C'est pour cela même que je vous 3. ei hoc i
. , . • r suin scripsi to-
ai écrit, savoir, aiin que vous vous cor- j^j. ^^ ^q^^ cùm riaeassiez , de peur que venant chez yeuero , tnsu-
o ' r 1 tiam super tris-
vous , et vous trouvant encore dans le litiam habeam ,
, 1 , • . • . . • de Quibus opor-
peche , je ne reçusse tristesse sur tris- ^uerat «le gautesse par ceux mêmes qui me devraient ^^^^ '• confidens
L ± jn omnibus vo-
doiiner de la joie. bis quia meum
X • j • " ' 'j. 1 ' gaudium , om-
Je vous ai, dis-je , ecnt, persuade ^ium vestrûn que chacun de vous regarderait ma joie ^5'comme la sienne , et par conséquent corrigerait aussitôt ce qu'il saurait me déplaire et devoir m'affliger.
Et voilà la première raison pour laquelle je vous ai écrit avec quelque sévérité , afin que vous vous corrigeassiez . de peur que je Tie vous attristasse , et que moi-même je vc souffrisse avec excès pour la tristesse que )*> vous causerais.
a88 II. ÉPÎTRE A.V\ CORINTUlliiNS.
4. NaiD ex 4* C^^' j^ ^^^s avouG que, lorsque je uon'eet'angvis- vous ai écrit Cette lettre, j'étais dans (ia coidis sci ip- ^jj^g extrême affliction , dans un serre-
Ji vobis per ' . .
muitas lacry- ment de cœur^ et que je versais des
mas : non ni i i i
contiistcmini , larmes en abondance, ne songeant sed ut sciatis , point à VOUS attristcr ; mais seulement
quam chanta- ^
tem habeam a- à VOUS faire voir, par le soin que j'avais
bundantiùs in i ^ • i <> i ii
vobis. de vous guenr, la rorce de lamour sin-
gulier que j'ai pour vous.
Il continue d'excuser les duretés de sa première lettre par l'exposition de l'extrême alTliction où il était, et par la déclaration de la charité avec laquelle il leur écrivait.
Si les paroles ont été dures , elles sortaient néanmoins d'un cœur attendri et plein d'amour pour vous.
Figure/:-vous un père médecin ou chirurgien , qui est obligé de couper, de brûler l'ulcère d'un fils qu'il aime tendrement ; ce père souffre doublement : il souffre de ce que son fils est malade ; il souffre de ce qu'il est obligé de le couper, de le brûler.
L'une et l'autre douleur est pourtant la marque de son amour.
C'est la figure de l'état où était saint Paul, et c'est l'état où doit être un prélat , un supérieur qui corrige ses inférieurs ; qu'il souffre et qu'il fasse paraître qu'il souffre ; qu'il corrige par amour ses enfans pour les guérir.