monde , son travail cesse ; une mèrf spirituelle est toujours dans le travail, pour former Jésus- Christ dans lésâmes; c'est un travail de toute la vie.
La sainte Vierge a produit corporellement Jésus-Christ , et elle Ta produit sans douleur ; pour le produire spirituellement dans les âmes , il faut du travail , il faut du soin ; il faut que les mères spirituelles , les prélats , les pasteurs , les prédicateurs , les directeurs y emploient tous les artifices de la charité apostolique.
En troisième lieu.
Apprenons des versets 22 , 20 et 24»
Ep. Paol. III. 4
74 Él'ÎTME A.UX CALATES,
^tn., ce qu'est TAncien Testament, et dans quel esprit nous le devons lire. Je l''ai dit au verset i y .
Réjouissons -nous d'apprendre, au verset 28, que nous sommes les véritables et les légitimes enfans de Dieu, à qui appartient Théritage du royaume du Ciel.
Mais apprenons du verset 29, que nous ne pamendrons point à ce royaume sans beaucoup de tribulations.
Comme Isaac a été alors persécuté par Ismaël , de même les chrétiens le sont maintenant. Quomodo tunc^ etc. , Ità et nunc.
Ce maintenant durera jusqu'à la fin
lu monde , toujoms la chair et l'esprit
seront contraires et se combattront en
nous, et toujours les spirituels seront
persécutés par les hommes charnels.
Tout ceux qui voudront vivre avec piété en Jésus-Christ seront persécutés.
Voilà une vérité certaine et de foi que tout homme de bien doit forlemenl imprimer dans son esprit : ce n'est pas ici le lieu de la paix et du repos.
Mais en même temps souvenons-nous