‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 122 sur 394 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

river; et eiîes sont écrites pour notre instruction, afin que nous soyonssages à leurs dépens. Le peuple juif, cet Israël charnel, sortant de rEg.ypte , passant au travers de la mer Rouge, marchant par le désert à la terre promise, était la figure des chrétiens qui sont l'Israël spirituel , sortant du monde par le baptême dans le sang de Jésus- Christ, et marchant par le désert de cette vie , povir arriver à l'héritage éternel qui nous est promis.

Les faveurs merveilleuses accordées à ce peuple étaient la figure des grâces accordées aux chrétiens.

L'ingratitude des Israélites était la figure de la nôtre.

La punition temporelle des Juifs était la fi- pj ^^^^ gure de notre punition éternelle. 5, et coroll.

Toutes ces choses sont écrites pour notre instruction. Méditons-les donc l'une après l'autre.

Presque tout ce peuple a péri dans le désert , après avoir été prévenu d'une infinité de faveurs singulières de Dieu,

Apprenons de là à ne pas nous élever pour les grâces de Dieu ; à ne pas en présumer ; à craindre , au contraire , d'autant plus que nous en aurons plus reçu, si nous y sommes infidèles.

Ce peuple a été puni de mort pour avoir suivi ses passions déréglées ; si nous les iraiitons dans leurs vices , notre punition sera bien plus ♦errible , puisque nous serons condamnés à la mort éternelle.

Instruits de ces vérités , veillons , prions , tremblons , et faisons notre salut avec crainte et frayeur

)?)S I. i'PÎTBE AUX CORINTHIENS,

12. iiaqiiec|iii 12. Quc pcrsonnc clonc ne présunir le T videat né ^^''^ soi-même ; mais que celui tjui csl c.idat. debout prenne garde qu''il ne tombe ,

comme les Israélites ont été debout et

sont lombes.

i3. Tentaiio ï3. Pour Cet effet, je prie Dieu de vos non appre- j-q^j j^qj^ cœur QUC la tentation ne vous

hendat nisi hu- i

manj : fideiis attaque pas , si ce n'est quelque tenta-

iinlem Deiis est, .. i' > . r -i ^ . i

qui non pain- tion légère et racile a surmonter ; de

lur vos lentari pg^j. gj ç.\\q ^gj violcntC , QUC VOUS ne

supra iQ qiiod r ^ ^ . .

potesiis.sed la- tombiez. Ficz-vous en Dieu il est fi-

ciet etiam ciim i,, . •! ^ .

leniatioue pru- dclc en SCS promesscs , et il ne sourrrna ventum.ui pos- gg ^ .^-^^g gQyez tentés par-dessus

vos forces ; mais vous fortifiant par sa grâce , il fera en sorte que la tentation ait une heureuse issue ; de sorte que vous puissiez non-seulement la soutenir , mais aussi la vaincre.

Se défier de soi-même , craindre sa faiblesse, veiller, être attentif sur soi, c'est le commencement et le fondement de la force chrétienne ; mais se confier en Dieu , s'appuyer sur son secours , tout espérer de lui seul , c'est la consommation de la force, et ce qui Ps. ii8. affermit entièrement la frajjilité humaine. " Il V a une espérance , dit saint Augustin,

qui console beaucoup ceux qui sont dans l hu miliation et dans l affliction , et qui est donnée aux saints par la parole de Dieu, qui pro met le secours de sa grâce, afin que person ne ne manque de force et ne perde courage

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