CHAPITRE IX
Que , comme saint Paul , ils soient par charité médecins, maîtres , pères.
En troisième lieu.
Que chaque chrétien s'applique à soi-même ce que saint Paul dit aux Corinthiens depuis le verset 26 jusqu'à la fin du chapitre , et de là qu'il anprenne :
Premièrement , que la vie chrétienne est une course et un combat.
Secondement , que chaque clirétien est destiné pour courir et pour com- 0 battre ; c'est pour cela qu'i! a été oinf dans le baptême.
Troisièmement , que notre antagoniste en cette course et en ce combat , c'est notre chair, le monde et le démon , de sorte néanmoins que la première étant vaincue , les deux autres seront aisément surmontés.
Quatrièmement , que le prix de cette course et de ce combat est la vie éternelle.
Cinquièmement , que la nourriture ou le pain des athlètes , est la vie sobre, le jeûne et Tabstinence des plaisirs.
Sixièmement , c|ue le combat est
l3o I. ÉPÎTRlî AUX COHINTHIE«S.
Texercice de la vertu qui ne se pratique pas sans combat inlcrieur et extérieur , sans mortification du cœur et sans affliction du corps.
Il faut donc , et c'est une nécessite commune à tous chrétiens , courir et combattre.
A l'exemple de saint Paul , courons droit , courons vite et de toutes nos forces , courons continuellement à la palme.
S'arrêter dans cette course , c'est re- ■'ers. ï6-.i7. culcr , dit saiut Bernard.
A l'exemj)Ie de saint Paul, combattons contre noire corps , traitons-lc durement , affligeons-le par la diète , par le travail , par les veilles ; cet ennemi domestique étant vaincu , nous triompherons aisément du monde et du démon ; et , victorieux de tous les ennemis de notre salut , nous remporterons la couronne de l'éternité bîerheiueu'^f
CHAPIir.B X. 131