Je vous avoue franchement que si 8. Quoniam
• \ 1 .. .. • .^' etsi contrislavi
ma première lettre vous a attristes, con- ^05 inepistoia, naissant le bon effet de cette tristesse , °°" ""^ P°?"'
. ' tel ,etsipœniie-
je n'en ai pas de regret; il est vrai que ret, videns quôd
* • 1* n 1 1 ^ 1 epistola ilia ( el-
le m en suis repenti d abord , a cause de ^ ^
ci ad horam ) la doiileiu' qu'elle vous causait , quoique
vo» coiiiristivit.
pour peu de temps.
Saint Paul ne s'est pas repenti proprement d'avoir écrit, ^ar il l'a fait par TEsprit de Dieu, et pour le bien des Coriiitliiens ; mais il s'est repenti d'avoir causé de la tristesse à ses chei's enfans, comme un père a de la douleur de celle qu'il cause à son fds par la correction ou par le châtiment.
g. Nuncgau- Q. Mais maintenant je me réjodis ,
conliistaUest'is! ^^^ ^^ ^^ 4"^ ^^^^^ ^^^^ ^'■^ attHstés ,
sedqiiiacontiis- mais de ce que votre tristesse vous a portail eslis ad pœ- , , , , . .
nitentiam.Con- tes a la pcniteiice ; car votre tristesse a !?^''secunlm été sclou Dicti , et causéc par le mou- Deum , ut in yement de sa ei'àce , pour eflfacer vos
niiUo deliimen- , , , , \ . , . , ,,
tum patiamini pcches ; de sortc que , bien loin qu elle ex no is. ^^^^g ^jj. |Vj-j^ aucun dommage , elle vous
a été très-avantageuse.
Saint Paul se réjouit à peu près comme un médecin a de la joie, non pour l'amertume et le mauvais goût de la médecine qu'il a fait prendre à son malade, mais pour la sanlé qu'elle lui a causée.
lo Qn.-cenim lo. Car la tristessc quiest selou Dicii. um^tlisliriael;!^ ^t qui naît de son amour, produit imc pœniteniiam in pénitencc Stable, qui assure le salut;
salulem stabi- r i • i
lem operatnr : au licu que la tristcssc OC cc monde, et
scculi aiitem • *. Ji« j '^ i l*»
tristitiamorlem ^"1 ^^^^ ^^ 1 amOUF du SlCCle , produit
operatur. j^ mort étemelle.
Toute tristesse naît de l'amour; et tel qu'est notre amour, telle est notre tristesse.
' CHAPITRE Vïl. 357