CHAPITRE III
ter , d'arroser : ils ne donnent pas l'effet inlOrieur de la grâce, ils ne sont pas les auteurs de la conversion à la foi, ou d'une plus grande sanctification , par l'accroissement de la foi , de /esptjrance , et de la charité.
C'est Dieu seul qui, par sa grâce intérieure, Icut vivre , croître , fructifier.
Pourquoi donc vous glorifier dans des hommes qui ne sont rien , qui n'ont rien et ne peuvent rien par eux-mêmes ? Rendez grâces à Dieu seul , qui , par ses ministres , vous a donné la vie divine de la grâce ; glorifiez-vous en Dieu seul, dont dépend absolument et votre vie , et le travail , et les talens de ses ministres.
8. lAiii et Taiitre, et celui qui plan- plantât',' et qm te, et celui qui arrose , sont une même "s^f . "num chose , c'est - a - dire , également servi- que autem pro-
j, A HT -». 1 11 priam merce-
teurs dun même Maître , duquel cha- âem accipiet secun d'eux recevra sa récompense selon f '"^ùm suum
* laborem.
son travail.
lis sont une même chose , pourquoi donc y mettez- vous de la différence ? lis sont une même chose, pourquoi vous divisez- vous à leur sujet ?
Que s'ils sont différens en mérite et en travail, cela ne vous regarde pas , mais le maître qui les récompensera selon leur mérite et leur travail.
Cette dernière parole doit consoler les ouvriers évangéliques ; ils seront récompensés , non selon le fruit qui ne dépend pas d'eux, mais selon leur travail.
g. Car nous sommes les coopérateurs g. Dei ema
42 I. ÈPÎXnC AUX CORINTHIENS.
sunuis adjuiu- de DioH, noiis travaillons avec lui et sons "1t 1 ^e'stis^ ' ^^^ ordres à la culture de vos âmes. De là vient que nous sommes une même chose , et que nous attendons tous notre récompense du Seigneur.
J'explique la même chose par une autre comparaison.
Dei adificatio Vous êtcs Tcdifice dc Dieu : les uns ^''"^" ont posé le fondement de cet édifice ,
les autres ont bâti sur le fondement.
10 Seeiindùm lO.Moi.Paul, j'ai assis le fondement grntiam Dei , ^^ yotrc Eûlisc , comuic un bon archi-
(liLT data est nii- o '
hi, ut sapiens tcctc , sclon la grâcc que Dieu m'en a
aicliilectus luii- -, , , i -« ••. i
danientum po- donnec '. uu autrc batit dessus ; que sui:aiiusauiem (^hacun prenne ûardc comment il bâlit.
siiperajdilicat. -T o
Uniisciiiiscine Dans ces dernières paroles , saint Paul
niiieni videat aJrgsse son (liscours aux docteurs, qui sont
iienedificet. ^^^ Ouvriers de 1 edilice de Dieu , et il les
avertit de prendre garde à ce qu'ils bâtissent,
à quelle fin , avec quelle charité , avec quelle
Cap 4,v. iS, 19. l'"'ef*^' d'intention.
Il y avait à Corinthe des docteurs vains et
enflés par leur éloquence ; c'est à eux qu'il
parle plus particulièrement.