‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 154 sur 394 · C'est pourquoi quiconque man- a^i'aq'ieqt · texte numérisé non relu

C'est pourquoi quiconque man- a^i'aq'ieqt

. 1 • I !• 1 o • cumqueniandii-

gera ce pain , ou bona le calice du bei- caverit panem gneur indignement , sera coupable de ri^"a,'icem'Docrime contre le corps et le sano- de Je- mJn» indigné ,

p,, . reus erit corjio-

SllS-LdiriSt. ris et sangninis

Il sera coupable de sa mort. C'est comme Domiai. s'il en avait répandu le sang , dit Théophiîacte. Il commet un crime énorme , comme s'il crucifiait le corps et répandait le sang de Jésus-Christ. Il est à proportion aussi criminel que Judas et les Juifs ; il le trahit et le livre avec Judas, il lui insulte avec les Juifs, ditThéodoret.

Saint Paul , le docteur de la vérité , parlerait-il de cette force pour vm simple morceau de pain mangé indignement ? et les saints Pères l'auraient-ils interprété de la sorte ? Croyons donc que c'est véritablement le corps et le sang de Jévsus-Christ.

28. De peur que quelqu'un de vous 28. Probet ne soit coupable de ce^ crime , que cha- ^Z. SS cun s'éprouve soi-même et examine l'ane ilio edat ,

, . et de calice bi-

soigneusement sa conscience ; et qu ain- bat.

iG8 I. ÈPÎTRE AUX CORINTHlIiRS. "

si , bien éprouve et bien examiné , il mange le corps et boive le sang du Seigneur.

Saint Paul , ayant montré le mal , donne ici le remède , et nous enseigne comment il ;aut approcher de la sainte Eucharistie, après avoir bien examiné sa conscience, s'être préparé par la contrition et par la confession sacramentale , si on se trouve coupable de péché mortel.

Anciennement on criait à haute voix :

Sancta sanctis ; les choses saintes sont pour les saints.

.ig.Quienim 2g. Car quicouque cu «lauge et en manJucat eibi- Jjqjj indignement , boit et mange sacon-

Dit mdigne.jti- .» \ o

diciiim sibi damnation , ne taisant pas le discerne-

manducat etbi- . <ci i 'i. i i c '

ijjt non dijiidi- "iGiit qu il doit du corps du oeigueur :ans corpus Do- d'avec le pain commun.

mini. - ^, ,, , . -

Afin que chacun s éprouve plus soigneusement soi-même , saint Paul nous déclare la peine de la mauvaise communion, qui est la damnation éternelle.

Commiuif.cr indignement , c'est manger son iugement , et mériter la condamnation aux flammes éternelles.

Saint Paul assurerait-il qu'un chrétien dût être damné , pour avoir mangé indignement un morceau de pain ?

Mais, dira un calviniste, c'est l'image du corps de Jésus-Christ.

Je lui réponds, sans néanmoins tomber d'accord, que l'Eucharistie n'est qu'une image du corps de Jésus-Christ ; si saint Paul parle de la sorte contre les profanateurs dei

CHA^l'lTRE XI. 1^9

images , que deviendrez -vous , destructeurs et profanateurs des images sacrées? De quelque côlé que vous vous tourniez, vous ne sauriez éviter le coup de ces paroles.

3o. C'est pour cette raison qu'il y a so. ideô i». parmi vous beaucoup de malades et de ,'f,'Q,.^-'^( ,'^'|^g' lancruissans , et que plusieurs sontmorls cilles , et dor-

,, * , * miunt multi.

d une mort avancée.

Voilà l'exéculionde l'arrêt, la punition des mauvaises communions. Voici le moyen de l'éviter.

3i. Que si nous nous jugions nous- 3i. Qhôj s\

\ ' i i • nosmetipsos di-

memes , nous éprouvant et nous exaini- ji,dica,emus nant , nous ne serions pas iu2;és , con- «on utique ju.

, • 1 -rv dicaremur.

damnes et punis de Dieu.

32. Quand néanmoins Dieu nous 32. Dum juchâlie corporellement , c'est un père dicamurauiem,

/ ^ ' i a Domino corn-

qiii nous instruit et nous corrige com- pimur, ut non

r a , ; cuni hoc mini-

me ses entans , ann que , nous corn- dodamnemur

géant , nous ne soyons pas éternellement damnés avec les infidèles.

Voilà ce qui doit consoler un chrétien affligé ; quand même Dievi le punit pour ses péchés , c'est un père qui corrige son enfant, c'est un maître qui châtie son disciple ; son but est notre amendement, notre pei'fection.

53. C'est pourquoi, mes frères, 33. iiaque , quand vous vous assemblez dans l'église eomeniï'ir'*'"ad pour mansrerla cène , afin que votre ce- manducandum

^ • ' • 1 1 1 > 1 o • invicem expec

ne soit véritablement la çene du ISeï- laie.

Ep. Paul II. • î:5

l^O I. iU'ÎTRE AUX CORINTHIENS.

gneur , et commune à tous , attendez vous les uns les autres.

34.siqnis e- ^A' Q}^^ ^i pourtant quelqu^ui a be siintdominiaii- gQjjj jg maneer , et ne peut attendre à

aucel , ni non . .

in judiciiiin jeuu , qu^il luaiige en son logis , de

couveniatis. i . /^ • . '. '

peur que vos assemblées , qui ont etc; établies pour votre salut , ne soient Poceasiou de voire condamnation, ou pour votre gourmandise , ou pour votre or- Cœieraautem, gueil et le mépris des pauvres. oùm -enero , Pour Ics autrcs choses , ie les réglerai

lisponam. , ' ' °

quand je serai avec vous.

COROLLAIRE DE PIÉTÉ

En premier lieu.

Que les [)rélals et supérieurs ecclésiastiques apprennent du premier verset que , comme noire Seigneur Jésus- Christ , le souverain prêtre du Dieu très-haut , est le modèle de tous les prêtres et de tous les prélats , de même fous les prélats et supérieurs ecclésiastiques , les vicaires de ce souverain prêtre , et les imitateurs de ce divin modèle , sont les exemples de leurs sujets. Forma facti gregis , l'exemple de leur T. Peii'. 3,5. troupeau.

Qu''ils fassent donc ici réflexion sur lamanièredont ils imitent Jésus-Christ,

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