CHAPITRE X
river; et eiîes sont écrites pour notre instruction, afin que nous soyonssages à leurs dépens. Le peuple juif, cet Israël charnel, sortant de rEg.ypte , passant au travers de la mer Rouge, marchant par le désert à la terre promise, était la figure des chrétiens qui sont l'Israël spirituel , sortant du monde par le baptême dans le sang de Jésus- Christ, et marchant par le désert de cette vie , povir arriver à l'héritage éternel qui nous est promis.
Les faveurs merveilleuses accordées à ce peuple étaient la figure des grâces accordées aux chrétiens.
L'ingratitude des Israélites était la figure de la nôtre.
La punition temporelle des Juifs était la fi- pj ^^^^ gure de notre punition éternelle. 5, et coroll.
Toutes ces choses sont écrites pour notre instruction. Méditons-les donc l'une après l'autre.
Presque tout ce peuple a péri dans le désert , après avoir été prévenu d'une infinité de faveurs singulières de Dieu,
Apprenons de là à ne pas nous élever pour les grâces de Dieu ; à ne pas en présumer ; à craindre , au contraire , d'autant plus que nous en aurons plus reçu, si nous y sommes infidèles.
Ce peuple a été puni de mort pour avoir suivi ses passions déréglées ; si nous les iraiitons dans leurs vices , notre punition sera bien plus ♦errible , puisque nous serons condamnés à la mort éternelle.
Instruits de ces vérités , veillons , prions , tremblons , et faisons notre salut avec crainte et frayeur
)?)S I. i'PÎTBE AUX CORINTHIENS,
12. iiaqiiec|iii 12. Quc pcrsonnc clonc ne présunir le T videat né ^^''^ soi-même ; mais que celui tjui csl c.idat. debout prenne garde qu''il ne tombe ,
comme les Israélites ont été debout et
sont lombes.
i3. Tentaiio ï3. Pour Cet effet, je prie Dieu de vos non appre- j-q^j j^qj^ cœur QUC la tentation ne vous
hendat nisi hu- i
manj : fideiis attaque pas , si ce n'est quelque tenta-
iinlem Deiis est, .. i' > . r -i ^ . i
qui non pain- tion légère et racile a surmonter ; de
lur vos lentari pg^j. gj ç.\\q ^gj violcntC , QUC VOUS ne
supra iQ qiiod r ^ ^ . .
potesiis.sed la- tombiez. Ficz-vous en Dieu il est fi-
ciet etiam ciim i,, . •! ^ .
leniatioue pru- dclc en SCS promesscs , et il ne sourrrna ventum.ui pos- gg ^ .^-^^g gQyez tentés par-dessus
vos forces ; mais vous fortifiant par sa grâce , il fera en sorte que la tentation ait une heureuse issue ; de sorte que vous puissiez non-seulement la soutenir , mais aussi la vaincre.
Se défier de soi-même , craindre sa faiblesse, veiller, être attentif sur soi, c'est le commencement et le fondement de la force chrétienne ; mais se confier en Dieu , s'appuyer sur son secours , tout espérer de lui seul , c'est la consommation de la force, et ce qui Ps. ii8. affermit entièrement la frajjilité humaine. " Il V a une espérance , dit saint Augustin,
qui console beaucoup ceux qui sont dans l hu miliation et dans l affliction , et qui est donnée aux saints par la parole de Dieu, qui pro met le secours de sa grâce, afin que person ne ne manque de force et ne perde courage