CH\PITRE IX
son Eglise apprennent ici trois choses qui les regardent tous : leiu- devoir , leur cîroil , leur condamnation.
Leur devoir , savoir , de travailler t de combattre , de veiller. De travailler dans la vigne du Seigneu , de com battre contre les vices , de veiller à la garde des âmes. g..
De labourer , de semer, de battre le grain. De labourer le champ de Dieu , d'y semer sa parole , de séparer le bon grain de la paille.
Leur droit : s'ils s'acquittent bien de tous ces devoirs, ils ont droit de recevoir ce qui est nécessaire à la vie : Jésus-Christ leur permet de vivre. li
Leur jugement et leur condamnation : s'ils sont oisifs , paresseux , inutiles, sans travailler, sans combattre , sans veiller ;
S'ils ne labourent , ne sèment et ne battent le grain ; si , non contens du nécessaire , ils cherchent le superflu ; si par avarice ils amassent des richesses;
Sx , vains et voluptueux , ils consument les biens de l'Eglise en vanités eï en délices.
On doit la nourriture à celui qui ^•
ÎSS I. ÉPÎTRli AUX COniNTHIKNS.
travaille. Mais quel est le droit crun fainéant ? quel est le droit d''un scanda ieux? Ah ! combien de voleurs domes- 'iques dan la maison de Dieu !
On doit le nécessaire à celui qui fai( son devoir. Mais quel droit a-t-il sur \v superflu , sur les délices , sur les vanités du siècle , sur ce c|ui est mauvais de soi-même et défendu par tout droit , même aux séculiers ?
Ah ! quelle malédiction lancera Jésus-Christ contre de tels ecclésiastiques , puisque parlant aux profanes , il leur a dit si hautement : Malheur à vous , riches ; malheur à vous qw riez 1 etc .
En second lieu.
Que les mêmes ecclésiastiques apprennent , par l'exemple de saint Paul , ce qui fait la grande perfection de leur état ; savoir , de servir gratuitement l'Eglise , de ne rien recevoir des hommes , afin que Dieu lui-même soit leur
: iS-iS. récompense éternelle.
Qu'ils apprennent une autre perfection de leur état , qui est de se faire
»-22 serviteurs de tous par charité..