‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 30 sur 394 · ciim rnin. 3. Car puisqu'il y a parmi vous de la · texte numérisé non relu

ciim rnin. 3. Car puisqu'il y a parmi vous de la

sit inter vos ze- • i • , i , . . ' i

lus, et conten- Jî^lousic , et quc uc c^ittc jaIou<^ie naistio : nonne car- <;ej-jt Jes disputcs sur rexcellencc de vos

nales estis , et ^ \ ' • i i

secuiKiiim lie- maiti'cs , n'etcs-vous pas véritablement rnn.eman>bui,.- charnels, et ne suivez-vous pas les af fections de la chair et des sens ?

cnAPiTRE III. Sg

4. En effet , lorsqu'enlre vous run 4. cùmenim dit : je suis à Paul ; rautre : je suis à ^' ^^ Apollo , n'esl-il pas évident que vous i*aul' 1 al'»< a*'-

.^ 111- tcm : Ego Apol-

vivez encore selon la chair , et non se- b .- nonne holonTesprit, et par conse'cjuent que vous Q|,'i7i8:ture8t êtes charnels ? Apoiio ? quid

verô Paulus ?

Si c'est être charnel que d'être sujet à l'envie et aux contestations , comhien de chrétiens sont charnels , qui ne le pensent pas être ! On se flatte que c'est assez d'avoir quitté les vices grossiers de la chair, pour n'être pas charnel : on se trompe , puisque, selon saint Paul , l'envie , la jalousie , la contestation , l'oigueil , rendent un homme charnel.

Mais pour vous guérir enfin de toutes ces faiblesses puériles , je vous demande : cjue sont donc tous vos maîtres ou docteurs ? qu'est donc Apollo ? et qu''est Paul ?

5. Ce sont les ministres dont Dieu 5. Ministri s'est servi pour vous faire prêcher sa Tf. *^"' ^^^^^^'

i^ r distis, et uni-

parole, par laquelle il lui a plu de vous cuiquesicutDo

1 t r • • ' . T • • minus dédit.

donner la toi; ministres, dis-je, qui ont travaillé à Touvrage de votre salut , selon la mesure du talent que Dieu leui a donné.

C'est donc en Dieu que vous devez 70US glorifier, en Dieu qui vous a don-

4o I. ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

né la foi , et qui a départi les talens a ses ministres.

Apprenez d'ici coinineul vous devez considérer vos docteurs et vos directeurs : ce sont les serviteurs et non les maîtres ; ce sont les canaux , et non la source.

C'est de Dieu qu'ils ont tout ce qu'ils ont et le ministère 5 et le talent, et la sagesse. C'est donc Dieu que vous devez considérer ,

- „ , écouter, révérer en eux.

fi. Fgo plaii-

lavi, Apolio ri- 6. Picnclons Cela plus scnsible par iine

gavit ; seJ Deiis

inciementiim Comparaison.

^*^''"* L'Eglise est un champ , Dieu en est

le maître, les apôtres en sont les serviteurs qui travaillent sous ses ordres.

Moi, Paul, ministre de Dieu, je vous ai, par son commandement, plantés dans TEglise; Apolio, autre ministre de Dieu, vous a arrosés comme de nouvelles plantes ; mais Dieu vous a donné la vie de la foi et Taccroissement de la foi.

7. Itaque neque qui piaulât y. Vous ne dcvcz doiîc considérer ni

est aliquid , ne- , . , , . , .

que (|ui rii;ai : cclui qui plante , ni cclui qui arrose .

nteu'iui'u Z7r ^'^ "*^ ^^"'^ *"'^*^ ' "^''^'^ ^^^^ devez con- Deus. sidérer Dieu seul , qui vous a donné la

vie çt Taccroissement.

Et celui (]ui plante, cl celui qui arrose,

ne sont rien. 1. Ils n'ont rien d'eux-mêmes.

Î^N. 2. Tout ce qu'ils ont vient de Dieu , la vertu

■ de planter, la vertu d'arroser. 3. Ils ne con-

LIBRARY^ r'"^*^^"* que le ministère extérieur de plan-

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