‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 254 sur 394 · C'est lui qui nous a marqués de 22. Quietsig · texte numérisé non relu

C'est lui qui nous a marqués de 22. Quietsig

j -, 1 o • T-i • navit nos , et

on sceau par les dons du ôaint-hsprit; dédit pignus 'est lui qui , pour arrhes de ses pro- jfbus^QosJ'ris"'^'

messes , nous a donné le Saint-Esprit

dans nos cœurs.

C'est ici l'extension et l'explication de la première raison donnée au verset 18.

Dieu donc , lui-même , nous ayant authcntiquement déclarés ses apôtres , par lec signes , les prodiges et tous les dons du Saint- Esprit , qui peut douter de la vérité de nos prédications, scellées du sceau de toute l'autorité divine ?

25. Pour VOUS rendre maintenant la 23. tgo au raison du délai de mon vovaee à Corin- J^™ '^?*'^"^

J o Deum invoco

the, j'atteste Dieu même, voulant qu'il inanimam me-

, •^- am , qiiôd nar-

me punisse si je mens, c est pour la- cens vobis, non mour de vous que j'ai dififéré d'y aller , rh"5nljj,".^ ^^' pour n'être pas obligé de me servir de mon autorité apostolique , pour punir les péchés de plusieurs de vous qui ne s'étaient pas corrigés.

24. Quand je parle ainsi, ce n'est 24. Non quia pas que nous prétendions dominer sur deWeMra"^sed vous , sous prétexte de votre foi ; mais adjutoiessumus

, ^ I . gaudii vestii :

C est que nous voulons , au contraire , nam fide statis. contribuer à votre joie , puisque vous

SjSo II. ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

persévérez dans la foi et que vous y êtes fermes.

COROLLAIRE DE PIÉTÉ

En premier lieu.

Pour votre consolation , apprenez et n''oubliez jamais que Dieu est un Père de miséricorde , et même le Père des miséricordes, et le Dieu de toute consolation , parce qu'il est le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ , qui , versant pour nous des larmes et son sang sur la croix , y a demandé à grands cris miséricorde pour nous.

Pénétrez bien cette consolante vérité de notre foi , et en étant pleinement persuadé et pénétré , confiez-vous en Dieu, et implorez sa miséricorde par les larmes , par le sang , par les mérites de ^'•'^- 8- Jésus-Christ.

En second lieu.

Pour votre instruction et pour votre

consolation tout ensemble , apprenez

quelle est la grâce du christianisme ,

et en quoi elle diffère de la grâce de

Par. n S TAncien Testament.

La grâce du christianisme n'est pas

CHAPITHii I. «Si

d'être préservés , ou délivrés des maux, comme il arrivait plus souvent dans l'Ancien Testament; mais c'est d'être intérieurement consolés dans les maux, et par là d'être fortifiés pour souffrir constamment.

Jésus-Christ lui-même nous a marqué cette différence , lorsque , crucifie entre deux voleurs , il a dit à son Père, par la bouche du prophète dont il a commencé hautement le psaume 2 1 :

In te spcra{>erunt patres nostri, speraverunt et liber asti eos ; ad te clamaverunt et sahifacti sunt.

Mon Dieu , mon Dieu , pourquoi nCavez-^ous abandonné? Nos pères ^ les patriarches , les anciens saints ont espéré en vous ; ils ont espéré , et vous les avez délivrés; ils ont crié vers vous y et vous les avez sauvés.

Voilà la grâce de l'Ancien Testamen clairement marquée , la délivrance des patriarches et des saints.

Ego autem sum vermis et non homo^ opprobrium hominum et ahjectio pie- Us,

Pour moi je suis un ver de terre et

2S2 II. iPÎTRE AUX GORINTHiBNS.

non pas un homme , je suis Vopprobre des hoTumes et le mépris du peuple

Voilà l'abandon de Jésus- Christ , dans les douleurs et dans les opprobres.

Mais voila la sanctification, la consécration , la déification des douleurs 5l des opprobres en la personne de Jésus-Christ.

Voilà la source de la force, de la vertu de la sainte croix : Jésus-Christ souffrant a sanctifié, consacré, divinisé les tourmens et les opprobres : disons plus, il leur a donné la force, la puissance de sanctifier, de consacrer, de diviniser le chrétien qui les souflfre dans l'esprit de Jésus-Christ.

Communicantes Christi passionibus , gaudete.

Quand donc nous souffrons avec Jésus-Christ , que nous sommes avec lui, accablés de douleurs et d'opprobres , réjouissons-nous, ne demandons pas la délivrance de nos maux , mais demandons la grâce de Jésus-Christ qui nous fortifie afin de souôrir comme Jésus • Christ.

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