CHAPITRE XII. Z
L'homme comblé des dons de Dieu est an trc que considéré en lui-même et dans ses infirmités.
Saint Paul , distinguant en soi ces deux hommes, dit qu'il pourrait se glorifier en lui - même , comme chargé des grâces de Dieu , puisqu'en ce cas ce serait se glorifier en Dieu, louer Dieu pour ses dons, et lui en rapporicr la gloire.
Mais il aime mieux réfléchir sur ses infirmités , ne se glorifier qu'en elles , parce qu'il y a moins de péril , étant bien plus propres à nous anéantir qu'à nous élever.
Apprenons du docteur de l'humilité, aussi-bien que de la vérité , à être plus attentifs à ce qui peut nous humilier qu'à ce qui peut nous élever , parce que rien n'est plus dangereux pour un chrétien que l'orgueil. ^^"' '•
6. Ce n'est pas que si je voulais me 6. Nam, eisi glorifier de pareilles faveurs, je ne le ;°;"rn eS'" pusse faire sans folie, puisciu'en les rap- sipiens , verita-
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portant je dnais la vente , et non sans cam : parco aunécessité ; mais je m'en abstiens et n'en *^ 'eristimët* dirai pas davantaee , pour ne pas don- ^"P''^. ''^ ^""'^
*■ . ^ , , . videt m me, aut
ner occasion à ceux qui m'entendraient aiiquid audit ex de croire que je suis quelque chose de ""^' plus que ce qui paraît en moi par mes actions et par mes paroles.
Saint Paul, le véritable amateur de l'humilité , craint d'être trop estimé des hommes ; et pour cela il cache ses prérogatives sous le silence.
La plupart des hommes , véritables ama-
4^2 II. ÉPÎTBK AUX CORINTHIJbNS.
leurs de la vanité , désirent d'être plus estimés qu'ils ne méritent , et pour cet effet Tci gnent des excellences qu'ils n*ont pas.
Révérons et imitons saint Paul : il a tenu les faveurs de Dieu secrètes l'espace de quatorze ans : étant contraint d'en parler, il en découvre une , mais le plus obscurément qu'il peut ; et à peine a-t-il parlé et laissé entrevoir ce don de Dieu, qu'il recourt à ce f^trs. 7. qu il y a de plus humiliant.
7.Etnemag- 7« ^^ ^^ peuF que la grandeur de Biiiido révéla- j-^-^gg révélations ne me donnât de la va-
liouiim extoilat
me , datus est nité, Dicu a voulu que je sentisse dans
niihi stimulus 1 . • n* ••11
cainis meœ an- ma chair uu intame aiguillon, qui est geius Sataiiï , véritablement le ministre de Satan, dont
quime colaphi- ^ '
let. Dieu se sert pour m"'liumilier, bien plus
que si je recevais continuellement des soufflets.
Cet aiguillon n'était autre chose que des mouvemens d'impureté qu'un esprit malin rid. Tripl. excitait en son -^orps.
Exp. Oe là jugez combien l'orgueil c-t un grand
mal, puiscpie Dieu se sert d'un remède si humiliant, pour en préserver un Apôtre élevé jusqu'au troisième Ciel.
En même temps jugez avec quel soin vous devez éviter toute vanité, et pour cet effet faire souvent réflexion sur vos faiblesses.
8. Pi opter 8 . L'importanité de cet ange de Salais qiiod ter Domi- ^^ obliffé par trois fois de recourir à la
num rogavi ut Dr
discedereiàme; prière, et de demander à Dicu d'en être délivré.