CHAPITRE XV
est donc vrai que crêlre soumis à Dieu et de le servir , c'est régner , et que , dans l'éternité même , la béatitude des saints , le royaume éternel , n'est autre chose que d'être soumis à DieUj le servir, l'aimer, le louer, l'adorer.
Il est donc vrai , et que dès maintenant être soumis à Dieu , le servir , c'est véritablement régner, et qu'en celte vie même il n'y a pas d'autre bien et d'autre bonheur à souhaiter. Mon ame , demeurez donc soumise à Dieu , puisque tout mon salut et mon honheur temporel et éternel vient de
lui. Psalm. uni, I
2Q. Autrement , si les morts ne res- 29- Aiioquin
Y , qiiid tacient qi»
suscitent pas , que prétendent ceux qui baptizanturprc
mortiiis , siomniiiô morliii
sont baptisés pour les morts? Pourqu
sont-ils baptisés pour eux ? "°" lesnigunti
i^ r m quid et t)ap'
Cet endroit , qui est obscur , s'explique lizantur pro il
diversement. On peut dire que comme saint "^^ Paul , prêchant à Athènes , prit l'occasion d'un autel consacré au Dieu inconnu , pour prêcher aux Athéniens la connaissance du vrai Dieu ; de même , écrivant aux Corinthiens , pour leur prouver la vérité de la résurrection des morts , il se sert du fait superstitieux de quelques-uns d'eux qui se faisaient baptiser pour leurs parens ou amis qui étaient morts catéchumènes , et sans avoir été baptisés , croyant que cela leur était utile. Saint Paul , à la vérité, n'approuve pas cette erreur, mais il a pu s'en servir pour u n sujet.
D'autres disent que , par le baptême, saint
E».Paui,. II. 11