‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 114 sur 394 · CH\PITRE IX · texte numérisé non relu

CH\PITRE IX

son Eglise apprennent ici trois choses qui les regardent tous : leiu- devoir , leur cîroil , leur condamnation.

Leur devoir , savoir , de travailler t de combattre , de veiller. De travailler dans la vigne du Seigneu , de com battre contre les vices , de veiller à la garde des âmes. g..

De labourer , de semer, de battre le grain. De labourer le champ de Dieu , d'y semer sa parole , de séparer le bon grain de la paille.

Leur droit : s'ils s'acquittent bien de tous ces devoirs, ils ont droit de recevoir ce qui est nécessaire à la vie : Jésus-Christ leur permet de vivre. li

Leur jugement et leur condamnation : s'ils sont oisifs , paresseux , inutiles, sans travailler, sans combattre , sans veiller ;

S'ils ne labourent , ne sèment et ne battent le grain ; si , non contens du nécessaire , ils cherchent le superflu ; si par avarice ils amassent des richesses;

Sx , vains et voluptueux , ils consument les biens de l'Eglise en vanités eï en délices.

On doit la nourriture à celui qui ^•

ÎSS I. ÉPÎTRli AUX COniNTHIKNS.

travaille. Mais quel est le droit crun fainéant ? quel est le droit d''un scanda ieux? Ah ! combien de voleurs domes- 'iques dan la maison de Dieu !

On doit le nécessaire à celui qui fai( son devoir. Mais quel droit a-t-il sur \v superflu , sur les délices , sur les vanités du siècle , sur ce c|ui est mauvais de soi-même et défendu par tout droit , même aux séculiers ?

Ah ! quelle malédiction lancera Jésus-Christ contre de tels ecclésiastiques , puisque parlant aux profanes , il leur a dit si hautement : Malheur à vous , riches ; malheur à vous qw riez 1 etc .

En second lieu.

Que les mêmes ecclésiastiques apprennent , par l'exemple de saint Paul , ce qui fait la grande perfection de leur état ; savoir , de servir gratuitement l'Eglise , de ne rien recevoir des hommes , afin que Dieu lui-même soit leur

: iS-iS. récompense éternelle.

Qu'ils apprennent une autre perfection de leur état , qui est de se faire

»-22 serviteurs de tous par charité..

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