C'est lui qui nous a marqués de 22. Quietsig
j -, 1 o • T-i • navit nos , et
on sceau par les dons du ôaint-hsprit; dédit pignus 'est lui qui , pour arrhes de ses pro- jfbus^QosJ'ris"'^'
messes , nous a donné le Saint-Esprit
dans nos cœurs.
C'est ici l'extension et l'explication de la première raison donnée au verset 18.
Dieu donc , lui-même , nous ayant authcntiquement déclarés ses apôtres , par lec signes , les prodiges et tous les dons du Saint- Esprit , qui peut douter de la vérité de nos prédications, scellées du sceau de toute l'autorité divine ?
25. Pour VOUS rendre maintenant la 23. tgo au raison du délai de mon vovaee à Corin- J^™ '^?*'^"^
J o Deum invoco
the, j'atteste Dieu même, voulant qu'il inanimam me-
, •^- am , qiiôd nar-
me punisse si je mens, c est pour la- cens vobis, non mour de vous que j'ai dififéré d'y aller , rh"5nljj,".^ ^^' pour n'être pas obligé de me servir de mon autorité apostolique , pour punir les péchés de plusieurs de vous qui ne s'étaient pas corrigés.
24. Quand je parle ainsi, ce n'est 24. Non quia pas que nous prétendions dominer sur deWeMra"^sed vous , sous prétexte de votre foi ; mais adjutoiessumus
, ^ I . gaudii vestii :
C est que nous voulons , au contraire , nam fide statis. contribuer à votre joie , puisque vous
SjSo II. ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.
persévérez dans la foi et que vous y êtes fermes.
COROLLAIRE DE PIÉTÉ
En premier lieu.
Pour votre consolation , apprenez et n''oubliez jamais que Dieu est un Père de miséricorde , et même le Père des miséricordes, et le Dieu de toute consolation , parce qu'il est le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ , qui , versant pour nous des larmes et son sang sur la croix , y a demandé à grands cris miséricorde pour nous.
Pénétrez bien cette consolante vérité de notre foi , et en étant pleinement persuadé et pénétré , confiez-vous en Dieu, et implorez sa miséricorde par les larmes , par le sang , par les mérites de ^'•'^- 8- Jésus-Christ.
En second lieu.
Pour votre instruction et pour votre
consolation tout ensemble , apprenez
quelle est la grâce du christianisme ,
et en quoi elle diffère de la grâce de
Par. n S TAncien Testament.
La grâce du christianisme n'est pas
CHAPITHii I. «Si
d'être préservés , ou délivrés des maux, comme il arrivait plus souvent dans l'Ancien Testament; mais c'est d'être intérieurement consolés dans les maux, et par là d'être fortifiés pour souffrir constamment.
Jésus-Christ lui-même nous a marqué cette différence , lorsque , crucifie entre deux voleurs , il a dit à son Père, par la bouche du prophète dont il a commencé hautement le psaume 2 1 :
In te spcra{>erunt patres nostri, speraverunt et liber asti eos ; ad te clamaverunt et sahifacti sunt.
Mon Dieu , mon Dieu , pourquoi nCavez-^ous abandonné? Nos pères ^ les patriarches , les anciens saints ont espéré en vous ; ils ont espéré , et vous les avez délivrés; ils ont crié vers vous y et vous les avez sauvés.
Voilà la grâce de l'Ancien Testamen clairement marquée , la délivrance des patriarches et des saints.
Ego autem sum vermis et non homo^ opprobrium hominum et ahjectio pie- Us,
Pour moi je suis un ver de terre et
2S2 II. iPÎTRE AUX GORINTHiBNS.
non pas un homme , je suis Vopprobre des hoTumes et le mépris du peuple
Voilà l'abandon de Jésus- Christ , dans les douleurs et dans les opprobres.
Mais voila la sanctification, la consécration , la déification des douleurs 5l des opprobres en la personne de Jésus-Christ.
Voilà la source de la force, de la vertu de la sainte croix : Jésus-Christ souffrant a sanctifié, consacré, divinisé les tourmens et les opprobres : disons plus, il leur a donné la force, la puissance de sanctifier, de consacrer, de diviniser le chrétien qui les souflfre dans l'esprit de Jésus-Christ.
Communicantes Christi passionibus , gaudete.
Quand donc nous souffrons avec Jésus-Christ , que nous sommes avec lui, accablés de douleurs et d'opprobres , réjouissons-nous, ne demandons pas la délivrance de nos maux , mais demandons la grâce de Jésus-Christ qui nous fortifie afin de souôrir comme Jésus • Christ.