C'est pourquoi quiconque man- a^i'aq'ieqt
. 1 • I !• 1 o • cumqueniandii-
gera ce pain , ou bona le calice du bei- caverit panem gneur indignement , sera coupable de ri^"a,'icem'Docrime contre le corps et le sano- de Je- mJn» indigné ,
p,, . reus erit corjio-
SllS-LdiriSt. ris et sangninis
Il sera coupable de sa mort. C'est comme Domiai. s'il en avait répandu le sang , dit Théophiîacte. Il commet un crime énorme , comme s'il crucifiait le corps et répandait le sang de Jésus-Christ. Il est à proportion aussi criminel que Judas et les Juifs ; il le trahit et le livre avec Judas, il lui insulte avec les Juifs, ditThéodoret.
Saint Paul , le docteur de la vérité , parlerait-il de cette force pour vm simple morceau de pain mangé indignement ? et les saints Pères l'auraient-ils interprété de la sorte ? Croyons donc que c'est véritablement le corps et le sang de Jévsus-Christ.
28. De peur que quelqu'un de vous 28. Probet ne soit coupable de ce^ crime , que cha- ^Z. SS cun s'éprouve soi-même et examine l'ane ilio edat ,
, . et de calice bi-
soigneusement sa conscience ; et qu ain- bat.
iG8 I. ÈPÎTRE AUX CORINTHlIiRS. "
si , bien éprouve et bien examiné , il mange le corps et boive le sang du Seigneur.
Saint Paul , ayant montré le mal , donne ici le remède , et nous enseigne comment il ;aut approcher de la sainte Eucharistie, après avoir bien examiné sa conscience, s'être préparé par la contrition et par la confession sacramentale , si on se trouve coupable de péché mortel.
Anciennement on criait à haute voix :
Sancta sanctis ; les choses saintes sont pour les saints.
.ig.Quienim 2g. Car quicouque cu «lauge et en manJucat eibi- Jjqjj indignement , boit et mange sacon-
Dit mdigne.jti- .» \ o
diciiim sibi damnation , ne taisant pas le discerne-
manducat etbi- . <ci i 'i. i i c '
ijjt non dijiidi- "iGiit qu il doit du corps du oeigueur :ans corpus Do- d'avec le pain commun.
mini. - ^, ,, , . -
Afin que chacun s éprouve plus soigneusement soi-même , saint Paul nous déclare la peine de la mauvaise communion, qui est la damnation éternelle.
Commiuif.cr indignement , c'est manger son iugement , et mériter la condamnation aux flammes éternelles.
Saint Paul assurerait-il qu'un chrétien dût être damné , pour avoir mangé indignement un morceau de pain ?
Mais, dira un calviniste, c'est l'image du corps de Jésus-Christ.
Je lui réponds, sans néanmoins tomber d'accord, que l'Eucharistie n'est qu'une image du corps de Jésus-Christ ; si saint Paul parle de la sorte contre les profanateurs dei
CHA^l'lTRE XI. 1^9
images , que deviendrez -vous , destructeurs et profanateurs des images sacrées? De quelque côlé que vous vous tourniez, vous ne sauriez éviter le coup de ces paroles.
3o. C'est pour cette raison qu'il y a so. ideô i». parmi vous beaucoup de malades et de ,'f,'Q,.^-'^( ,'^'|^g' lancruissans , et que plusieurs sontmorls cilles , et dor-
,, * , * miunt multi.
d une mort avancée.
Voilà l'exéculionde l'arrêt, la punition des mauvaises communions. Voici le moyen de l'éviter.
3i. Que si nous nous jugions nous- 3i. Qhôj s\
\ ' i i • nosmetipsos di-
memes , nous éprouvant et nous exaini- ji,dica,emus nant , nous ne serions pas iu2;és , con- «on utique ju.
, • 1 -rv dicaremur.
damnes et punis de Dieu.
32. Quand néanmoins Dieu nous 32. Dum juchâlie corporellement , c'est un père dicamurauiem,
/ ^ ' i a Domino corn-
qiii nous instruit et nous corrige com- pimur, ut non
r a , ; cuni hoc mini-
me ses entans , ann que , nous corn- dodamnemur
géant , nous ne soyons pas éternellement damnés avec les infidèles.
Voilà ce qui doit consoler un chrétien affligé ; quand même Dievi le punit pour ses péchés , c'est un père qui corrige son enfant, c'est un maître qui châtie son disciple ; son but est notre amendement, notre pei'fection.
53. C'est pourquoi, mes frères, 33. iiaque , quand vous vous assemblez dans l'église eomeniï'ir'*'"ad pour mansrerla cène , afin que votre ce- manducandum
^ • ' • 1 1 1 > 1 o • invicem expec
ne soit véritablement la çene du ISeï- laie.
Ep. Paul II. • î:5
l^O I. iU'ÎTRE AUX CORINTHIENS.
gneur , et commune à tous , attendez vous les uns les autres.
34.siqnis e- ^A' Q}^^ ^i pourtant quelqu^ui a be siintdominiaii- gQjjj jg maneer , et ne peut attendre à
aucel , ni non . .
in judiciiiin jeuu , qu^il luaiige en son logis , de
couveniatis. i . /^ • . '. '
peur que vos assemblées , qui ont etc; établies pour votre salut , ne soient Poceasiou de voire condamnation, ou pour votre gourmandise , ou pour votre or- Cœieraautem, gueil et le mépris des pauvres. oùm -enero , Pour Ics autrcs choses , ie les réglerai
lisponam. , ' ' °
quand je serai avec vous.
COROLLAIRE DE PIÉTÉ
En premier lieu.
Que les [)rélals et supérieurs ecclésiastiques apprennent du premier verset que , comme noire Seigneur Jésus- Christ , le souverain prêtre du Dieu très-haut , est le modèle de tous les prêtres et de tous les prélats , de même fous les prélats et supérieurs ecclésiastiques , les vicaires de ce souverain prêtre , et les imitateurs de ce divin modèle , sont les exemples de leurs sujets. Forma facti gregis , l'exemple de leur T. Peii'. 3,5. troupeau.
Qu''ils fassent donc ici réflexion sur lamanièredont ils imitent Jésus-Christ,