In prœ- i4' Q"^ maintenant, en cette vie
senti tempoie yQ^j^g abondance dans les biens tempo-
vestiaaljiiudan- r
lia iiioruni ino- rels suppléc à l'indigence des pauvres , u^ei nïorum a- ^1^» quc Icur aboudance dans les biens bundantia \es- spi^'ituels suppléc pour l'avcnir à votre
Irae inopise sit r rr } . .
suppiemeutiim, indigcncc ; et qu'ainsi il y ait entre vous
ut fiât œquali- ■» n/ i- ' 1
las. une espèce d égalité , en sorte que les
(HAPITRE VIII. 369
uns et les autres ne manquent de rien , ni pour le temps, ni pour réternité.
Les pauvres soulagés par l'abondance des riches, auront leur sufiîsance , seront contens , et en quelque façon égaux aux riches.
Les riches , secourus par les prières des pauvres, et enrichis de leurs mérites devant Dieu , par cette communication de biens spirituels , seront avec quelque proportion égaux à eux; et ainsi la charité fera parmi vous ce que la toute-puissance de Dieu a fait dans la distribution de la manne parmi les Juifs.
1 5. Selon ce qui est écrit de la man- .*f- ^'<^"*
i scriptum est :
ne : celui qui en recueillait beaucoup, qui multùm ,
, • 1 , . , non abnudavit :
n en avait pas plus que les autres, et et qui modi. celui qui en recueillait peu , n'en avait n""^°°° *"*' pas moins ; mais tout ce que chacun recueillait revenait à la même mesure. ^'^''*'' *^ **
Afin que la charité fasse cette égalité de biens temporels et spirituels, il faut que les riches donnent beaucoup aux pauvres , et que les pauvres prient beaucoup pour les riches.