‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 12 sur 394 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

connu et encore moins glorifié dans les nmndusper sa oiivraees de sa saeesse divine, qui écla- P'^ntiamOeur..,

o p '1 plarmt Deo per

te dans tout l'univers , il a rejeté cette stuiiiiiam pr.-e-

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conionclre davanta- lacere ciedeu-

ge, il lui a plu de sauver par la prédi- ^^** cation de la croix , qui paraît une folie , tous ceux qui croiraient en lui.

La voie du salut a donc été ciiangée par les péchés des hommes. Dieu notre créateur avait exposé aux yeux des hommes sa sagesse qui éclate dans tous ses ouvi'ages , afin que la vue de cette sagesse les portât à le connaître, à l'admirer, à l'aimer et à le servir.

Jlen est arrivé tout autrement. Les hommts se sont égarés dans leurs raisonnemens , et ils sont devenus fous ; Us liront pas glorifié Dieu , et, au contraire , ils ont adoré les créatures.

C'est pour cela qu'il a plu à Dieu de châtier cette vaine sagesse , de la réproviver , et de sauver les hommes par la croix méprisable en apparence , mais en effet admirable en vertu ; de sauver , dis-je , les hommes , non qui sauraient discourir ou disputer, mais qui sauraient croire en Jésus-Christ.

La foi est maintenant le moyen de salut tellement nécessaire, que sans la foi , la science est inutile.

22. Bon plaisir de Dieu fort opposé 22. Quoniam aux sentimens des hommes! Car les petunt Têt Gr."* Juifs demandent des miracles , et les ^' sapientiam

qiisriiut.

l8 I iPÎTRE AUX CORINTHIENS.

Grecs cherchent la sagesse et Téloqiience.

23. Nos an- 25. Mais nous, par Tordre de Dieu, mus chWiium nous prêchons Je'sus - Christ crucifié , crucifixum: Jii- qj,j paj. celte raison qu''il a été cruci-

dœis quidein i ' i *■ . . „ ^

scanviaiun.,geu fié, cst un scaudale aux juifs, et parait

ijhus autein o ■,• „i*l

siiiltiiiam; "^e lolie aux gentils.

Les Juifs attendaient un Messie plein de gloire et de majesté ; la croix de Jésus-Christ leur a été vin scandale , et les gentils estimaient une folie d'attendre le salut d'un homme crucifié , comme il a été dit au verset i8.

24. ipsis au- 24. Nous le prêchons néanmoins, Ss7iqu?G!a^ paî'ce que nous savons que Jésus-Christ ois , chiistum crucifié est la force et la saeesse de Dieu

Dei virliitcm et ^ . 1 ' ^ i /» •

Deisapieniiain. a ccux qui sout appelés a la 101 , soit juifs, soit gentils.

25. Quia que d 26. Car cc qui paraît aux Grecs une sapienTius^^es't fo^î^ dans Jésus-Clirist crucifié, est plus hominibus ; et gang que toutc la saffcssc humaine : et

quod infirmum " .^ ^ . .^ p -i 1

est Dei , foriius cc qui parait aux juils une raiblesse dans "' '"""'""^"' le Messie crucifié , est plus fort que toute la puissance des hommes.

En effet , cette folie et cette faiblesse apparentes ont fait ce que ni la sagesse humaine, ni les prodiges n'ont pas fait , eoit dans les gentils , soit dans les juifs , ayant converti les hommes et opéré le salut du monde.

Cette folie apparente de la croix est plus «âge que toute la sagesse des hommes , puis-

CRAPITRU I. 19

qu'elle a surmonté toute la philosophie , qu'elle a abaissé toiite hauteur qui s'élevait contre ia vérité de Dieu , et qu'elle a assujetti à ia foi de Jésus-Christ tout esprit , quelque grand et docte qu'il fût. 2 Cor. 10.

Cette faiblesse de Jésus crucifié est plus forte que toute la puissance des hommes , puisqu'elle a soumis à son pouvoir toutes les puissances qui Tont combattue. Jésus crucifié , vaincu en apparence par la mort , a vaincu tout le monde et l'a réduit à son service.

Où sont maintenant les sages ? où sont les tyrans ? Tls sont confondus, ils sont vaincus par douze pauvres pêcheurs qui ont annoncé un Dieu crucifié.

26. Ce que je vous ai dit jusqu*'à pré- ae. videte esent , mes frères, paraît dans voire vo- t^^l^'Z cation. Car , soit que vous y considé- q'iia non mniii

, . .' 1 T\' • • sapientessecuii-

riez les mmistres dont Dieu s est servi dum camem , pour vous appeler, soit que vous con- "«""'"'"l'oie";'

r r r ' 1 tes , non niiilti

sidériez ceux qu^il a appelés à la foi , nobiies ; vous en trouverez peu de sages selon la chair, peu de puissans et peu de nobles.

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