CHAPITRE XIV. 2 là
mais le prochain n'en est pas édifié , parce qu'ail ne l'entend pas.
Priez donc Dieu qu'avec le don des langues il vous donne aussi la grâce de l'interprétation , afin que vous soyez plus utile et pour exhorter et pour prier.
Les hérétiques, sur les versets i4 et 16 , condamnent la coutume de l'Eglise de célébrer l'office divin en latin , que la plupart n'entendent pas ; mais c'est abuser de ces versets.
Premièrement , parce qu'il n'y a pas de comparaison des prières et des bénédictions dont saint Paul parle ici , avec l'office divin qui se fait publiquement dans l'église. Saint Paul parle de certaines oraisons que quelques particuliers, doués du don des langues, récitaient, soit en particulier, soit en public; et parce que ces prières étaient nouvelles et~faites par des hommes particuliers, qiii pouvaient y mêler quelqvie chose de leur propre esprit, sans être toujours conduits par l'Esprit de Dieu, elles pouvaient, par conséquent, être sujettes à quelque erreur , et un homme sans science ne pouvait pas avec assurance y répondre Amen.
Il n'en est pas de même de l'office divin , qui est approuvé et reçu de l'Eglise , qui est proféré et chanté au nom de toute l'Eglise , et qui est très- assurément sans erreur, à qui on peut par conséquent répondre Amen , sans aucune ciainte.
En second lieu , saint Paul dans tout ce chapitre ne défend pas . mais au contraire permet expressément qu'on prie en langue
Sl6 I. ÈPÎTRE AUX CORINTHIENS.
étrangère , pourvu qu'on en fasse Tinterpré tation, et c'est ce qui est observé dans jjcglise , où l'on peut lire en langue vulgaire tout l'office divin , et où les pasteurs l'interprètent publiquement. C'est donc sans raison qu'on nous objecte la doctrine de saint Paul , qui est fidèlement observée dans l'Eglise. Voyez cela plus au long dans la Triple Exposition latine.
i8. Giatias i8. Poiir ce cjuî me regarde, je loue
ago Deo meo,T-w- i • i ^ . i i
qiiùd onmium iJieu de ce qiie je parle toutes les lanvesiium iiiigua g^jgg q,jg ygyg parlez , c'est un don de
Dieu et que j'estime beaucoup.
Ecdèsia^voio' ^9* ^^^^ j'aime mieux pouvoir dire quinque verba daus l'éelise quelque peu de paroles que qui.ut et aiios j'entende et que j'explique aux autres "dirSf P»»'- '«",'• instruction , que d'en proféverborum in rer un très-erand nombre dans une lan-
lingua. . ° ^ -..
gue inconnue a mes auditeurs.
Saint Paul, par son exemple , apprend aux ministres de Dieu ce qu'ils doivent souhaiter et faire , savoir , de bien entendre ce qu'ils veulent enseigner, et s'étudier à le dire clairement et en peu de paroles, ao. Fi ail es , 20. Mes frèrcs, conformez-vous à no-
nolite pueii el- .
iici sensibiis : tre jugement , et , pour cet eifet , ne vuii 65101^: sei'- soycz plus dorénavant comme desenfans sibiis aiitem qui ne juerent des choses crue par l'ap-
perfecli estote. ^ ' " . 11
parence ; mais comme des nommes sages , jugez-en par l'utilité , et par :onséquent préférez le doi? de la prophétie